février 15, 2026

The Bear Saison 4

D’Après une Idée de : Christopher Storer

Avec Jeremy Allen White, Ebon Moss-Bachrach, Ayo Edebiri, Lionel Boyce

Pays : Etats-Unis

Nombre d’Episodes : 10

Genre : Comédie, Drame

Résumé :

Nos chefs s’efforcent d’élever The Bear à un niveau supérieur.

Avis :

C’est en juin 2022 que sort la première saison de The Bear. Très rapidement, la série fait parler d’elle, et elle gagne même plusieurs récompenses. Cela est amplement mérité vu la qualité du show, avec des épisodes courts, une mise en scène très vive et des personnages très attachants. Cependant, on le sait tous, plus les séries durent dans le temps, plus elles ont tendance à tirer sur la corde et à perdre en intérêt. On peut comprendre les producteurs et les showrunners qui veulent garder leur poule aux œufs d’or, mais parfois, ça va trop loin. The Bear avait tous les atours pour ne pas durer longtemps, mais c’était sans compter sur son succès, et la mise en avant de son casting, qui va alors tourner dans des blockbusters.

Forcément, cela permet d’attirer un peu plus le chaland, et de trouver de nouveaux ressorts pour faire de nouvelles saisons. La question est donc la suivante : cette quatrième saison est-elle de trop ? Et autant y répondre de suite, la réponse est non. Mais ce n’est pas un non ferme et définitif. Le début de cette saison est assez compliqué. On y voit un Carmen qui tente de s’apaiser, de mettre de l’eau dans son vin, et en même temps, le restau ne rentre pas dans ses frais. Un compte à rebours est alors mis en place par l’oncle de Carmen, qui est l’investisseur premier du lieu, et si les objectifs ne sont pas remplis à la fin de ce temps imparti, il faudra fermer le restaurant. On pourrait croire alors que l’on va avoir une nouvelle saison sous tension, mais ce ne sera pas vraiment le cas.

Dès le départ, les choses changent en termes de nervosité. Carmen apparait plus calme, plus en paix avec lui-même, et sur tous les épisodes, il va se mettre en accord avec tout le monde, accordant plus d’importance à chacun, et il va essayer de recoller les morceaux avec sa famille et ses amis. Il sera donc au centre des préoccupations, tout en se retirant doucement du restaurant pour faire le vide dans ses émotions, et apparaître comme quelqu’un de normal, et non pas comme un sociopathe sans ressenti. Les premiers épisodes sont donc moins tendus que prévu, et ils peuvent presque apparaître comme redondant avec ce que l’on a vu précédemment. D’autant plus qu’ils multiplient les axes narratifs avec les autres personnages, afin de toujours créer plus d’épaisseur et jouer sur les thèmes propres à chacun.

Ainsi, on aura le choix cornélien qui s’impose à Sydney entre continuer à The Bear ou accepter une autre proposition dans un futur restaurant tendance. Elle devra aussi faire face à son père, et au fait que son boulot l’accapare tellement qu’elle ne le voit plus, jusqu’à ce qu’un évènement survienne. On verra aussi un Richie qui se fait submerger par ses émotions, et qui va devoir faire face au mariage de son ex-femme, acceptant que sa fille ait un beau-père très sympathique. Là aussi, l’apaisement va se faire sur le long-terme, au fil de la saison, avec différents éléments qui vont se mettre en place. Certains personnages vont aussi avoir de courts segments, à l’image de Marcus qui essaye de renouer des liens avec son père, mais qui aura du mal à faire le premier pas. C’est fugace, mais c’est relativement bien fait et touchant.

Toute la saison se cristallise au sein d’un épisode majeur, le septième, qui dure plus d’une heure, et qui se déroule au sein du mariage de l’ex-femme de Richie. Loin de la frénésie qui peut parfois habiter la série, l’épisode va être doux et tendre, et démontrer les enjeux de certains protagonistes, comme Sydney qui va parler des choix qu’elle a à faire, ou encore Carmen qui va alors parler avec sa mère, et se rendre compte de son amour. Même Richie sera au centre des attentions, avec sa fille qui refuse de danser avec son beau-père, et il va devoir composer avec ça pour ne pas foutre en l’air ce moment de tendresse. La finalité de l’épisode est vraiment belle, avec un vrai sens autour de cette série, qui n’est qu’une chronique familiale avec ses travers, ses amours et ses déboires.

Encore une fois, la série brille aussi par sa mise en scène. Ici, on est loin, très loin de la ferveur des premières saisons, avec une caméra très vivace qui bouge beaucoup et qui passe d’un personnage à l’autre. Le côté cuisine passe vraiment au second plan dans cette quatrième saison, et ce qui nous intéresse ici, ce sont les émotions des personnages et la rédemption de Carmen. De ce fait, les caméras sont plus proches des corps, plus proches des visages qui reflètent tous les ressentis. Le jeu des acteurs est vraiment excellent, et on est vraiment dans une démarche intimiste. Cela fonctionne aussi au niveau des non-dits, ou des démons intérieurs qui peuvent bouffer certains protagonistes. Puis le casting est encore zinzin ici, avec une apparition de Brie Larson, un rôle récurrent pour Will Poulter ou encore un Josh Harnett qui se fait trop discret.

Au final, cette quatrième saison de The Bear est encore une fois un vrai régal, même si elle va mettre du temps à démarrer. Ici, la cuisine et sa ferveur passe au second plan, pour laisser plus de place aux personnages, et notamment à celui de Carmen qui va chercher la paix intérieure en réglant tous ses problèmes relationnels avec les gens qu’il aime profondément. On sent aussi avec cette saison que la fin va arriver avec une cinquième saison qui, on l’espère, ne sera pas celle de trop.

Note : 16/20

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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