août 18, 2022

Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg: Documentaires

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Au FEFFS, c’est aussi l’occasion de se documenter dans les salles obscure pour parfaire sa culture dans un domaine donné ou simplement par curiosité et soif de connaissance. Cinq documentaires étaient ainsi proposés.

-Le premier vu est Rewind this de Josh Johnson (USA, 2013). Un très bon documentaire nostalgique d’une ambiance, d’une époque passée, en suivant notamment des collectionneurs ou passionnés mais pas uniquement sur ce côté souvenirs. En somme toute, une période de grandes découvertes qui permit une éclosion incroyable et une créativité folle (pas toujours pour le meilleur).

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Ainsi est retracé la naissance de la vhs et le combat avec la Betamax. L’importance de l’avènement de ce matériau qui fût une véritable révolution culturelle, la facilité d’accès qui permit d’avoir le cinéma à la maison, d’enregistrer les programmes pour plusieurs raisons, que ce soit simplement posséder le film, comprendre le langage cinématographique pour certains en visionnant sans cesse des scènes, séquences ou films entiers, voir des programmes que les parents interdisaient. Les échanges sous le manteau pour découvrir les œuvres les plus rares ou trashs. L’apparition des premiers « DTV », l’invasion des pornos. L’indignation des distributeurs et la peur des studios. Le développement d’un commerce avec les vidéoclubs. Pour en arriver à même poser de bonnes questions en faisant un parallèle avec l’arrivée de l’internet…

En dehors de l’intervention de quelques passionnés suivies dans leur recherches de perles rares, plus intéressantes seront d’autres interventions et analyse parmi lesquels Franck Henenlotter, Lloyd Kaufman, Mamoru Oshii, etc…

Bref, un documentaire amusant, rythmé et vraiment intéressant à l’ambiance délicieusement 80’s.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=Bj1Y7eMNOzo[/youtube]

-El hombre detras de la mascara de Gabriela Obregon (Mexique, 2013) s’ouvre sur le 70è anniversaire de la naissance d’El Santo, figure emblématique et légendaire du catch et cinéma Mexicain. On y suit essentiellement le parcours de El Hijo del Santo, son fils. Le documentaire explique la lourde tâche que représente le port de ce masque et son héritage qui est à la fois un honneur mais aussi une dure responsabilité, ils vivent pour le masque.

Plutôt captivant dans son ensemble, montrant de belles images d’archives et décrivant la vie de personnages touchants à la fois sur le ring où l’on y apprend l’importance de ce sport au Mexique, à quel point les combattants se donnent et le respect qu’ils ont les uns pour les autres. Mais aussi en dehors, El Santo à la fois héros national et aux yeux de ses enfants tout en étant un père absent.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=tN1v6nVfoiw[/youtube]

-Journey to Planet X, précédé de We will live again (USA , 2013) sont deux documentaires réalisés par Myles Kane and Josh Koury.

We will live again passé en premier est très court, 12mn et nous présente la Cryonics Institute fondé par Robert Ettinger (décédé à 92 ans et reposant dans cette institut) pour réaliser son rêve d’enfant, c’est-à-dire stopper la vieillesse et vaincre la maladie. En effet, contre 70 000 dollars vous pourrez, à peine votre mort survenue, vous faire envelopper de neige carbonique et déposé dans des conteneurs de cryoconservation dans l’espoir où un jour, une solution, un remède pourrait vous redonner vie.

N’ayant pas eu l’autorisation de filmer énormément de choses, les réalisateurs n’ont pu en faire qu’un court documentaire dans lequel on suivra les préparations des corps avant placement en conteneur. Légèrement frustrant de ne pas en savoir plus.

Journey to Planet X suit le parcours d’Eric Swain et Troy Bernier, deux scientifiques cinéastes en herbe, qui s’amusent en faisant artisanalement des films de genre, lors de la conception de Planet X. Deux caractères bien différents, l’un qui ne veut que s’amuser, s’éclater et l’autre qui vise bien plus haut. Planet X est leur projet le plus ambitieux sur lequel ils découvrent et subissent le processus de création d’un film qui, peu importe la qualité et les ambitions, restera à peu de choses près le même pour tout réalisateur.

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Souvent amusant, le documentaire ne va pas se moquer des deux hommes malgré certaines séquences hilarantes (les pépés qui essaient de jouer les pilotes d’un vaisseau valent le coup d’œil au-delà de leurs plastiques). Un documentaire fait par curiosité et avec impartialité montrant l’amour infini pour le cinéma et la ténacité formidable de deux hommes qui croient dur comme fer en leur bébé à l’image d’un Ed Wood.

Leur film Planet X qui est effectivement un nanar respectable, malgré leur étonnement devant une foule hilare lors de la première, a été diffusé au « Florida Film Festival » et y a gagné le grand prix !

Reportage bien distrayant mais à l’intérêt limité.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=pz01hx5qZX8[/youtube]

-I am Divine de Jeffrey Schwarz (USA, 2013) raconte l’histoire d’une icône, Harris Glenn Milstead connus sous son pseudonyme « Divine ».

Le documentaire retrace sa vie dès l’époque où il était un simple jeune homme inconnu en surpoids et montrant comment il en est devenu ce symbole absolu de l’indécence glamour-trash. D’abord grâce à sa collaboration avec son ami réalisateur John Waters, dont il est un peu le double burlesque, dans des films comme Multiple Maniacs (1970), le fameux Pink Flamingos à la crotte de chien (1972), l’incroyable Female trouble (1974) ou encore Polyester (1981), dont on ne retient souvent que l’extravagance, l’irrévérence, le goût pour le trash et les consommations de produits illicites, dont Divine qui le disait lui-même au début « le but est de choquer », fera montre d’un niveau d’anarchie rare lors de shows impressionnants.

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Alors que ce documentaire, ne s’attardant pas aux collaborations avec John Waters et à ce côté « sale », va nous brosser le portrait d’une personne extrêmement attachante, à la bonté rare, timide contrairement aux apparences, qui adore le cinéma et par la suite s’essaya à une carrière plus « normale » ayant marre de ne pas être considéré comme un « véritable » acteur.

On y apprendra beaucoup, de loin le portrait le plus complet de ce personnage hors-norme qui eut un impact important sur toute une culture pop. Extraits de films à l’appui, documents d’archives, anecdotes et interventions de ses amis les plus proches (sa mère et  John Waters lui-même dont on ressent l’affection qu’il a pour son ami qui lui manque terriblement).

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=sJqw0hTAhXY[/youtube]

Par Serval

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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