juin 23, 2021

Astralium – Land of Eternal Dreams

Avis :

Le Métal est une grande famille. Cet adage est d’autant plus vrai lorsque la famille fait partie d’un même groupe. Si le fait est assez rare, il n’est pas non plus incroyable. On a déjà vu des bandes avec des frères et sœurs, des maris et femmes comme pour Skillet et parfois, des parents avec leurs enfants. Et si ce n’est pas au sein de la même année, on peut apercevoir quelques jeunes prendre la relève de leur parent dans le même instrument. Bref, on a de tout dans le métal, et cela quel que soit le sous-genre. Avec Astralium, on pourrait dire que l’on est presque dans le même cas que Phil Campbell and the Bastards Sons. Pourquoi ? Tout simplement parce que si ce dernier joue avec ses fils, Astralium se forme autour de la chanteuse Roberta Pappalardo et son père, qui est le bassiste du groupe. Se nommant tout d’abord Black Roses, puis changeant pour le nom actuel en 2014 lorsque le line-up est stable, c’est cinq ans plus tard que le groupe sicilien offre son premier effort, Land of Eternal Dreams. Et qu’est-ce qui se cache derrière cette énigmatique pochette ? Du Métal Sympho très classique, mais qui va surprendre par la qualité de la prod et surtout, par des riffs qui sont souvent bien violents. Bref, une jolie réussite pour un premier album.

Le skeud débute avec Remembrance, qui n’est autre qu’une simple introduction qui va lancer le vrai premier titre, The Journey. Ici, on nage en plein métal symphonique, avec ce qu’il faut d’orchestration grandiloquente, de chœurs féminins et de breaks avec une voix masculine pour rendre l’histoire plus complète. Très classique dans sa construction, le morceau gagne des galons grâce à certains riffs très agressifs et la superbe voix de la chanteuse. En fait, c’est simple, on avance en terrain connu, mais c’est fait avec le cœur et ça envoie pas mal. Rising Waves From the Ocean surprendra dès son départ, avec de gros bourre-pifs bien puissants qui seront contrebalancés lors du couplet, plus calmes et permettant à la chanteuse de monter en puissance jusqu’au refrain, bien marqué et sympathique. Un refrain qui montre aussi les faiblesses de la chanteuse, qui ne fait pas dans le lyrique, ne pouvant monter très haut, mais elle semble se connaître et ne part jamais dans quelque chose qu’elle ne maîtrise pas. My Life is my Eternity va continuer dans cette grandiloquence assumée dès son départ, avec des violons en grande pompe, puis un riff qui s’accorde sur la même rythmique afin de produire un gros démarrage qui va laisser sur le cul juste avant le chant, masculin cette fois-ci. Il s’agit de l’un des meilleurs morceaux de l’album, à la fois touchant et nerveux, tout en gardant un sens de l’épique assez intéressant. Par la suite, Whisper in the Silence et Hope is Gone seront deux morceaux assez similaires, puissants, dantesques dans leurs démarches et très accrocheurs.

Pour marquer le milieu de l’album, le groupe décide de lancer Breath of my Soul, une ballade de très belle facture, qui fait le taf, s’avérant touchante et pleine de douceur. Et même si le refrain peut faire penser à du Evanescence, globalement, le morceau est réussi et apaise après un début tonitruant. A Dream’s Elegy est un titre plus calme au niveau des riffs, moins virulents, moins puissants, mais il demeure plaisant par son refrain ultra catchy et surtout la voix de la chanteuse qui sied parfaitement à ce genre d’exercice, partant un peu plus dans une pop orchestrale parfaitement maîtrisée. Seven Seas, Seven Winds va rapidement envoyer du lourd, laissant un peu de place à du clavier avant de lâcher la bride à la gratte qui va se faire lourde et rapide, montrant que le groupe ne s’endort pas sur ses lauriers. A la fois rapide et puissance, le morceau est un voyage à travers la tempête et c’est assez hallucinant de voir la qualité de la production alors qu’il s’agit d’un premier album, italien de surcroît, qui n’est pas forcément le meilleur pays du métal, malgré de nombreux groupes. Après un petit interlude aérienne avec Etherial Voices From the Forest, le groupe enchaine avec The World of Unknown, peut-être un poil plus Prog dans l’âme, mais qui demeure moins marquant que le reste de l’album. Enfin, Hidden Conspiracy clôture l’album de la plus belle des façons, avec une intro violon/piano, puis une gratte surpuissante qui démontre des volontés du groupe de devenir l’un des cadors de la scène sympho.

Au final, Land of Eternal Dreams, le premier album d’Astralium, est une belle réussite et met en avant un groupe qui semble tenir toutes ses promesses. A la fois rude et sensible, puissant et doux, le groupe fait étalage d’un savoir-faire qui frôle parfois l’indécence quand on sait que ce n’est qu’un premier effort et que le groupe n’a pas encore ses dix ans d’âge avec ce line-up, et même à peine la moitié. Bref, Astralium est un groupe à suivre et il signe là un bon gros morceau peut-être un peu trop classique, mais très réussi dans son ensemble.

  • Remembrance
  • The Journey
  • Rising Waves From the Ocean
  • My Life is my Eternity
  • Whisper in the Silence
  • Hope is Gone
  • Breath of my Soul
  • A Dream’s Elegy
  • Seven Seas, Seven Winds
  • Etherial Voices From the Forest
  • The World of Unknown
  • Hidden Conspiracy

Note : 15/20

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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