janvier 22, 2022

Fire Birds

De : David Green

Avec Nicolas Cage, Sean Young, Tommy Lee Jones, Boyd Kestner

Année : 1990

Pays : Etats-Unis

Genre : Action

Résumé :

Le gouvernement américain lance une vaste lutte contre le trafic de drogue. Il propose l’aide de so armée à tous les pays voulant s’engager avec eux. Les cartels décident donc d’engager un des meilleurs pilotes pour défendre leurs intérêts. L’armée lance alors une importante vague de formation. Le combat peut commencer…

Avis :

Réalisateur américain totalement inconnu au bataillon, David Green a pourtant une filmographie qui s’étale sur une quarantaine d’années et entre ses réalisations et ses productions, elle se trouve être assez conséquente. Green débute dans les années 70 à la télévision, travaillant pendant deux ans sur la série « Emmerdale Farm« . Par la suite, il a une carrière prolifique à la télévision, passant de l’épisode de série au téléfilm.

Au milieu des années 80, David Green arrive à convaincre suffisamment pour sauter le pas et enfin passer au cinéma. Le réalisateur ne réalisera que quatre films et il finira même au début des années 2000 par mettre de côté la réalisation pour ne se consacrer qu’à la production. Après deux comédies dans les années 80, David Green change de cap et avec les années 90, il veut s’essayer au film d’action. Ce sera « Fire Birds« , un « Top Gun » du pauvre avec pour le différencier, cette fois-ci des hélicoptères.

Réunissant un casting de stars, Nicolas Cage, Tommy Lee Jones et Sean Young, ce premier et seul essai de David Green dans le film d’action se trouve être une belle déception. Vieillot, patriotique à mort, s’ouvrant sur une citation de George W. Bush père, tout ceci aurait pu passer avec un peu de second degré, mais malheureusement, on ajoutera à cela, une intrigue à dormir debout à laquelle on ne croit pas un seul instant. Une intrigue à base d’affrontements entre des militaires en hélicoptères et les cartels de drogue sud-américains qui se déplacent et se fightent en avion de chasse… Tout un programme …

La drogue est un fléau qui prend de plus en plus d’ampleur, alors pour enrayer cette épidémie, le gouvernement américain propose à tous les pays qui en ont besoin les services de l’armée et plus particulièrement la section pilote d’Apache, une nouvelle sorte d’hélicoptère capable de véritable prouesse avec un as pour le piloter. Jake, un jeune pilote qui vient de voir des amis tomber sous les missiles des cartels, est alors sélectionné pour commencer un entraînement afin de piloter un Apache et Jake est très, très doué.

Eh bien dit donc, mais qu’est-ce que c’est donc que cette histoire ? Quand je me suis lancé dans « Fire Birds« , je me doutais bien que je n’allais pas découvrir un immense film, d’ailleurs, le seul véritable argument qui a poussé à la découverte, c’est son casting. Évidemment, avec une affiche pareille, je me doutais bien que je me lançais dans un film patriotique à mort, le genre de film où l’on pose sa main sur le cœur et l’on entonne l’hymne américain, histoire d’être à fond dedans, et de ce côté là encore, l’Amérique toute-puissante et les discours de Tommy Lee Jones en instructeur au grand cœur, qui motive un tout jeune Nicolas Cage pour être LE héros que l’Amérique attend, c’est comme qui dirait du caviar.

Bon, à la rigueur, tout ceci aurait pu être drôle et même fun. On aurait pu se laisser entraîner par ce sous « Top Gun » et le film aurait pu aisément habiller une soirée. Mais pour cela, il lui aurait fallu une intrigue qui tienne la route et là, on ne peut pas vraiment le défendre tant d’un côté « Fire Birds » nous raconte une histoire à dormir debout, et de l’autre, il tient une histoire qui est totalement vide.

Écrit entre autres par le futur showrunner de la série « FBI : duo très spécial« , le film de David Green se trouve être du très grand n’importe quoi. « Fire Birds« , c’est un film où l’armée américaine, pour défendre les bonnes valeurs, se fighte contre les cartels de la drogue au-dessus du désert censé être en Amérique Latine. Après une ouverture de film on ne peut plus clichée et patriotique à la fois, « Fire Birds » nous propose de suivre l’entraînement d’un jeune pilote arrogant et surdoué. On nous présente un nouvel engin, qui est le must de la technologie, une sorte de supercoptère qui ne peut être piloté que par des pilotes qui prouvent leur intelligence sur des simulateurs de vol, arrivant à conduire l’engin avec un œil (si, si, les bads boys !). Et une fois cet entraînement passé (avec une petite touche de romance bien sûr entre Cage et Young), on peut aller botter le cas des cartels qui se déplacent en avion de chasse… Bref, c’est tout un programme, ça se prend très au sérieux, même si évidemment Cage en fait des caisses et on adore qu’il en fasse des caisses. Si l’intrigue que nous servent là Nick Thiel et Paul F. Edward est invraisemblable dans ses grandes lignes, elle se pose aussi sans aucune surprise. Dès son ouverture et le discours de Cage, on connaît le schéma du film, on sait ce qui va s’y passer et presque comment ça va se passer et rien ne bougera de cette ligne. Ainsi, entre invraisemblance, sérieux, et évidence, on suit « Fire Birds » avec un certain sourire désespéré tant David Green, en ne racontant rien, est presque capable de nous faire halluciner.

On ne pourra malheureusement pas se rattraper avec la mise en scène de David Green, car si on ne peut pas lui enlever qu’il offre un film rythmé, le tout est vieillot, l’humour tombe souvent à plat, et les scènes d’action et de voltiges, ou même de simulateur, sont bien souvent incompréhensibles. Et si l’on ajoute à cela une BO signée David Newman bien trop envahissante, franchement, c’est assez compliqué pour trouver quelque chose de bon. Puis il y aussi la qualité de l’édition DVD qui est vraiment déplorable, offrant une image VHS illisible à plus d’une scène.

Il y avait de quoi nous amuser, on aurait même pu, avec cette histoire totalement folle, trouver un gentil nanar, mais malheureusement, ce n’est pas le cas et ce « Fire Birds« , aujourd’hui totalement oublié, va plus chercher du côté des légumes. Entre son intrigue à dormir debout, son brassage de vide, ces clichés, ces acteurs qui en font trop ou pas assez, ce schéma sans surprise, la qualité VHS, et ce fight final, « Fire Birds » est une déception, alors même que j’e nen attendais rien… C’est dire…

Note : 08/20

Par Cinéted

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