avril 24, 2024

Along With the Gods – The Two Worlds

Titre Original : Singwa Hamgge – Joewa Beol

De : Kim Yong-Hwa

Avec Jung Kwon Soo, Ha Jung-Woo, Ji-Hoon Ju, Dong-Seok Ma

Année: 2017

Pays: Corée du Sud

Genre: Fantastique, Action

Résumé :

Le pompier Kim Ja-hong vient de périr dans un incendie qu’il combattait. Il se voit accueilli dans l’au-delà par deux hommes et une adolescente qui se présentent comme les gardiens qui l’accompagneront dans l’autre monde. Ja-hong va devoir affronter sept procès et de nombreuses épreuves, au royaume des Dieux, pour avoir une chance d’être réincarné…

Avis :

Kim Yong-hwa est un réalisateur coréen qui est totalement inconnu par chez nous. Il faut dire que comme pour beaucoup de films issus du cinéma coréen, les siens n’ont pas encore traversé nos frontières. Mais s’il est inconnu chez nous, en Corée du Sud le réalisateur est une star qui s’assure à chaque nouveau film les joies et les chiffres du box-office et ça, dès son premier film, « Oh brother« , une comédie sur des détectives qui récolte pas moins de trois millions d’entrées. « Along with the gods, the two worlds » est le cinquième long-métrage du réalisateur et c’est le premier volet d’un univers en deux partie. Présenté au Festival du Film Coréen de Paris, le nouveau film de Kim Yong-hwa est une bombe qui assure à tous les niveaux.

Deuxième plus gros score au box-office de la Corée, « Along with the gods … », c’est une tambouille qui mélange les genres, les histoires, les styles, qui passe du blockbuster au film plus intimiste et franchement, on prend un pied pas possible à suivre ces personnages. Beau, parfois un peu kitschouille, drôle, très drôle, et d’un coup émouvant, très émouvant, cette première incursion dans le cinéma de Kim Yong-hwa est jubilatoire et l’on espère vraiment que le film trouvera un distributeur chez nous.

Kim Ja-hong est jeune, plein de vie, et il a décidé d’aider les autres en devenant pompier. Alors qu’un incendie ravage une tour, Kim, en voulant sauver une petite fille, va perdre la vie. Si son corps reste dans le monde des vivants, son âme elle, est récupérée par trois anges. Ces trois anges seront alors ses gardiens et ils vont l’aider dans l’au-delà. Les âmes des morts peuvent se réincarner, mais pour cela, il leur faut affronter sept procès devant sept juges qui vont analyser leur vie, du détail le moins important aux plus lourds… Peu d’âmes arrivent à se réincarner.

Original, fou, dingue, débridé, déluré, visuellement époustouflant, et scénaristiquement génial, « Along with the gods, the two worlds » est LA grosse bombe qu’on n’a pas vu venir.

« Along with the gods … », c’est tout d’abord une idée géniale. Une idée merveilleuse qui nous entraîne étrangement dans un vrai univers d’heroic-fantasy. Si l’on pourrait reprocher au scénario de faire trop vite dans son ouverture, puisque le personnage principal meurt dans les cinq premières minutes du film, ce qui pourrait faire peur, puisque l’on nous demande de nous accrocher et quelqu’un qu’on ne connaît pas, on réalisera plus tard que le choix était on ne peut plus excellent puisque le scénario va nous présenter son personnage, sa vie et ceux qui l’entourent à travers les différents procès qui vont lui être fait. Mais le scénario n’est pas qu’une répétition de procès aux décors grandioses. Non, puisque l’intrigue de « Along with the gods … » évolue aussi bien dans le monde des morts que celui des vivants, offrant une enquête prenante dans le monde des vivants. Ici, rien n’est placé au hasard et finalement tous les éléments prennent sens, et nous entraînent vers un film en forme d’apothéose visuelle certes, mais aussi émotionnelle et un poil fun.

D’ailleurs, en parlant de fun, « Alog with the gods … » est très drôle. Quand on pense à des blockbusters qui se veulent sombres et funs à la fois, impossible de ne pas penser à l’écurie Marvel. Mais bien souvent, ce fun et cet humour qui se veulent cool plombent bien ces films. Bien souvent, on sent que l’humour est là pour camoufler une lacune, un vide, alors qu’ici, l’humour, même le plus décalé, sert l’intrigue et s’assume tellement. Le réalisateur ira même jusqu’à se moquer génialement du côté larmoyant final de son film. Jamais cet humour n’est trop ou mal placé. Non, ici, c’est bon, cohérent et surtout ça fonctionne et ça, ça fait beaucoup de bien. En plus de ça, « Along with the gods … » à travers son histoire et ses procès, aborde des sujets aussi beaux qu’ils sont tragiques. Bien évidemment, la mort et la repentance sont au cœur de l’histoire, ce qui donne un très beau fond au film, qui n’est pas là juste pour être un énorme blockbuster cool.

Puis les personnages, même les plus sombres, sont tellement attachants. Premièrement, il y a ce pompier mort, divinement incarné par Cha Tae-hyun. Comment ne pas être touché, voire même bouleversé, par les révélations qui vont être faites au cours des différents procès ? Les trois anges sont géniaux aussi, le trio fonctionne très bien et le scénario est suffisamment riche pour leur donner à chacun un rôle qui n’écrase pas l’autre. Très touché, on va l’être aussi par Kim Dong-wook qui incarne le frère du pompier ou encore et là c’est même un très joli coup de cœur, par Ye Soo-jung qui tient le rôle de la mère du pompier.

« Along with the gods … », c’est aussi une claque visuelle. Bien sûr, certains effets spéciaux sont un peu ratés, on ne peut pas tout réussir non plus. On trouvera donc un chat terriblement numérique, ou encore une scène de bataille sur une barque un peu kitschouillle, mais pour le reste, c’est du grand, du très grand spectacle. « Along with the gods … » emprunte à plein de films, mélange les genres et les styles pour mieux réinventer le tout. Franchement entre « Matrix« , « DBZ« , « Ghost » ou encore un côté « Avengers« , le film mélange tout ça, et ça a beaucoup de gueule.

De la gueule, le film en a aussi dans ses décors grandioses, pour chacun de ses procès. Incroyable d’inventivité, surtout dans la manière de présenter les peines encourues, « Along with the gods … » force le respect, d’autant que l’on prend énormément de plaisir à les suivre. Notons que pour incarner les différents juges, le réalisateur a casté de grandes figures du cinéma coréen.

Voilà, je pense que je vais m’arrêter là, car finalement, j’en ai déjà bien trop dit. Claque folle donc, « Along with the gods, the two worlds » est une bombe magnifique, puissante et intelligente. Une bombe qui doit sortir en salle. Une bombe qui donne bien des leçons de cinéma et de divertissement. Bref, encore une fois, le cinéma coréen prouve qu’il est bien l’un des meilleurs au monde. Voilà !

Note : 17/20

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=sD7dmu-IWNw[/youtube]

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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