mai 16, 2021

Les Dents de la Mer

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Titre Original: Jaws

De : Steven Spielberg

Avec Roy Scheider, Robert Shaw, Richard Dreyfuss, Lorraine Gary

Année: 1975

Pays: Etats-Unis

Genre: Horreur/Aventure

Résumé :

A quelques jours du début de la saison estivale, les habitants de la petite station balnéaire d’Amity sont mis en émoi par la découverte sur le littoral du corps atrocement mutilé d’une jeune vacancière. Pour Martin Brody, le chef de la police, il ne fait aucun doute que la jeune fille a été victime d’un requin. Il décide alors d’interdire l’accès des plages mais se heurte à l’hostilité du maire uniquement intéressé par l’afflux des touristes. Pendant ce temps, le requin continue à semer la terreur le long des côtes et à dévorer les baigneurs…

Avis :

Il y a des films qui marquent et qui restent dans le panthéon du cinéma, même s’il s’agit de film de genre. Bien souvent, quand on regarde une filmographie de films de requins, on voit toujours apparaître en tête de liste un certain Les Dents de la Mer (ou Jaws pour les puristes) qui date de 1975. On est tout de même en droit de se demander comment cela se fait-il qu’aucun film depuis 38 ans n’ait réussi à détrôner ce métrage de Steven Spielberg ? La réponse est simple, la réunion de talents. Parce que si Spielberg demeure un excellent metteur en scène, il faut aussi souligner la présence incroyable des acteurs, et la musique d’un certain John Williams inoubliable. Ainsi qu’une équipe technique et des effets spéciaux du tonnerre. Alors c’est bien gentil toutes ces éloges, mais le film est-il toujours efficace de nos jours ? Et si oui, qu’est-ce qui le différencie des autres productions de squales ? Allons faire un petit tour dans la station balnéaire d’Amity et affrontons ce grand blanc !

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Quand le requin passe à table !

Le scénario du métrage est tout bête et repose presque essentiellement sur une ambiance bien dosée et un danger invisible qui risque de mettre à mal l’économie d’une petite ville. Nous sommes à Amity, une petite station balnéaire des Etats-Unis. Une jeune fille est retrouvée déchiquetée sur le bord de la plage. Si le nouveau shérif en place pense à une attaque de requin, en accord avec le légiste, ce dernier va vite changer d’avis sous la pression du maire pour dire qu’il s’agit de l’hélice d’un bateau. Fort heureusement, un jeune étudiant en océanographie arrive et confirme qu’il s’agit bien d’un requin. Alors que le maire continue de nier et que les habitants s’apprêtent à recevoir une masse de touriste pour l’anniversaire de la ville, une seconde attaque survient et un petit enfant se fait dévorer. C’est la panique et la chasse au requin est ouverte. Dans cette simple histoire, Spielberg arrive à créer une histoire qui tient debout et qui incite à la peur de tous les instants grâce à un habile mélange de crétinerie politique, d’économie de bout de chandelle et de requin géant. Le tout est parfaitement crédible et démontre le peu de d’importance que l’on accorde à l’homme par rapport au profit. L’autre phase intéressante est aussi la poursuite du requin, exemplaire en terme d’aventure et de pression, mais qui montre aussi une histoire d’hommes, avec des personnages travaillés et attachants. Bref, avec une histoire vraisemblable et des personnages sympathiques, le film n’explore pas seulement la face vorace du requin.

Mais quand on regarde le film aujourd’hui et qu’on le compare avec des productions plus récentes de plus ou moins bonnes factures (je passe bien évidemment sur les conneries de chez Asylum comme Sharktopus, Megashark Vs Giant Octopus et consorts), on remarque tout de même que le film de Spielberg contient beaucoup plus d’éléments dramatiques dans sa structure et dans son climat. On commence par une angoisse sur les victimes possibles, jusqu’à la disparition de l’enfant, où le monstre apparait réellement. Puis on va voir une angoisse qui concerne toute la ville et qui met en émoi toute une population et une économie locale. Enfin, on aura une angoisse pesante sur les trois hommes qui s’engage sur le bateau et qui veulent affronter la bête. Du coup, l’angoisse, bien que différente à chaque fois demeure tout le temps présente et stimule notre attention. Bien entendu, les apparitions du requin sont très fortes et très impressionnantes, car elles sont dans les moments où l’on s’y attend le moins. Par exemple, on aura un plan sur Roy Scheider en train de balancer de la poiscaille par-dessus bord et d’un coup, la tête du molosse surgit. Tous ces effets demeurent inattendus et rendent encore formidablement aujourd’hui !

