
Titre Original : The Running Man
De : Edgar Wright
Avec Glen Powell, Josh Brolin, William H. Macy, Emilia Jones
Année : 2025
Pays : Etats-Unis
Genre : Action, Science-Fiction
Résumé :
Dans un futur proche, The Running Man est l’émission numéro un à la télévision : un jeu de survie impitoyable où des candidats, appelés les Runners, doivent échapper pendant 30 jours à des tueurs professionnels, sous l’œil avide d’un public captivé. Chaque jour passé augmente la récompense à la clé — et procure une dose d’adrénaline toujours plus intense. Ben Richards, ouvrier désespéré prêt à tout pour sauver sa fille gravement malade, accepte l’impensable : participer à ce show mortel, poussé par Dan Killian, son producteur aussi charismatique que cruel. Mais personne n’avait prévu que Ben, par sa rage de vivre, son instinct et sa détermination, devienne un véritable héros du peuple… et une menace pour tout le système. Alors que les audiences explosent, le danger monte d’un cran. Ben devra affronter bien plus que les Hunters : il devra faire face à un pays entier accro à le voir tomber.
Avis :
Edgar Wright est un réalisateur qui a grandi avec le cinéma populaire, le cinéma fun, celui qui te fait décoller du siège, celui qui te fait rire, celui qui te fout des étoiles dans les yeux. Il a toujours eu un profond respect pour les films qu’il a aimés ado. Et parmi eux, il y avait « Running Man« . Pas seulement le film de 1987 avec Schwarzy, mais surtout le roman de Stephen King, beaucoup plus sombre, beaucoup plus politique, beaucoup plus désespéré. Depuis des années, Edgar Wright disait en interviews qu’il rêvait d’adapter une œuvre « pop, politique et foutrement divertissante ». Alors quand Paramount lui a proposé de réadapter The Running Man, il a sauté dessus.

« Running Man » 2025 est un film qui pouvait véhiculer des craintes. À notre époque, où l’on n’arrête pas de nous ressortir les vieilles recettes avec plus ou moins de réussite, voir débarquer « Running Man« , il y avait de quoi être sceptique. Mais sur ce projet, il y avait une différence : Edgar Wright, le réalisateur génial que l’on retrouve derrière la trilogie Cornetto, « Scott Pilgrim« , « Baby Driver« , ou encore « Last Night in Soho« . Le mec n’a jamais fait une fausse note. Tout dans son cinéma transpire le divertissement, l’énergie, le délire… et ce n’est pas encore avec sa vision de « Running Man » qu’il va se planter.
« le film se fait imprévisible »
Dans le futur, les États-Unis ne sont plus le pays que l’on connaît. Plus que le gouvernement, ce sont les multinationales qui tiennent le pays. Parmi elles, il y a Network, qui organise des jeux télévisés ultra-violents. L’entreprise est très connue, elle a le bras long et ne recule devant rien pour faire grimper l’audience. Ben Richards, un homme désespéré, se voit recruté pour participer à l’émission la plus violente de la chaîne : « Running Man ». Le concept est simple, ne pas se faire tuer. Tenir trente jours, avec tout le pays qui le cherche, en plus des Hunters, les tueurs vedettes de l’émission. S’il gagne, un milliard de nouveaux dollars seront pour lui. Une somme astronomique. Une somme que personne n’a jamais gagnée.
« Running Man » est un film qui avait déjà trouvé son public en 1988, lorsque Paul Michael Glaser en avait fait une adaptation musclée avec Arnold Schwarzenegger. Je me souviens l’avoir vu, mais je n’en ai que de brefs souvenirs. Aujourd’hui, c’est donc Edgar Wright qui s’attaque aux mots de Stephen King, et il en fait une adaptation bien différente du film de 1988. La première chose qui me vient en tête face à ce film, c’est le kiffe ressenti devant un métrage ultra-divertissant. C’est bien simple : je n’ai pas vu les deux heures et quart passer. C’est très rythmé, l’intrigue enchaîne les rebondissements sans jamais perdre de sa verve ou son fun. L’histoire avance génialement. Et comme je n’ai plus de souvenirs nets du film de 1988 et que je n’ai pas lu Stephen King, pour un novice comme moi, le film se fait imprévisible, et ça, c’est franchement cool.
« Glen Powell qui s’éclate comme un dingue »
Avec cette nouvelle intrigue, Edgar Wright utilise très bien les nouvelles technologies, ce qui entraîne son personnage dans une course folle et effrénée à travers les États-Unis. Là où le film de 1988 se passait dans un seul lieu, ici, c’est tout le pays qui devient l’arène du jeu. Et ça, ça donne quelque chose de grandiose, de spectaculaire, presque de démesuré et ça, c’est très bien. La deuxième chose qui m’a le plus intéressé dans cette histoire, c’est tout le contexte politique derrière. Alors oui, c’est vrai que c’est très binaire : d’un côté, les méchants sans foi ni loi, et de l’autre, Ben Richards qui se bat pour mettre sa famille à l’abri
Mais plus loin que ça, le film parle de manipulation de masse, manipulation par les médias de révolution, de dictature économique, de lutte des classes, de fausses images fabriquées et du divertissement pour endormir la population. Même si ce n’est pas subtil, c’est vraiment intéressant. Tous les personnages croisés sur la route de Ben Richards sont bons, très bons, et défendent chacun quelque chose. Bons comme pourris, ils ont tous un truc en plus, que ce soit dans le drame, ou le cool.
Et lorsqu’on parle de personnage, il faut s’arrêter sur Glen Powell qui s’éclate comme un dingue au travers de la mise en scène d’Edgar Wright. Encore une fois, le réalisateur nous offre un film qui regorge d’idées visuelles, de trouvailles de mise en scène, de transitions, de jeux sur le son, sur l’image, sur le rythme. Ce film est un vrai bonbon de cinéma. « Running Man » a de la tronche, parce qu’il est cool et inventif. Il sait se faire sérieux quand il le faut. Tout comme il sait se faire surprenant quand il veut. Il utilise très bien sa BO. Comme il utilise très bien les technologies pour faire avancer son histoire et son héros. Bref, Edgar Wright est vraiment le réalisateur du fun.

Ainsi « Running Man » 2025 est un film ultra-divertissant, qui s’amuse tout en gardant en arrière-plan un fond politique et dramatique intéressant. Imprévisible, drôle et touchant en même temps. Ce déluge d’actions et de drôleries sur grand écran, ça a vraiment son cachet. Je n’ai clairement pas boudé mon plaisir. Mieux encore : je me referais bien une nouvelle course.
Note : 16,5/20
Par Cinéted
