décembre 6, 2021

Space Oddity – Top 5 des Odyssées Spatiales

A l’occasion de la sortie de Ad Astra, le dernier film de James Gray qui plonge Brad Pitt dans la solitude de l’espace, on a voulu explorer le genre avec cinq pépites. De 2001 à Interstellar, découvrez nos cinq odyssées spatiales en solitaires préférées.

Le choix est forcément cornélien tant le genre regorge d’œuvres variées plus ou moins réussies. Entre les immenses classiques comme Solaris ou les navets comme Apollo 18, en passant par le récent Seul sur Mars, sélectionner cinq films est complexe, et mettre tout le monde d’accord est de l’ordre de l’impossible. Pourtant voici cinq épopées spatiales en solitaires :

N°5 –  Sunshine

En 2007, le réalisateur britannique Danny Boyle se lance dans un genre qu’il ne connaît pas forcément très bien : la science-fiction. Réunissant un casting impressionnant composé de Chris Evans, Cillian Murphy, Rose Byrne, Mark Strong ou encore Benedict Young, le cinéaste place son récit en 2057. Le soleil se meurt, entraînant irrémédiablement la disparition de l’humanité. Cette dernière tente le tout pour le tout en envoyant une équipe de sept êtres humains avec comme mission ultime de relancer le soleil en faisant exploser un engin nucléaire à sa surface.

Contre toute attente, Danny Boyle signe une œuvre de science-fiction sans doute moins célèbre que les autres films de ce top, mais terriblement prenante. Le réalisateur joue sur un suspense intenable, sur une paranoïa omniprésente et sur une solitude destructrice. Sur un scénario de Alex Garland, le réalisateur de Ex_Machina et Annihilation, il met en scène un film de science-fiction parfaitement maîtrisé dans ses trois premiers quarts. Ses détracteurs soulignent une conclusion légèrement plus brouillon, et largement tirée par les cheveux. Pour autant le rendu final fonctionne à la perfection, et la partition musicale de Karl Hyde et Rick Smith est absolument renversante et sublime.

N°4 – Gravity

En 2013, le réalisateur d’origine mexicaine Alfonso Cuaron met une claque dans le monde de la science-fiction. Porté par Sandra Bullock et George Clooney, Gravity est un survival dans sa simplicité la plus pure. Le cinéaste met en scène 1h30 d’affrontement entre une femme et un environnement particulièrement inhospitalier. Avec un scénario qui tient sur un timbre-poste, Cuaron offre une mise en scène terriblement immersive, ponctuée de plans à la première personne stupéfiants. Une claque visuelle homérique qui débute sur un superbe plan séquence sur la planète Terre, d’une sérénité impeccable.

C’est la force de Gravity, son réalisme et sa plongée à proximité de l’espace infini, qui n’a jamais été aussi proche. Esthétiquement renversant, Gravity a conquis le public et la presse, ainsi que l’académie des Oscars avec 7 prix sur 10 nominations, dont l’Oscar du Meilleur réalisateur.

N°3 – Moon

En 2010, le britannique Ducan Jones, fils du regretté David Bowie, se lance dans le cinéma. Il engage Sam Rockwell pour jouer dans Moon. Ce dernier interprète Sam Bell, un employé d’une grande compagnie internationale, qui gère l’extraction de l’hélium 3, depuis 3 ans sur la Lune, avec comme seul compagnon une intelligence artificielle doublée par Kevin Spacey. Son contrat est censé se terminé à la fin de ces trois années, et il imagine déjà ses retrouvailles avec son épouse et sa fille.

Si le côté survival est assez classique et demeure parfois relativement long, le dénouement réserve de sacrées surprises. Sans les spoilers ici, Moon repose sur un scénario parfaitement écrit, très imaginatif, aux détails cruciaux. Film méta par excellence, Sam Rockwell y est renversant. Quant à Duncan Jones, il n’hésite pas à mettre en lumière la société de surexploitation dans laquelle l’être humain évolue. Il met en exergue la manière dont le capitalisme abuse de ses travailleurs, comment le profit a effacé tout bon sens, tout respect, toute logique, toute humanité.

N°2 – Interstellar

En 2014, c’est Christopher Nolan qui se lance dans l’épopée spatiale. Il réunit ses fidèles acteurs, notamment Anne Hathaway et Michael Caine, et choisit Matthew McConaughey pour porter son film vers les étoiles. Interstellar raconte comment un groupe d’explorateurs a pour mission de trouver une nouvelle planète habitable pour sauver l’humanité sur une Terre qui se meurt à cause de la surexploitation et la pollution.

Malgré ses 5 nominations aux Oscar, Interstellar est reparti bredouille, mais a conquis le cœur du public. Considéré comme un des meilleurs films de science-fiction du XXIème siècle, Christopher Nolan a frappé un très grand coup. Cette épopée spatiale épique et audacieuse est un retour à l’essence même de l’humanité, au sens de l’être humain. Un retour métaphysique aux fondements de la vie magnifiquement mis en scène. Aidé par la superbe partition de Hans Zimmer, Interstellar est un voyage déchirant pour sauver l’humanité, mais également dans les tréfonds d’un être humain, dans les fondations de l’âme humaine.

N°1 – 2001 : L’Odyssée de l’Espace

C’est en 1968 qu’est sorti le plus grand film de science-fiction de l’histoire du cinéma. En 1968 ! Quand Stanley Kubrick a décidé de s’attaquer à la fresque de science-fiction et a réalisé l’indétrônable 2001 : L’Odyssée de l’Espace. Film parfois incompris, récit inextricable, scénario alambiqué et métaphorique, 2001 est une œuvre extrêmement complexe, qui n’a pas encore livrée tous ses secrets. Beaucoup cherchent encore le sens caché de l’œuvre du maître malgré un nombre incalculable d’analyses du sujet. C’est aussi ce mystère qui donne toute son envergure à 2001, les questions sans réponses, les doutes, les zones d’ombres, et les interprétations variées.2001, en plus d’aborder le thème de l’intelligence artificielle avec un réalisme nimbé de pessimisme via la personnification culte de Hal est une leçon technique de cinéma. Tout y est parfait : photographie, cadrages, lumières, décors, musiques, toute la réalisation de Kubrick est impressionnante. Subtile mélange entre folie et génie, 2001 est une œuvre profondément ambitieuse, qui mérite encore et toujours le coup d’œil.

Par Aubin

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