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J’en tiens une grosse là ! Il est énorme ce lâché de salopes !

Il faut dire aussi que le film est marqué par un trio d’acteurs fabuleux. En tête de liste, on aura Roy Scheider, jouant le nouveau shérif de la ville et qui se trouve confronté pour la première fois à ce genre d’attaque. D’autant plus qu’il n’aime pas l’eau, l’affaire ne l’emballe pas plus que cela. Père modèle et shérif zélé, il demeure la valeur sûre du film. L’acteur joue ce rôle à la perfection, et avec une justesse incroyable. Robert Shaw joue le pêcheur professionnel, le rustre de base mais qui possède un secret bien gardé. Personnage que l’on aime détester dans les films, il s’en sort à merveille et demeure la personne qui fait sourire dans ce drame aquatique. Néanmoins, il est aussi très touchant, surtout lors de la scène où il raconte sa vie en tant que soldat, et l’acteur fait passer une émotion incroyable. Enfin, Richard Dreyfuss joue le rôle du jeune étudiant qui souhaite apprendre et il le fait extrêmement bien. S’attirant la sympathie du public dès les premiers instants, il va tenir le rôle le moins évident, celui qui est le plus insouciant mais aussi le plus intelligent. Il tient son rôle avec maestria. Les rôles secondaires sont très bons aussi, mais demeurant un peu plus dans la caricature, comme les gosses qui vont dans l’eau ou encore les jeunes qui se bourrent la tronche ou bien le maire qui pense plus à l’argent qu’à l’humain.

Mais ce qui marquera le plus dans le film, ce sont les attaques de requin. Invisible au départ, il tardera à montrer sa grande gueule, mais il le fera avec classe, laissant un souvenir persistant dans la mémoire des cinéphiles. Optant pour un animatronic, le requin fait plus vrai que nature et demeure bien plus réaliste que toutes les images de synthèse que l’on a pu voir récemment, et je pense que l’on n’a pas fait mieux depuis. Réellement effrayant, donnant un sentiment de puissance et d’intelligence, Spielberg rend son monstre vraiment terrifiant. Bien entendu, les effets gores sont minimes et ne concernent qu’une seule partie vers la fin. Mais plutôt que de montrer des membres déchiquetés tous les deux plans, Spielberg va les suggérer avec les réactions des personnages, comme la découverte de la jeune fille sur la plage ou encore le matelas crevé du jeune garçon. La fin, bien que téléphonée et un peu dommage (on n’en vient à se demander comment les trois hommes n’ont pas pensé à cette solution avant !) reste d’un bon acabit et inspirera surement d’autres films et même des jeux vidéo (Resident Evil par exemple).

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On n’a pas vu tes seins, mais tu as enlevé le haut, donc tu es la première victime !

Au final, Les Dents de la Mer est un classique de chez classique. Véritable petit bijou de l’angoisse et de la mise en scène, le film joue sur le tableau du drame mais aussi de l’aventure maritime. Exemplaire dans les apparitions du requin et dans la montée crescendo de la peur, ce film marquera toute une génération et on comprend pourquoi. Toujours indétrôné aujourd’hui, il demeure le meilleur film de requins à ce jour, tout simplement.

Note : 18/20

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Par AqME

cobra-original-1-290x290Note de Casey Slyback: 19/20

Note de Mickey: 19/20

316356_10201093379436910_1464413393_nNote de Trasher: 19/20 Souvent copié, jamais égalé!

psychose-545x293Note de Juli: 17/20

ServalNote de Serval: 20/20

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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