novembre 30, 2021

Seul au Monde

Titre Original : Cast Away

De : Robert Zemeckis

Avec Tom Hanks, Helen Hunt, Nick Searcy, Chris Noth

Année : 2001

Pays : Etats-Unis

Genre : Aventure

Résumé :

Chuck Noland, un cadre de Fedex, sillonne le monde pour améliorer les performances de son entreprise et la productivité de ses équipes. Il ne trouve la tranquillité qu’auprès de sa compagne Kelly. Mais à la veille de Noël, il reçoit un appel lui annonçant qu’il doit contrôler la livraison d’un colis urgent pour la Malaisie. Il n’en a que pour quatre jours et reviendra pour fêter le Nouvel An avec sa dulcinée.

Chuck quitte Los Angeles à bord d’un petit avion. Mais au-dessus de l’Océan Pacifique, un orage éclate et prend par surprise l’équipage. Le crash est inévitable. Agrippé à un radeau de sauvetage, Chuck s’échoue sur une île déserte. Les jours passent et aucun secours en vue.

Pendant quatre ans, le naufragé va tenter de s’adapter à cet environnement sauvage en surmontant l’épreuve terrible de la solitude.

Avis :

Pour inaugurer le nouveau siècle, Robert Zemeckis s’est lancé dans un projet pour le moins contraignant, « Seul au monde« . Pour l’occasion, il retrouve Tom Hanks, sept ans après « Forrest Gump« . On le sait tous, « Seul au monde » raconte l’histoire d’un homme qui après un crash se retrouve seul sur une île déserte pendant quatre ans. Pour cela, il a fallu tourner le film sur deux ans, afin de laisser le temps à son acteur principal de perdre vingt-deux kilos. Ainsi, une première partie a donc été tournée, puis le tournage s’est mis en pause pendant un an. Une pause durant laquelle Robert Zemeckis en profita pour tourner « Apparences« , son thriller horrifique avec Harrison Ford et Michelle Pfeiffer.

Onzième film de Robert Zemeckis, « Seul au monde » est un film qu’on a tendance à aimer d’emblée pour le simple fait que Zemeckis refasse appel à Tom Hanks. Puis cette nouvelle collaboration est accompagnée de beaucoup de qualités sur un métrage de deux heures vingt qu’on ne voit absolument pas passer. Frissons et émotions sont toujours au rendez-vous. Évidemment, le film est tenu par un Tom Hanks extraordinaire, mais derrière ça, vingt ans après sa sortie, tout n’est plus forcément aussi incroyable.

Chuck Noland est cadre chez FedEX. Le lendemain de Noël, Chuck doit s’envoler vers la Malaisie pour le contrôle urgent d’une livraison. Il quitte alors sa compagne lui promettant d’être de retour pour la nouvelle année. Malheureusement, il ne pourra tenir cette promesse, puisque l’avion dans lequel il voyage s’écrase en mer. Chuck est le seul rescapé et il échoue sur une petite île perdue quelque part dans l’océan Pacifique. Les jours et les mois vont alors passer sans que Chuck ne voie les secours arriver. Seul sur son île, il ne va devoir compter que sur lui-même pour survivre.

Souffrance, solitude, courage, espoir, survie évidemment, et surtout toute une vie à reconcevoir, pour son deuxième film des années 2000, Robert Zemeckis nous entraîne dans une histoire sommes toutes assez classique, mais dans un autre sens, assez majestueuse.

« Seul au monde » est une histoire connue de tous et du côté de son scénario, le film de Zemeckis est une merveille. Divisé en trois parties, avant/pendant/après, le réalisateur nous présente très bien son personnage et sa vie, avant de tout faire basculer dans une scène de crash spectaculaire. Dès lors, le film devient un moment de survie, où le personnage principal va être mis à rude épreuve. Ce qui est excellent et terriblement prenant avec « Seul au monde« , c’est le ton réaliste qu’a instauré Robert Zemeckis. Alors qu’on aurait pu trouver le temps long en suivant un personnage seul perdu au milieu de nulle part, Robert Zemeckis et son scénariste William Broyles Jr. ont trouvé de quoi rendre en permanence cette isolation forcée intéressante.

Fait de petits défis et de petites victoires, « Seul au monde » est un film qui touche beaucoup et au-delà de ça, c’est aussi un film qui doit énormément à son acteur, Tom Hanks, qui livre là une performance incroyable. Comment ne pas être touché, par exemple, quand après des heures à essayer de faire du feu, de la fumée apparaît et c’est l’explosion de joie ? « Seul au monde« , c’est ce genre de moment qui mis bout à bout, font du film de Zemeckis un excellent moment de cinéma. Ainsi, même si l’ensemble reste classique, voire même sans grande surprise, dans le sens où l’on sait très bien comment cela va se finir, le réalisateur arrive à instaurer un suspens et beaucoup d’intérêt. Un intérêt qu’on retrouve même dans sa dernière partie, qui pour le coup se fait même sublime, avec ces retrouvailles tout en retenue. Bref, du côté de son scénario, je le redis, « Seul au monde » est un excellent film.

Une excellence qu’on retrouve aussi du côté de sa mise en scène, car Robert Zemeckis nous entraîne dans un moment de cinéma qui est peuplé de scènes mémorables, l’intro, le crash, des petites victoires sur l’île, ou encore ce final. Parfaitement rythmé, « Seul au monde » ne faiblit jamais et le film s’adapte très bien à toutes les situations que vit son personnage. De plus, Robert Zemeckis essaie plein de choses avec ce film, greffant ou accrochant sa caméra un peu n’importe où, ce qui donne des images et des scènes originales et là, je pense d’emblée au parcours d’un colis en début de film. Après, comme je le disais plus haut, vingt ans après sa sortie, tout n’est plus aussi extraordinaire que lors de la découverte. Ainsi, le film a pris un sacré coup de vieux et plusieurs de ses effets spéciaux sont assez grossiers, tout comme plusieurs de ses scènes, notamment celle de nuit, sur la plage, sentent le fond vert à plein nez, ce qui a tendance à nous sortir l’espace de quelques instants de l’intrigue pour faire une remarque ou deux, qui sont à ce moment accompagnées d’une déception, car ce n’est plus aussi beau que dans notre souvenir.

Après, le film, et surtout Tom Hanks, nous reprennent de suite et c’est avec un plaisir immense qu’on se laisse reconquérir. Il faut dire que Tom Hanks tient le film à lui tout seul (quoi qu’il y a une autre star dans le film qui est FedEx…) et le scénario lui demande de faire des choses qui, sur le papier, ne sont pas forcément évident, ce qui aurait pu amener le film à tomber dans le ridicule (toute la relation avec Wilson), mais le génial de son acteur et la force de son réalisateur font que « Seul au monde » est merveilleux.

Vingt ans après sa sortie, le film de Robert Zemeckis affronte le temps qui passe et ce dernier l’a quelque peu abîmé, mais malgré ses effets spéciaux voyants, et le fait que le film mériterait très largement une restauration, « Seul au monde » reste un moment de cinéma prenant, passionnant, parfois impressionnant et au final, défauts et qualités conjugués, le film demeure majestueux.

Note : 14/20

Par Cinéted

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