mai 25, 2024

Rush Hour 2

De : Brett Ratnet

Avec Jackie Chan, Chris Tucker, John Lone, Zhang Ziyi

Année : 2001

Pays : Etats-Unis

Genre : Action, Comédie

Résumé :

L’agent James Carter rejoint son vieil ami l’inspecteur Lee pour passer, à Hong Kong, ce qui devrait être de reposantes vacances.
Mais lorsqu’une bombe explose à l’ambassade américaine, tuant deux agents des douanes enquêtant sur un trafic de faux billets. La police suspectant Ricky Tan, chef de la Triade, confie l’affaire à Lee.
À regret, Carter voit ses projets de repos s’écrouler, d’autant plus que pour son compère, l’affaire est personnelle : Ricky Tan était autrefois le partenaire de son père dans la police et a joué un rôle direct dans sa mort…
Cette fois, c’est Lee qui guide son collègue dans un pays inconnu, et quand on connaît le bon caractère de Carter et sa discrétion, nul doute que tout sera simple… De Hong Kong à Los Angeles et Las Vegas, l’enquête risque d’être explosive.

Avis :

Succès surprise en 1999, Rush Hour de Brett Ratner possédait tous les atouts d’un excellent Buddy Movie. Jouant perpétuellement sur les différences entre les deux policiers, que ce soit culturelles ou méthodiques, le film a su ravir les amateurs du genre, dans une comédie policière relevée et plutôt sympathique dans ses combats, grâce notamment à un Jackie Chan virevoltant. Bien évidemment, tous les curseurs étaient dans le vert pour produire une suite, et c’est deux ans plus tard que Rush Hour 2 va voir le jour, avec le même casting. Sauf que cette fois-ci, l’intrigue commence à Hong Kong et non pas aux States, et qu’elle va mettre l’inspecteur Lee face à son passé et ses démons. Une pirouette scénaristique maline, mais qui va permettre d’approfondir le personnage, un peu au détriment de Carter. Mais est-ce un mal ?

Le départ est assez intéressant, car il ne perd pas de temps. Nous sommes directement auprès des deux personnages, qui sont en vacances à Hong Kong, Lee voulant montrer sa ville à Carter. Mais une explosion à l’ambassade des Etats-Unis va pousser Lee à mener une enquête, qui va remonter jusqu’à Ricky Tan, l’ancien collègue de son père, qui a sombré dans la mafia. Carter va alors l’aider, tout en essayant de profiter un maximum de ses vacances. Afin de ne pas faire dans l’inutilité, le scénario ne nous présente pas les personnages, et part du principe qu’on les connait déjà. C’est plutôt intelligent, permettant alors de plonger directement dans l’affaire et faire des connexions entre le passé de Lee et ce qui se passe entre Hong Kong et les Etats-Unis. Le scénario va alors créer du liant entre les deux personnages, et l’affaire qui lie leurs deux pays.

« Le film ne sera pas un chamboulement scénaristique. »

Dans ses grandes lignes, le film ne sera pas un chamboulement scénaristique. On assiste à un trafic d’argent, qui va faire voyager les protagonistes jusqu’à Las Vegas, où ils vont découvrir le pot aux roses. Si ce n’est pas très développé, il faut néanmoins mentionner quelques détours plutôt bienvenus qui vont créer du suspens et des interrogations. A l’image de cette femme fatale venue d’Amérique du Sud qui brouille les pistes, se faisant passer par un agent des services secrets, mais entretenant le mystère sur ses réelles intentions. En ce sens, Rush Hour 2 s’avère malin à plus d’un titre, et joue beaucoup sur les personnages féminins qui sont plus forts que la moyenne. Le film permet aussi de mieux s’appesantir sur le personnage de Lee, de son passé à son hyperactivité qui le pousse à toujours clore des enquêtes sans se reposer, ou batifoler.

Ce qui fait aussi que cette suite est supérieure au film précédent, c’est la qualité de la mise en scène dans les combats. Le film est bien plus généreux, et Jackie Chan s’en donne à cœur joie. Les scènes de baston sont rythmées, bien chorégraphiées, et on aura droit à quelques cambrioles assez impressionnantes. De plus, il y a une volonté de multiplier les axes de combat, que ce soit dans la verticalité avec cet échafaudage en bambou, ou à l’horizontale, comme ce combat dans le salon de massage. Le film est plus explosif, plus généreux, et si certains moments sont un peu ridicules, comme le dernier affrontement entre Chris Tucker et une méchante, on reste dans le haut du panier des productions américaines dans lesquelles a joué Jackie Chan. Et le tout avec un humour enfantin assez plaisant, qui sombre rarement dans la niaiserie.

« Chris Tucker est vite insupportable dans sa surenchère. »

Mais tout n’est pas parfait non plus dans cette suite. Si le scénario est assez simpliste, et se comprend assez vite, il manque à Rush Hour 2 une certaine finesse dans l’écriture, et l’absence d’un racisme latent, qui serait condamnable aujourd’hui. Car oui, le personnage joué par Chris Tucker est vite insupportable dans sa surenchère, et surtout, il se permet des remarques sur les asiatiques qui ne sont pas très drôles. On peut citer en vrac le fait qu’ils se ressemblent tous, qu’ils ont un petit sexe ou encore qu’ils ne savent pas chanter, ni même danser. Si ça rentre dans l’hystérie du personnage, et sa démesure, c’est assez malvenu de nos jours. Et ajoutons à cela que les homosexuels vont aussi en prendre pour leur grade lors d’une unique scène, et la coupe est pleine concernant ce personnage qui devient vite abject.

Au final, Rush Hour 2, malgré son scénario téléphoné et son personnage insupportable de détective Carter, se fait bien plus agréable que son aîné, notamment grâce à un rythme plus effréné et des combats plus généreux et mieux mis en scène. On sent la patte de Jackie Chan qui impose son style dans des bastons dynamiques et utilisant à foison les éléments du décor. Bref, il s’agit d’un buddy movie amusant, divertissant, qui ne se prend pas trop la tête, qui approfondit son personnage principal, et qui a le mérite de ne pas trop durer longtemps.

Note : 15/20

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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