janvier 21, 2022

And Then There Were None

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D’Après une Idée de : Craig Viveiros

Avec Charles Dance, Douglas Booth, Maeve Dermody, Burn Gorman

Pays: Angleterre

Genre: Policier

Nombre d’Episodes: 3

Résumé:

Une version des Dix petits nègres d’Agatha Christie.

Avis :

Craig Viveiros est un réalisateur anglais qui, pour l’instant, n’a pas fait grand bruit, puisqu’il a à son actif un petit thriller « Last Hitman, 24 heures en enfer » avec Jack O’Connell et Tim Roth, un thriller bien efficace, et un autre petit film qui n’a pas trouvé le chemin de nos contrées, « Ghosted« .

Depuis son deuxième film, le thriller « Last Hitman, 24 heures en enfer« , qui rappelons le, avait mis un temps considérable avant d’arriver directement en dvd chez nous, nous n’avions plus de nouvelles du réalisateur. Enfin, jusqu’à ce que le trailer noir de « And Then There Were None » fasse son apparition. Après le format long, Craig Viveiros se serait donc lancé dans l’exercice de la mini-série. Adapté d’Agatha Christie, « And Then There Were None » va être une bonne petite série de trois épisodes d’une heure chacun. Autant dire que la série sera très (trop) vite avalée. Et chaque épisode nous réservera son lot de disparitions et d’imprévus.

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Vera Claythorne est une jeune femme qui vient de retrouver un emploi. Londonienne, elle va apprendre la vie au bord de mer, car un couple fortuné recherche une secrétaire. Elle se rend sur place et découvre qu’elle est invitée avec plusieurs autres personnes. Le couple habite dans une grande maison sur une île, dont ils sont les seuls habitants. Les convives se rendent alors en bateau et sont accueillis par les domestiques qui leur apprennent que les Owen ne seront présents pour la soirée. Un dîner est tout de même prévu, après que les invités aient pris connaissance de leur appartement. Un petit week-end pour le moins idyllique, mais très vite, dans l’ombre, un cauchemar s’annonce…

Une photographie pluvieuse et froide. Une île qui ressemble à celle de « Shutter Island« . Le vent froid du nord de l’Angleterre, les vagues qui se fracassent sur les falaises. Dix personnes piégées sans le savoir sur cette île. Des meurtres violents et sournois. Des victimes peut-être pas si innocentes que ça. Et enfin, un meurtre qui se cache au milieu des invités. Voici le décor de « And Then There Were None« , une petite série anglaise comme seuls les britanniques en ont la recette pour cette adaptation des « dix petits nègres » d’Agatha Christie.

Craig Viveiros nous avez déjà convaincu avec son complètement barré « Last Hitman, 24 heures en enfer » qui avait été une bonne surprise, mais aussi une déception, puisque le film qui méritait sa place sur le grand écran avait été snobé par les producteurs et donc sorti en DVD chez nous. Bref, on attendait alors avec curiosité le prochain projet du réalisateur anglais et alors qu’on l’espérait sur le grand écran, il marque son retour sur le petit. C’est avec trois épisodes d’une heure chacun que le réalisateur va s’atteler avec suspense et sadisme psychologique à nous raconter sa vision du roman d’Agatha Christie et le résultat sera vraiment appréciable.

Avec une réalisation magnifique, le réalisateur nous entraîne dans l’enfer de cette fatalité, où chaque convive finira par être jugé. Ce qui est excellent dans cette petite série, c’est que le réalisateur réussi à installer une tension qui va monter crescendo au fur et à mesure que les invités succombent à la folie meurtrière et justicière de cet assassin. Tout est maîtrisé au plan près et aucune fausse note ne vient entacher la destinée macabre qui s’est mise en marche. Intriguant, captivant et fascinant, on se plaît à chercher le moindre indice qui pourrait nous faire découvrir le visage de l’assassin avant le chapitre final. Alors pour ceux qui connaissent déjà l’intrigue, le suspens sera amoindri, mais ce n’est pas pour cela que vous ne prendrez pas plaisir à suivre cette série, car elle dégage un caractère certain. Une atmosphère qui captive dès son superbe générique de début. Il lui manque simplement ce petit quelque chose en plus qui fait passer la série d’excellents moments de cinéma à celui de vraiment marquant. Peut-être un souffle dramatique, mais bon, le résultat est tout de même excellent et on ne boude pas notre plaisir.

La force d’écriture, l’intrigue de la romancière, les images concoctées par Craig Viveiros et les comédiens sont à coup sûr d’excellents arguments qui amènent cette série vers le haut. Tiens, parlons-en des comédiens, car le réalisateur s’est fait plaisir et a réuni la crème de la crème des acteurs britanniques. « And Then There Were None« , c’est Maeve Dermody et Charles Dance qui se donnent la réplique. C’est Sam Neil, Aidan Turner, Burn Gorman , Noah Taylor, Anna Maxwell Martin ou Miranda Richardson et Toby Stephens qui se tournent autour, se scrutent, essaient de se démasquer ou attendent la mort avec une certaine liberté.

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« And Then There Were None » est donc une belle réussite qu’on va prendre plaisir à suivre. Les trois heures qui nous sont présentées passent à une vitesse folle et c’est avec un certain plaisir sadique qu’on aurait aimé que la série dure un peu plus longtemps. Décidément, l’Angleterre est une terre bourrée de talents et Craig Viveiros, en deux projets, nous a convaincu du sien et on attend son prochain film ou sa prochaine série avec une certaine impatience.

Note : 16/20

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=JyPeQM4OgyU[/youtube]

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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