novembre 28, 2021

The Suicide Squad – The Worst Of

Auteurs : Collectif

Editeur : Urban Comics

Genre : Super-Héros

Résumé :

Bloodsport, Javelot, le Penseur, Ratcatcher, Peacemaker, Savant, la Fouine, Mongal, King Shark et le terrifiant Polka-Dot Man ! Voici les nouvelles recrues enrôlées par le gouvernement américain et placées sous les ordres d’Amanda Waller et de Rick Flag, au sein de la Force Spéciale X, la Suicide Squad ! Aux côtés des vétérans, Harley Quinn et Captain Boomerang, revivre les moments les plus mémorables de leurs carrières et découvrez les pires secrets de la plus déglinguée des équipes de l’univers DC.

Avis :

Apparu pour la première fois en 1959 dans The Brave and the Bolt 25, la Suicide Squad va connaître le succès en 1987 avec, notamment, sa propre bande dessinée. DC comics y voit une bon filon, permettant de mettre en avant des super-vilains de seconde zone pour des missions suicides très dangereuses. Avec l’avènement des super-héros au cinéma, il n’aura pas fallu bien longtemps pour voir débouler les grands méchants dans un film. C’est donc en 2016 que David Ayer se colle à la réalisation et ce fut un bel échec artistique. Aussi étonnant que cela puisse paraître, un nouveau film The Suicide Squad voit le jour, sous la houlette de James Gunn (qui quitte un temps Marvel pour DC). Et qui dit nouveau film de super-héros, dit nouvelles sorties ou rééditions pour les plus grands fans. Et Urban Comics propose alors un Worst of, où chaque membre est présenté.

S’il y a bien un truc qui peut agacer avec ce genre d’opération mercantile, c’est qu’on reste dans la redite et dans des histoires qui ne sont pas forcément intéressantes, ou nécessaires. Sauf qu’ici, cela peut permettre d’apprendre à mieux connaître les nombreux vilains qui vivotent dans le film de James Gunn. Si l’on verse peu ou prou dans le comic book, on peut retrouver des vilains jamais vus, à l’image de Javelot, la Fouine ou encore Peacemaker. Des personnages peu connus, qui n’ont jamais eu les honneurs d’un grand segment ou d’une adaptation cinématographique. On peut aussi citer Bloodsport, King Shark (même si déjà vu dans la série The Flash) ou encore Blackguard, qui restent des méchants sans grand retentissement. De ce fait, tout concordait pour rendre ce « Worst of » intéressant à plus d’un titre.

Néanmoins, on va vite se rendre compte que dans ce collectif, il y a à boire et à manger. Tout n’est pas réussi et certains personnages auront des segments plus intéressants que d’autres. Le comic débute avec les grandes figures de la Suicide Squad, à savoir Amanda Waller, Rick Flag, Harley Quinn et Captain Boomerang. Concernant ce dernier, on aura droit à une petite déception, puisque l’on a droit à une origin story déjà vue dans Flashpoint – Prélude, ce qui montre que l’on peut retomber sur des segments similaires d’un comic à l’autre. Pour les trois autres, on aura un peu plus de choses à se mettre sous la dent. Amanda Waller se profile comme une femme forte mais avec une famille à s’occuper alors que Rick Flag est un héros de guerre qui n’a peur de rien, et certainement pas des super-vilains. Rien de bien nouveau pour lui.

Mais c’est l’histoire de Harley Quinn qui sera assez drôle, avec un parti graphique malin. La jeune femme se pose des questions sur son rôle, et elle va devenir une psychologue pour super-vilains. On verra défiler certains personnages sous une forme graphique enfantine et c’est plutôt bien trouvé. Si l’on doit continuer dans les bonne trouvaille, on pourra compter sur Bloodsport, un soldat souffrant de stress post-traumatique, qui va buter tout le monde et seul Superman va pouvoir l’arrêter. L’histoire, assez courte, est violente et présente un personnage complexe que rien n’arrête. Au même rayon, on peut compter sur le diptyque concernant Javelot, ennemi allemand au fort accent qui va donner du fil à retordre au Green Lantern. Si l’histoire a vieilli et que l’on retrouve certaines choses de mauvais goût comme une fusée en forme de javelot, le méchant est intéressant.

Difficile aussi de passer à côté de l’histoire qui intègre Ratcatcher. Batman va faire face à un type complètement fou, qui contrôle les rats et s’en sert pour bouffer des gens. Sans scrupule, terriblement violent, ce super-vilain tient toutes ses promesses et est peut-être le plus sombre de toute l’équipe. Pour la suite, on oscillera entre le moins bon et le carrément passable. Certains personnages ne seront pas vraiment introduits, à l’image de Mongal, sœur de Mongul, qui va se prendre une raclée par Superman, pendant que Krypto va bouffer le cou de Mongul. Un segment court et dispensable. Il en va de même avec King Shark, où l’on nous narre ses origines, avec un Superboy qui fait du zèle en vacances. Franchement, on n’aurait pas eu cette histoire que cela n’aurait rien changé.

On sera plus indulgent avec Polka-Dot Man, qui va pièger Batman et Robin dans un double segment rigolo mais qui a mal vieilli. Le méchant balance ses pois et l’intrigue vire au n’importe quoi lors de sa résolution, ce qui en fait une histoire très enfantine. Au contraire de celle avec le Penseur et la Fouine, qui est très violente, et qui intègre même la Doom Patrol. L’histoire est assez longue et souffre d’un rythme un peu pénible, avec des personnages qui restent trop obscurs pour les néophytes. Tout Blackguard qui frise le ridicule dans son segment, ou encore Savant qui arrive comme un cheveu sur la soupe au milieu des Birds of Prey. Encore une fois, on souffle le chaud et le froid en fonction du super-vilain et si on peut se satisfaire de certains segments, d’autres seront quasiment inutiles.

Au final, The Suicide Squad The Worst Of peut être vu à la fois comme une opération commerciale afin de vendre des produits dérivés à la sortie du film, mais aussi comme une bonne introduction sur certains personnages trop méconnus. Lorgnant toujours sur des récits qui commencent à avoir de la bouteille, Urban Comics essaye de prouver que ces personnages existent depuis belle lurette, et que James Gunn est un passionné, profitant de son statut pour sortir quelques figures de l’ombre. Une démarche intéressante donc, qui permet d’approfondir sa culture en plongeant dans des récits inégaux, mais globalement plaisants.

Note : 14/20

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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