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Viens Avec Moi - Lavisqteam.fr
septembre 21, 2021

Viens Avec Moi

Titre Original : Blackway

De : Daniel Alfredson

Avec Anthony Hopkins, Julia Stiles, Alexander Ludwig, Ray Liotta

Année : 2015

Pays : Etats-Unis, Canada, Suède

Genre : Thriller

Résumé :

Une jeune femme revient dans sa ville natale du Nord-Ouest Pacifique, mais se retrouve harcelée par un ancien policier devenu un truand renommé. Il se fait appeler « Blackway ».

Avis :

Il arrive quelques fois que de grands acteurs se perdent dans des films mineurs, voire complètement à l’ouest. Des acteurs qui osent même mettre de l’argent dans la production de films qui ne sortiront jamais au cinéma et qui ne sont que de petits projets voués à un échec retentissant. Pour autant, quand on voit un grand nom comme Anthony Hopkins sur la production ET la distribution d’un film, qui plus est un thriller qui s’annonce sombre et glacial, on peut émettre des qualités au métrage. Ainsi donc, Viens Avec Moi (ou Blackway en version originale et c’est mieux) a su attiser la curiosité, malgré sa sortie en catimini chez nous. Un casting luxueux, une histoire noire, un réalisateur suédois qui baigne déjà dans le thriller, on a de quoi en saliver d’avance. Malheureusement pour nous, le film de Daniel Alfredson s’oublie aussi vite qu’il est vu. Pourquoi ?

Promenade de santé

Le scénario de ce film est on ne peut plus simple. Une jeune femme revient vivre dans sa région d’enfance suite au décès de sa mère. Elle se fait alors harceler par un dénommé Blackway, un ancien flic devenu gangster et qui est craint par tout le comté. Elle va alors faire équipe avec un vieil homme et un jeune bûcheron pour retrouver Blackway et lui régler son compte. Scénario anémique pour un film qui l’est tout autant, Viens Avec Moi ne brille pas par son originalité. On aurait pu croire à un film dégraissé jusqu’à la moelle, qui allait nous râper les rétines, mais il n’en sera rien et le film de Daniel Alfredson ne sera qu’un long moment ponctué de quelques bagarres et une paire d’explosions. Il faut dire que le démarrage est assez long, alors même que les bases de l’intrigue se déroule dans l’introduction.

En effet, le metteur en scène décide, dès le début, de montrer l’agression de cette pauvre femme chez elle. Elle va alors voir le shérif qui lui annonce ne rien pouvoir faire. Elle trouve tout de même deux compagnons de route, qui auront des raisons de s’en prendre à Blackway. Le film prend des airs de road trip lorsqu’il faut chercher des indices pour retrouver la trace du salopard en question. Les rencontres se font hasardeuses et seront un bon moyen de voir un peu la misère d’un arrière-pays qui ne vit qu’à travers le bois. Drogue, bar miteux, auto-justice, on aura droit à tout le décorum d’une Amérique qui se replie sur elle-même. Une Amérique trumpiste, qui subit les malfrats au lieu de les combattre. Le film étant relativement court, on va tout de même s’ennuyer ferme dans cette traque qui se terminera autour d’un feu de camp.

Tout est dans le flashback

Si on ne trouvera aucune originalité dans le script du film et dans son déroulement (jusqu’à une fin téléphonée), le film tente de trouver des atouts dans sa narration. En effet, dès le début, le film va se jouer avec un court flashback pour raconter l’histoire de cette première agression. Le film va alors profiter de ce petit road trip pour raconter à tour de rôle les ambitions et les enjeux de chacun. Car au départ, on ne comprend pas pourquoi Blackway s’en prend à cette femme. On n’apprendra cela que bien plus tard dans l’histoire, au détour d’un flashback un peu lourdingue, confirmant finalement la côté violent de l’antagoniste. Les enjeux sont minimes et tout le film repose sur la bestialité d’un méchant qui est simplement méchant.

On assiste alors à un manichéisme qui frôle l’indécence par moment, ne cherchant jamais à humaniser son bad guy ou à montrer des « gentils » un peu torturés. De même, histoire de donner un peu d’épaisseur à tous les personnages, les flashbacks viendront raconter les histoires de chacun. On aura droit à un vieux pépé dont la femme s’est barrée suite à la mort de leur fille. Un méchant qui tyrannise tout le monde pour avoir plus d’argent, ou encore à une jeune femme qui se fait agresser tout simplement parce qu’elle est jolie. Alors il est vrai que ces flashbacks ne cassent pas vraiment le rythme et permettent d’en savoir un peu plus sur tout un chacun, mais ça reste tellement plat et sans réelle profondeur que finalement, on s’en bat un peu les reins. Et c’est dommage car il y avait matière à faire plus percutant.

Syndrome du DTV

A y regarder de plus près, Viens Avec Moi à tous les problèmes des DTV récents. Que ce soit dans son histoire trop simpliste, sa réalisation sans âme, ou même son casting qui se veut luxueux mais qui présente divers problèmes. On y retrouve deux briscards du septième art, Anthony Hopkins et Ray Liotta qui sont un peu les faire-valoir du film. On aura droit à l’actrice qui cherche un second souffle en la présence de Julia Stiles, qui ne trouve plus de gros projets dans lesquels tourner. Et on aura le jeune qui monte avec Alexander Ludwig, qui cartonnera avec Vikings. Tout ce petit monde ne se donne pas vraiment de mal à jouer la comédie, si ce n’est un Ray Liotta inquiétant en monstre humain et Alexander Ludwig tout en retenue qui s’avère presque attachant. Mais tout cela ne sauve pas le film d’un ennui poli.

Au final, Viens Avec Moi est un thriller symptomatique des DTV d’aujourd’hui, c’est-à-dire un film sans âme, qui se contente d’aligner un joli casting dans l’espoir de faire de l’argent. Mais entre un scénario qui ne s’élève jamais, des personnages linéaires et une réalisation qui n’a aucune profondeur, ne profitant jamais des plaines glacées, on reste dans un film bas de gamme. Un film qui manque de souffle, d’énergie et qui n’a aucune vocation, dès le départ, de marquer le spectateur. Il est même étrange qu’Anthony Hopkins ait pu mettre quelques piécettes dans un tel projet…

Note : 08/20

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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