avril 17, 2024

Joyeuse Retraite!

De : Fabrice Bracq

Avec Thierry Lhermitte, Michèle Laroque, Nicole Ferroni, Omar Mebrouk

Année : 2019

Pays : France

Genre : Comédie

Résumé :

L’heure de la retraite est enfin arrivée pour Philippe et Marilou ! Ils s’apprêtent à réaliser leur rêve : partir vivre sous le soleil du Portugal. Au revoir le travail, au revoir la famille, au revoir les emmerdes ! Ils pensaient enfin être tranquilles… mais leur famille a d’autres projets pour eux !

Avis :

Fabrice Bracq est un jeune réalisateur français qui débute et en même temps pas tant que ça. Si « Joyeuse retraite ! » est son deuxième long-métrage, Fabrice Bracq commence à avoir derrière lui un joli petit bout de carrière. Fabrice Bracq, c’est un mec qui traîne dans le milieu du cinéma depuis le début des années 2000. En 2003, il réalise son premier court-métrage et trois ans plus tard, il passe au long avec « Un clown passe« , film totalement passé inaperçu. Par la suite, Bracq va avoir beaucoup de mal à revenir au long-métrage et c’est pour cela que pendant treize ans, il va réaliser par moins de dix courts.

Dans le paysage des comédies françaises qui se suivent et se ressemblent, aujourd’hui, j’ai eu l’envie de m’arrêter sur « Joyeuse retraite !« , pour la bonne et simple raison que j’apprécie son casting, même si ce dernier est très loin d’être un gage de qualité. Avec « Joyeuse retraite !« , j’avais l’envie de découvrir un petit film lambda qui à défaut d’être la comédie de l’année, aurait suffisamment de charme pour toucher et amuser, comme ont su le faire cette année des films comme « Beaux-Parents » ou « Venise n’est pas en Italie« . Eh bien il n’en sera rien ici, car « Joyeuse retraite ! » fut une séance poussive, très peu amusante et finalement, elle fut douloureusement interminable !

Philippe et Marilou n’avaient qu’une envie, c’est d’enfin se retrouver à la retraite pour profiter un peu de la vie et ça y est, ils y sont. Le programme est prévu d’avance, vendre la maison et en racheter une au Portugal pour y vivre paisiblement. Pour l’occasion, ils ont réuni leurs enfants et petits-enfants pour leur annoncer la nouvelle, mais partir loin, et surtout annoncer ce départ, va être bien plus compliqué qu’ils ne l’avaient prévu…

Chaque année, le cinéma français offre son lot de comédies banales, de comédies consommables, aussitôt vues, aussitôt oubliées et c’est un peu dans cette optique-là que je suis entré en salle. Avec « Joyeuse retraite !« , je savais où je m’aventurais et en même temps, en plus de Thierry Lhermitte que j’aime beaucoup, je voulais voir ce que pouvait donner une comédie banale sous l’œil d’un réalisateur neuf. Un réalisateur qui a traversé des galères pour faire son deuxième long et peut-être que malgré son postulat de départ, « Joyeuse retraite ! » pouvait être une bonne surprise. Malheureusement pour le cinéma français, ce n’est pas ce constat qui va être fait et pire encore, on aurait aimé que le film de Fabrice Bracq ne soit qu’une comédie banale et lambda, aussitôt vue, aussitôt oubliée.

« Joyeuse retraite !« , c’est un ensemble de sketches qui bien souvent résonnent comme pauvres, n’ont pas de sens, et qui sont reliés par un fil rouge on ne peut plus maigre. Fil rouge, en plus de ça, tout à fait prévisible.

Se voulant drôle, Fabrice Bracq livre surtout une comédie à côté de la plaque, une comédie qui ne fait plus rire grand monde, tant cette dernière est dépassée et encore, le film va plus loin, puisque, et c’est peut-être le pire du pire, il nous demande de nous accrocher à ses personnages qui sont parfaitement imbuvables (et c’est peut-être ça le plus difficile et douloureux avec ce film). Des personnages dont le scénario les amène dans des situations qui là encore se veulent drôles, mais finissent par simplement être gênantes plus qu’autre chose (la scène aux restos du cœur, on en parle ?).

De plus, le film enchaîne les clichés sans retenue. Il enchaîne aussi les personnages caricaturaux et sans fond, qui là encore se veulent être tordants, mais franchement, ils ne résonnent que comme un ensemble de sketches et ça tombe à plat, c’est pas drôle, il n’y a pas d’écriture, c’est facile, et c’est là encore agaçant, car entre Nicole Ferroni qui ne tient pas un personnage tant on lui demande d’être elle-même et Nicolas Martinez dont on cherche encore le pourquoi du comment de la création d’un tel personnage, il n’y a pas grand-chose à sauver. On ne parlera pas de Thierry Lhermitte qui a l’air tout à fait autre part que sur le plateau, ou encore de Michèle Laroque qui décidément s’enfonce au fur et à mesure des films qu’elle choisit ces dernières années. Franchement, seul Omar Mebrouk trouve un rôle attachant et le comédien est une jolie découverte.

Côté mise en scène, on pourra noter quelques bonnes idées, et une certaine élégance, mais ça ne va pas plus loin, car Fabrice Bracq n’arrive pas faire élever son film, qui reste sans relief et sans saveur et pour une comédie, outre le fait qu’on a bien du mal à sourire, on constate que les quatre-vingt-dix-sept minutes que dure l’ensemble de l’œuvre sont bien longues !

« Joyeuse retraite !« , c’est l’exemple type du film qu’on n’a plus envie de voir dans les salles françaises. C’est un film dépassé, ringard et à côté de la plaque. Et qui de plus, véhicule des messages consternants, là encore, on reviendra sur la scène des restos du cœur, qui est un petit monument de gêne. Bref, comme je le disais, on aurait aimé que le film ne soit qu’une comédie banale de plus…

Note : 05/20

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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