janvier 27, 2022

Belles Bêtes! – Top 5 des Animaux Pas Fantastiques dans les Films d’Horreur

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Le cinéma, c’est un peu fait rêver. Si certains cinéastes prônent le septième art comme manière de dispenser des jugements de valeur ou de mettre en avant les misères du monde sans jamais proposer de solutions, d’autres ont envie de faire voyager, de faire briller les yeux des gens et de leur donner envie de s’évader. Et si en plus le film a une portée sociétale ou de belles valeurs, c’est d’autant plus réjouissant. Du coup, pas étonnant que la magie apparaisse assez vite dans le cinéma et que les créatures fantastiques commencent à envahir le grand écran. Des créatures qui ont fait la joie des amateurs de ciné d’épouvante avec les monstres de chez Universal, mais qui ont aussi joué avec les phobies du public, s’amusant à mettre en avant des araignées, des serpents et tout autre tas de bestioles plus ou moins dangereuses. Puis sont apparues les bestioles magiques, issus d’un imaginaire très souvent tiré de la fantasy, les dragons, gobelins et autres orcs ont très rapidement suivi le mouvement pour montrer un tout nouveau bestiaire, les créatures fantastiques.

Et aujourd’hui, la fantasy et la magie ont pris une place importante au sein du septième art, à un tel point que l’on fait des films issus d’un simple bestiaire écrit par J.K. Rowling. Il faut dire que la maman d’Harry Potter n’a pas son pareil pour l’écriture et qu’elle est aussi une femme d’affaires intransigeante sur la qualité de ses produits. Les Animaux Fantastiques sort, et c’est une toute nouvelle gamme de bestioles qui s’offre à nous, du rhinocéros explosif au singe invisible, du serpent à plume qui grandit ou rétrécit en fonction de l’espace qu’il occupe à l’espèce de taupe qui est attiré par tout ce qui brille. Bref, une imagination débordante pour un résultat intéressant, même si le film ne présente que sommairement les animaux.

Il ne faut pas oublier que le cinéma d’horreur n’a jamais arrêté de produire des films avec des bestioles prédatrices et de pauvres humains en détresse. Mais il a aussi produit des films avec des bêtes innocentes et de pauvres hères en détresse. Des animaux pas du tout fantastiques pour des films qui jouent à fois la carte du délire, tout en arpentant le chemin glissant de l’hémoglobine. Et comme petit pied de nez au film de David Yates, on a eu envie de faire un top 5 des films d’horreur avec des animaux pas, mais alors pas du tout, fantastiques. Ou un peu…

  1. L’Attaque des Crabes Géants de Roger Corman

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Bon, on est d’accord sur la base que le crabe, il n’a pas trop tendance à becqueter de l’humain. Entre sa petite taille, sa frousse et sa chair délicieuse, c’est plutôt l’inverse qui se produit. Sauf quand ceux-ci deviennent maousse costaud et décident de se venger de ce bipède qui se délecte de surimi à longueur d’été. C’est en 1957 que l’incontournable Roger Corman décide de faire de cet animal craintif et à la pince facile, un monstre gigantesque qui va s’amuser avec les humains afin de se sustenter. Un film qui a de nombreux défauts, mais qui montre aussi que la physionomie du crabe est un peu dégueulasse et que si l’animal faisait au moins dix fois sa taille actuelle, on ferait moins les malins. Alors ici point de magie, mais des essais nucléaires qui marchent mal et qui font faire muter ces charmants crustacés. Du coup, pas sûr que Norbert Dragonneau est vraiment envie de les avoir dans sa valise.

  1. Chaw de Shin Jeong-Won

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La chasse, ce soi-disant sport dans lequel des décérébrés retrouvent leur plus bas instinct pour buter de pauvres bêtes dans la nature qui n’ont rien demandé à personne. Il était temps que les bêtes de la forêt prennent leur vengeance. Et visiblement, en Corée du Sud, c’est un peu comme en Ardèche, il y a du sanglier. Mais du sanglier de compet’. Pas celui qui traverse la route la nuit quand il pleut. Celui qui pèse une bonne tonne et qui commence à en avoir sa claque de voir ses marcassins se faire truffer de plombs. Du coup, il va utiliser sa force et son intelligence pour friter du chasseur asiatique, et il n’y va pas avec le dos de la cuillère. Chaw est le parfait exemple que l’on peut faire un film d’horreur, un vrai, avec simplement une bonne bête. Car Chaw, même s’il reste perclus de longueurs, est un film intéressant sur sa portée écologique et sur sa propension à placer la bête comme victime, même si c’est elle qui tue. Et pourtant, on n’aurait pas parié un kopek sur un sanglier tueur. Même géant…

  1. Zombeavers de Jordan Rubin

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On va se mettre d’accord de suite. OK, les animaux de ce film ne sont pas particulièrement normaux. OK, il y a une histoire de zombie dedans qui fait que ces bestioles sont agressives. Mais y a-t-il de la magie pour autant ? Non ! Car Zombeavers part d’un principe totalement déjanté, celui de mettre des castors zombies face à de jeunes débiles. Film hommage aux années 90 et aux teen movies horrifiques, Zombeavers ne se prend jamais au sérieux mais a réussi à faire le buzz avec ses créatures totalement improbables. Il faut dire qu’en dehors d’une fumette particulièrement sévère, il semble difficile d’imaginer le castor comme prédateur d’humains. Et pourtant, le pari est relevé et le film met le rongeur dans une position de dominant près à se défouler les dents sur des fémurs et non plus sur des troncs d’arbres. Et si la peur des souris ou des rats peut s’expliquer (quoi que…), il faut maintenant compter sur les castors (qui ont la queue plate à force de se faire sucer par des canards !).

  1. Black Sheep de Jonathan King

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La Nouvelle-Zélande, ses vertes prairies, ses habitants sympathiques, ses réalisateurs cultes et bien entendu, ses moutons. Ovidé inoffensif, le mouton est pourtant un animal qui attise les convoitises de certains jeux vidéo, comme World of Warcraft et son dérivé en jeu de cartes, Hearthstone, mais aussi du cinéma. Et pas seulement pour faire un documentaire sur le tissage de la laine. Il fallait bien avoir un cerveau malade qui allait placer les moutons comme mangeurs d’hommes dans une comédie horrifique délirante et relativement bien foutue. Black Sheep est au croisement du film de zombie animalier et de la comédie burlesque. Ici, le mouton est un danger constant, tant et si bien que le pays devient un véritable lieu dangereux. Bah oui, la Nouvelle-Zélande compte plus de moutons que d’habitants, il y a de quoi avoir peur si un jour ce pauvre animal à laine se rebelle et décide de ne plus bouffer de l’herbe, mais du cuir chevelu…

  1. Isolation de Billy O’Brien

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Avant de succomber aux affres de la licence facile avec les Détour Mortel, Billy O’Brien avait fait frémir les festivals d’horreur avec… une vache. Afin d’éviter la fermeture de sa ferme, il accepte de faire des expériences de fécondation sur l’une de ses vaches. Malheureusement pour lui, elle va devenir une prédatrice visqueuse et quasi invisible. Filmé à la manière d’un Alien de Ridley Scott (belle comparaison quand même), le réalisateur arrive à réellement créer de l’angoisse à l’aide d’un pauvre bovidé qui n’a rien demandé à personne. Sorte de pamphlet écologique masqué sous la forme d’un film d’horreur, Isolation réussit son pari de faire d’une vache une créature monstrueuse et vraiment flippante. Et là encore, rien de magique, juste de la science qui tourne sacrément mal.

Bonus :

Il faut toujours se méfier des lapins, toujours…

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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