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Angra - Omni - Lavisqteam.fr
août 4, 2021

Angra – Omni

Avis :

Quand on évoque le Brésil lors d’une conversation se portant sur le métal, le premier nom qui vient, c’est Sepultura et parfois Cavalera Conspiracy. Il faut dire que les frères Cavalera ont marqué de leur empreinte le Thrash métal sud-américain et pourtant, ils ne sont pas tout seul. On peut aussi parler de Krisiun ou encore d’Angra, groupe culte de Métal Prog qui s’est formé en 1991. Portant le nom d’un Dieu de la destruction, Angra s’impose rapidement sur la scène du métal prog avec l’album Angels Cry en 1993 puis Holy Land trois ans plus tard. Il ne suffira pas plus de deux albums pour faire remonter les noms de Rafael Bittencourt au chant et à la gratte, mais aussi et surtout de Kiko Loureiro, guitariste soliste de talent qui partira en 2015 avec Megadeth. Cette ascension fulgurante, le groupe la doit surtout à son style très particulier, très mélodique, mais aussi et surtout à une identité très forte et à des rythmiques endiablées. Malheureusement, comme tout groupe qui commence à avoir de la bouteille, Angra change souvent de line-up et parfois, tenir sur la durée devient très difficile. Pour autant, 27 ans plus tard, le groupe est toujours présent et livre avec Omni son neuvième album, qui arrive quatre ans après le précédent, Secret Garden. Mais est-ce que c’est bien ?

Le skeud s’ouvre sur Light of Transcendence et on nage en plein gros Power Métal que ne renierait pas DragonForce par exemple. Entre un chant à la voix cristalline qui rappelle certaines envolées lyriques des années 80 et une rythmique très rapide, le groupe semble se régaler dans un style qui pourtant reste très classique et presque sans surprise. La construction du morceau est très binaire et le solo que l’on retrouve est plaisant mais assez rapide. Bref, c’est bon, mais il n’y a pas de quoi sauter au plafond. C’est avec le deuxième titre que le groupe va montrer sa montée en puissance. Travelers of Time reste dans le délire Métal Prog à tendance Power mais avec des riffs plus lourds et une vitesse accrue. Le chanteur se cale bien sur la rythmique et on obtient une titre puissant, qui se paye même le luxe de faire un petit rappel à ses origines, laissant aller des percussions brésiliennes en introduction du titre. Des percussions que l’on retrouve dans l’excellent Caveman, un titre qui peut se targuer d’être varié, parfois un poil difficile d’accès, alliant même des riffs sur-saturés qui font écho au Djent et l’ensemble forme vraiment quelque chose de vraiment prenant et envoûtant. Tout autant qu’Insania, un morceau au refrain hyper catchy et qui marche du tonnerre si l’on excepte son introduction en chœur qui ne met pas forcément dans le bain.

Mais outre le fait que le groupe varie ses styles, il prend aussi des risques avec des titres parfois intéressants et d’autres fois complètement incongrus. Par exemple, on peut citer Black Widow’s Web avec la participation d’Alyssa White-Gluz d’Arch Enemy qui growle avec bonheur dans un titre efficace et qui change de ce que le groupe a pu faire par le passé. C’est assez virulent, ça rentre dedans avec une atmosphère assez sombre et ça marche à la perfection. Avec The Bottom of my Soul, le groupe fait quelque chose de plus commercial, mais qui contient un refrain qui fonctionne parfaitement et surtout, une mélodie qui accroche immédiatement l’oreille. On peut aussi faire ce genre de réflexion sur War Horns, malgré le fait que le titre soit moins marquant alors qu’il est plus épique dans ses paroles et sa volonté. Le groupe prend aussi un énorme risque avec le titre Always More, qui est une ballade un poil ringarde qui irait parfaitement à une sitcom à l’eau de rose. Il s’agit d’un faux pas dans cet album, mais il demeure assez mineur. D’autant plus qu’il est suivi par le meilleur titre de l’album, l’énorme Silence Inside. Le morceau dépasse les sept minutes, propose une introduction de deux minutes avec des allures arabisantes avant de virer vers un titre purement prog et d’une puissance incroyable. On notera aussi le dernier titre, Infinite Nothing, qui est une longue plage musicale reprenant certaines mélodies des titres précédents et qui pourrait coller à une bande-originale de film.

Au final, Omni, le dernier album d’Angra, est une petite tuerie que l’on n’avait pas forcément vu venir. Avec ce neuvième album, le groupe brésilien prend des risques, utilise des variations complexes et multiplie les accompagnements intelligents, proposant donc une galette complète et à la production impeccable. On aurait pu croire le groupe mort avec le départ de Kiko Loureiro, mais il n’en est rien, bien au contraire, Angra semble reprendre du poil de la bête et c’est tant mieux !

  1. Light of Transcendence
  2. Travelers of Time
  3. Black Widow’s Web
  4. Insania
  5. The Bottom of my Soul
  6. War Horns
  7. Caveman
  8. Magic Mirror
  9. Always More
  10. Silence Inside
  11. Infinite Nothing

Note : 19/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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