janvier 16, 2022

K.O

De : Fabrice Gobert

Avec Laurent Lafitte, Chiara Mastroianni, Pio Marmai, Clotilde Hesme

Année : 2017

Pays : France

Genre : Thriller

Résumé :

Antoine Leconte est un homme de pouvoir arrogant et dominateur, tant dans son milieu professionnel que dans sa vie privée.
Au terme d’une journée particulière oppressante, il est plongé dans le coma.
À son réveil, plus rien n’est comme avant : Rêve ou réalité ? Complot ? Cauchemar ?…
Il est K.O.

Avis :

Réalisateur français, Fabrice Gobert s’est fait remarquer dès son premier film, « Simon Werner a disparu… », film qui fut même nommé au césar du meilleur premier film. Depuis ce premier film sorti en 2010, le réalisateur s’était attelé à la télévision, puisque c’est en très grande partie à lui que le doit les deux saisons de la série « Les revenants« . Depuis l’arrêt de la série, nous n’avions plus de nouvelles du réalisateur, jusqu’au mois de Mai 2017, où il nous présente la bande-annonce de « K.O« .

D’emblée, la bande-annonce attire l’œil et laissait entrevoir un thriller machiavélique et paranoïaque. On avait donc hâte de voir ce que Fabrice Gobert avait bien pu nous concocter. Mais c’est un amer goût de déception lorsqu’on quitte la salle. « K.O » est bien loin de toute subtilité et tension et c’est une intrigue qu’on a bien du mal à croire que le réalisateur nous sert ici. Une intrigue lourde, grosse, clichée et fabriquée qui, en prime, a tendance à partir dans le grand n’importe quoi… C’est vraiment dommage.

Antoine Lecomte est un homme de pouvoir qui joue et surjoue de ce dernier. Arrogant, détestable, égoïste et personnel, il ne fait aucun cadeau et n’hésite pas à écraser et ridiculiser ses collègues. Un matin, l’un de ses collègues lui tire dessus.

Quand Antoine se réveille, plus rien n’est comme avant. Cauchemar ou réalité, rêve ou folie ? Antoine va avoir bien du mal à se retrouver dans cette nouvelle vie.

Avis mitigé et surtout déception viennent accompagner la sortie de la salle, après la découverte de « K.O« . Si le scénario était intéressant sur le papier, à l’écran, ce n’est pas le même enthousiasme qui se fait sentir.

Il y a des films comme ça qui ont la fâcheuse tendance à décevoir très vite et « K.O » fait partie de ceux-la. Dès le début, Fabrice Gobert nous plonge auprès d’un personnage caricatural et cliché au possible. Plus odieux que ça, impossible.

On suit donc ce personnage détestable dans tous les sens du terme, dictant ses ordres à longueur de journée. Si l’on laissera à Fabrice Gobert un joli cachet visuel sur son film, et même des idées de réalisation intéressantes, pour le reste, on aura bien du mal à croire en son film.

Le souci avec « K.O« , ce n’est pas vraiment l’intrigue de départ, (oui, parce qu’après ça vire au n’importe quoi…), c’est plutôt les réactions aucunement crédibles et réalistes de ses personnages. Ici, il n’y en a aucun pour relever l’autre et tous sont d’une bêtise pas possible. Une bêtise si grande qu’on est en droit de se demander si cela n’est pas fait exprès.

On reste donc là, à suivre cette histoire qui veut se loger quelque part entre la réalité et la folie, quelque part entre le surnaturel et le réel. Et le scénario va nous réserver des surprises assez étonnantes, mais pas dans le sens qu’on ne l’aurait voulu. Et malheureusement, plus l’intrigue évolue et plus elle creuse dans l’invraisemblable, et parfois même le ridicule.

Si le mystère de cette autre vie arrive à quelque peu nous tenir en attention jusqu’à la fin du film, les rebondissements et le parcours de son ou ses personnages ont plus tendance à faire sourire qu’autre chose. La partie fight club, amenée comme ça, sans plus d’explications, nous perd définitivement. Le scénario veut créer le mystère, la paranoïa et la tension, mais on ne pourra pas dire que « K.O » est efficace, car il n’arrive pas plus que ça à nous tenir, et si on n’avait pas envie d’avoir une explication, alors le film se serait encore plus raté. Puis, quand on a enfin des réponses, elles sont tellement téléphonées que le ressenti de déception est encore plus frustrant.

On aurait pu alors se rattacher aux comédiens et aux personnages, mais là encore, c’est couci-couça. Laurent Laffite prend son air le plus mystérieux possible, mais on n’y croit pas vraiment. Pio Marmai est insupportable (une première). Chiara Mastroianni, Clotilde Hesme et Sylvain Dieuaide ne servent à rien et finalement, seule Zita Hanrot tire vraiment son épingle dans un double rôle dans lequel elle crève l’écran.

Il n’y a donc pas grand-chose à retenir de ce « K.O« , si ce n’est la déception et la frustration ressenties et une très bonne BO. Si le film se regarde sans ennui, la grossièreté de l’intrigue fait qu’on sourit plus devant l’incongruité des événements et des clichés et c’est dommage, pour une fois qu’un film essaie de proposer autre chose…

Note : 06/20

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Par Cinéted

 

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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