mars 3, 2024

Comme un Prince – Indolore

De : Ali Marhyar

Avec Ahmed Sylla, Mallory Wanecque, Julia Piaton, Habib Dembélé

Année : 2024

Pays : France

Genre : Comédie, Drame

Résumé :

Souleyman, 27 ans, champion de boxe en pleine préparation des J.O. avec l’Équipe de France, voit son avenir s’écrouler lorsqu’il se fissure les os de la main, suite à une bagarre dans un bar. Souleyman se fait exclure de l’équipe et est envoyé au Château de Chambord, où il doit effectuer ses 400 heures de travaux d’intérêt général (T.I.G.) à ramasser les déchets dans les jardins. D’abord insensible au lieu, Souleyman finit par s’intéresser au château, à ceux qui y travaillent, et notamment à Eddy, la responsable événementielle, qui va l’embarquer dans un autre univers. Mais sa rencontre avec Mélissa, une jeune ado au talent exceptionnel pour la boxe, va remettre en question ses projets…

Avis :

Comédien et scénariste français, Ali Marhyar est un acteur qui tourne depuis quelques années, tenant de petits rôles ici et là. Avec son pote Pierre Niney, il écrit la série « Casting(s)« , qui relate de manière drôle des expériences de castings. Puis petit à petit, Ali Marhyar prend de l’importance et l’on retrouve son nom sur des projets qui ont un certain succès. S’il joue dans « Five » d’Igor Gotesman, il est aussi l’un des scénaristes de la série « La flamme« . On retrouvera aussi son nom pour un rôle récurrent dans la série « Family Business« .

Passionné de boxe, il a même voulu être champion olympique, tout comme il est passionné d’histoire, Ali Marhyar s’est mis à écrire une histoire qui ferait se rencontrer ses deux mondes. Cette histoire, ce sera « Comme un Prince« , et au départ, Ali Marhyar voulait seulement jouer dedans, et laisser la réalisation à quelqu’un d’autre. Mais voilà, il avait une telle idée de ce à quoi devait ressembler son film, qu’il s’est laissé tenter par la réalisation, et « Comme un Prince » se pose alors comme son premier film, et malheureusement pour lui, comme pour nous, c’est loin d’être un coup de poing.

« C’est loin d’être un coup de poing. »

Assez banal dans ce qu’il raconte, balançant cliché sur cliché malgré de belles intentions, si « Comme un Prince » se laisse regarder l’espace d’un temps, il ne marquera pas les esprits, et plus loin que ça, on peut dire qu’heureusement qu’on y trouve un Ahmed Sylla impliqué, car sinon, on aurait sûrement été encore moins convaincu. Dommage.

Souleyman est l’un des grands espoirs pour les Jeux olympiques. Boxeur depuis toujours, il mène l’équipe de France. Mais voilà, ses rêves s’effondrent lorsqu’un soir, après une bagarre, il se brise la main. Dès lors, plus de JO et plus de boxe. Puis pire encore, comme il est un boxeur professionnel, ses mains sont considérées comme des armes, et comme il a envoyé à l’hôpital l’homme avec qui il s’était bagarré, tout en évitant la prison, Souleyman écope de travaux d’intérêts généraux. Ces travaux seront alors au château de Chambord, où il sera jardinier. À contrecœur, le jeune homme se rend « à son nouvel emploi », et c’est là qu’il va faire la connaissance de Mélissa, une jeune fille de quatorze ans qui sait particulièrement bien se défendre.

Il y a un truc avec Ahmed Sylla… En fait, j’ai un énorme capital sympathie pour Ahmed Sylla, et même si ce dernier ne joue pas dans des films incroyables, il y a quelque chose qui fait que j’ai une tendance à aller voir les films dans lesquels il joue. Puis il peut y avoir quelques petites surprises, sommes toutes sympathiques, comme « Jumeaux mais pas trop« .

«  »Comme un Prince » est d’un banal et d’un cliché. »

Avec « Comme un Prince« , je m’attendais à trouver une petite comédie sympathique qui serait en mode feel good movie, et si c’est bien dans cette idée que le film fait son lit, malheureusement, « Comme un Prince » est d’un banal et d’un cliché qui fait que même si le film se laisse gentiment regarder, on ne peut pas non plus dire que le moment soit incroyable et surtout, qu’il va rester en mémoire. Non, on peut même dire qu’on l’aura oublié quelques heures à peine après avoir vu le film.

Film sur un second départ, film sur la transmission et évidemment petite comédie romantique sous fond de château de Chambord, « Comme un Prince » est le genre de film qui ne fait de mal à personne, qui ne prend aucun risque, et au-delà de ça, qui oublie d’avoir un caractère et quelque chose de vraiment intéressant à raconter. Sur le papier, l’histoire d’un boxeur qui voit ses rêves se briser aussi vite que sa main, et qui va se retrouver en découvrant d’un côté une jeune boxeuse, et de l’autre, un intérêt pour l’histoire de France afin d’impressionner Julia Piaton, c’est beaucoup trop pour un seul et même scénario, et comme si ça ne suffisait pas, le film est truffé de clichés, allant même jusqu’à endurcir les finances de la famille, histoire de parler des générations, du travail, de l’intégration et de la fierté d’un parent.

Bref, c’est lourd pour un seul film, et alors même qu’il y a beaucoup de choses, tout est cousu de fils blancs, ce qui fait qu’il n’y a aucune surprise, et finalement, on a l’impression de connaître ces histoires par cœur.

Après, comme je le disais, ce n’est pas désagréable à suivre, il y a même quelques instants où le film est amusant, puis Ahmed Sylla est bon dans la peau de ce boxeur qui va se reconvertir, mais bon, ça, ça ne sera pas assez pour pleinement convaincre et nous emporter.

Ainsi donc, ce « Comme un Prince » se pose comme une déception, car on en attendait une petite comédie gentillette qui nous ferait passer un gentil moment, et au final, le film n’aura même pas réussi cela et s’il se laisse regarder, il va aussi se laisser oublier sans mal. Dommage.

Note : 08/20

Par Cinéted

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