novembre 30, 2021

Expendables – Unité Spéciale

Titre Original : The Expendables

De : Sylvester Stallone

Avec Sylvester Stallone, Jason Statham, Jet Li, Eric Roberts

Année : 2010

Pays : Etats-Unis

Genre : Action

Résumé :

Ce ne sont ni des mercenaires, ni des agents secrets. Ils choisissent eux-mêmes leurs missions et n’obéissent à aucun gouvernement. Ils ne le font ni pour l’argent, ni pour la gloire, mais parce qu’ils aident les cas désespérés.
Depuis dix ans, Izzy Hands, de la CIA, est sur les traces du chef de ces hommes, Barney Ross. Parce qu’ils ne sont aux ordres de personne, il devient urgent de les empêcher d’agir. Eliminer un général sud-américain n’est pas le genre de job que Barney Ross accepte, mais lorsqu’il découvre les atrocités commises sur des enfants, il ne peut refuser. Avec son équipe d’experts, Ross débarque sur l’île paradisiaque où sévit le tyran. Lorsque l’embuscade se referme sur eux, il comprend que dans son équipe, il y a un traître.
Après avoir échappé de justesse à la mort, ils reviennent aux Etats-Unis, où chaque membre de l’équipe est attendu. Il faudra que chacun atteigne les sommets de son art pour en sortir et démasquer celui qui a trahi…

Avis :

Les années 2000 n’ont pas été de tout repos pour Sylvester Stallone. On peut même dire que ce fut une traversée du désert pour l’acteur/réalisateur américain qui a enchainé des projets pas forcément intéressants. On peut citer Get Carter de Stephen Kay, mais aussi Driven, Mafia Love ou encore Taxi 3. Des rôles qui ne rendaient pas hommage au grand Stallone qui a su rebondir à la fin de ces années, en reprenant notamment ses deux rôles cultes, Rocky et Rambo. D’ailleurs, c’est à cette même époque qu’il décide de reprendre la caméra pour réaliser lui-même ces films. Il va alors proposer un nouveau personnage, un nouveau projet, Barney Ross, chef des Expendables. Renouant avec le cinéma d’action des années 70/80, Sylvester Stallone va signer un film très réussi, bourrin à souhait, et qui va connaître un beau succès, permettant dès lors de faire une trilogie, voire plus.

Viens te faire Ross(er)

Dans ces grandes lignes, Expendables n’a pas un scénario très recherché. On va suivre une équipe qui est utilisée par la CIA pour réaliser des missions plus ou moins secrètes et très dangereuses. Après avoir libéré des otages sur un bateau en Somalie, la bande est envoyée sur une île où sévit un dictateur. Sur place, Ross va faire la rencontre de la fille du dictateur, qui veut renverser son père, qui est lui-même dirigé par des américains, dont un ancien membre de la CIA devenu un magnat des armes et de la drogue. Si la mission s’avère très risquée, voire même suicidaire, Barney Ross et son équipe décide de partir pour libérer l’île. Très simple dans sa structure et dans son histoire, Expendables ne souhaite pas renouveler la sauce, mais bien proposer un divertissement explosif et régressif.

Dès le départ, on est mis dans le bain. Une prise d’otage violente se déroule sur un bateau, et l’équipe de Barney Ross va régler cette affaire. Le résultat est directement violent, avec un type coupé en deux par un tire de lance-grenade, puis par la suite, fusillade et lancers de couteaux vont faire tomber les corps. Comme pour John Rambo réalisé deux ans auparavant, Sylvester Stallone ne lésine pas sur les effets sanglants pour rendre son film encore plus percutant et plus réaliste. Par la suite, le film va prendre un peu plus son temps avant de livrer une dernière bataille qui va faire parler la poudre. Sans jamais remettre en question le dictateur manipulé, sans tomber non plus dans la romance à deux balles, Expendables se veut simple et montre ce que l’on attend, de l’action, de la baston, des gunfights nerveux.

Jason tatane !

L’intérêt que l’on peut avoir avec Expendables, c’est aussi que malgré son action non-stop et sa volonté de frapper souvent et fort, le cinéaste n’oublie pas pour autant ses personnages. Barney Ross est le chef de l’équipe, mais il est aussi le plus humain. Il va se battre pour les beaux yeux d’une jeune femme, sans pour autant tomber dans l’histoire à l’eau de rose. Bien au contraire, on va avoir un personnage complexe, au cœur tendre, mais qui veut combattre l’injustice. A ses côtés, on peut compter sur le personnage joué par Jason Statham, un homme amoureux, impulsif, mais toujours fidèle. Il est l’un des rares personnage à avoir un background assez intéressant, avec une histoire d’amour tumultueuse. Jet Li aura aussi un personnage assez complexe, où l’on ne sait pas vraiment le vrai du faux, mais qui reste un ami sûr et qui va trouver un adversaire.

Cet adversaire est le personnage le plus ambigu de Expendables, en la présence de Dolph Lundgren. Gunnar est un homme qui ne connait pas de limite, qui semble cacher un sombre traumatisme de la guerre, et qui n’arrive pas forcément à gérer sa colère. Dès le départ, il est un danger pour l’équipe et lorsqu’il va se faire virer, il part chez l’ennemi. Mais il va retourner encore une fois sa veste et devenir un Expendables qui trouvera sa place lors des suites. Du côté des bad guys, Eric Roberts cabotine comme à son habitude, et Steve Austin joue les gras bras un peu débile, mais qui sait se battre. Reste alors David Zayas, jouant un dictateur qui se fait manipuler et qui va s’en rendre compte trop tard. De la chair à canon dont on sait qu’elle va prendre chère.

Violence graphique

Expendables garde aussi un joli cachet visuel. Il faut dire que Stallone a fait des pieds et des mains pour avoir le plus de décors naturels possibles et le budget a grimpé jusqu’à 80 millions de dollars. Cela se voit à l’image, le film étant assez beau dans ses décors et limitant au maximum les effets numériques. Cependant, certains passages ont mal vieilli. Il ne s’agit pas forcément des morts qui sont violentes, mais le sang digital que l’on voit en gros plan sur le combat dans le tunnel est juste affreux. Tout comme au début du film, on voit les fonds verts pour la nuit somalienne, et les incrustations des personnages est assez moches. Le film a tout de même plus de dix ans et on remarquera facilement toutes ces scories qui viendront un peu entacher notre plaisir. Rien de bien méchant, mais ça reste notable…

Au final, Expendables – Unité Spéciale reste un bon film d’action. C’est un film généreux, avec un scénario dégraissé au maximum qui laisse beaucoup de place à l’action. Cependant, Stallone n’oublie pas pour autant ses personnages, auxquels il offre de bonnes constructions et pour lesquels on va ressentir une forte empathie. A un tel point que deux suites vont voir le jour et, pourquoi pas, un quatrième métrage.

Note : 15/20

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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