novembre 29, 2021

The Strain Saison 2 – Vampirisme, Nazisme, Mais que Fait la Police?

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D’Après une Idée de : Guillermo Del Toro et Chuck Hogan

Avec Corey Stoll, David Bradley, Mia Maestro, Kevin Durand

Pays: Etats-Unis

Genre: Horreur

Nombre d’Episodes: 13

Résumé :

Un avion atterrit à l’aéroport international John F. Kennedy avec toutes lumières éteintes et les portes scellées. L’épidémiologiste Dr. Ephraim Goodweather et son équipe sont envoyés pour enquêter. À bord, ils trouvent deux cents six corps et seulement quatre survivants. La situation se dégrade quand les corps commencent à disparaitre de la morgue. Goodweather et un petit groupe se retrouvent à devoir se battre pour protéger les leurs et même la ville entière d’une ancienne menace envers l’humanité.

Avis :

Adapter un roman n’est pas une chose facile, en atteste les différents films issus de livres de Stephen King et qui sont des échecs pour la plupart. The Strain est sorti en France sous la forme d’une trilogie et elle fut écrite par Guillermo Del Toro et Chuck Hogan. Ce n’est qu’après avoir eu un joli succès littéraire que le réalisateur mexicain a décidé de l’adapter en série. Et il faut dire que dans le genre, la première saison avait posé des codes assez inédits, proposant quelque chose de violent, parfois gore et avec des vampires bien loin des standards habituels. C’est donc avec une logique inébranlable qu’une seconde saison a vu le jour, essayant de suivre les bouquins et montrant une constante évolution dans l’invasion vampire et la résistance humaine. Mais cette saison deux est-elle à la hauteur de la première qui avait emballé les foules malgré des défauts flagrants ?

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Sans être aussi surprenante que la saison précédente, cette suite s’avère relativement plaisante à défaut d’être excellente. Il faut dire qu’il est difficile de gommer les scories du premier tant elles sont ancrées dans la série. Encore une fois, on remarquera quelques incohérences, avec notamment certains vampires qui se déplacent en plein jour, comme Eichorst, sans que cela ne le gêne vraiment. Ou tout du moins, son trajet nid/bâtiment est volontairement occulté. Mais on remarquera aussi une certaine négligence dans la gestion de la catastrophe. C’est-à-dire que les vampires prennent plus d’ampleur, qu’il y a de moins en moins de monde dans la ville la journée, mais le pays n’est toujours pas en alerte et les habitants se démerdent comme ils peuvent. C’est assez dommage car c’est un énorme défaut qui fait que la série n’est pas assez réaliste. Ceci dit, cela permet de se focaliser sur les personnages principaux, dont les relations évoluent, et de présenter un nouveau personnage jouant sur des enjeux politiques. Enfin, il est difficile de passer outre les actions des héros, qui ne se déplacent que de nuit, alors que c’est le plus dangereux.

Mais outrepassant ces défauts, la série reste tout de même innovante sur bien des points et possède vraiment des thèmes qui sont chers à Guillermo Del Toro. Ainsi, Zack, le fils du héros, sera en constante évolution, que ce soit avec son père, qui s’éloigne au début pour mieux se rapprocher sur la fin, avec Nora, qui sera comme une seconde maman, et Kelly, sa mère vampire, avec laquelle il a du mal à couper le cordon et à croire qu’elle est morte. Cet aspect de l’enfance est aussi perçu dans certains vampires, les flaireurs, des enfants aveugles se déplaçant de façon très véloce. Encore une fois, on retrouve le thème du monstre, de la transformation physique et de l’enfance. Mais la plus grosse surprise viendra certainement de deux personnages vampiriques. Tout d’abord Eichorst gagne en épaisseur, grâce à deux épisodes centrés sur lui durant sa jeunesse alors qu’Hitler monte doucement au pouvoir. Richard Sammel est réellement bluffant dans le rôle, jouant à la perfection le salaud de base sans scrupule et n’ayant rien à perdre. Ensuite, on aura aussi un guerrier qui souhaite vaincre le maître, un métis qui a vécu durant les romains et qui s’avère un guerrier redoutable et un allié de choix. Seulement, la série joue sur ambiguïté intéressante où les enjeux de chacun prennent le pas sur leurs convictions propres, les obligeant à collaborer.

Enfin, la série opte pour un visuel encore plus dark que la première saison. Beaucoup plus gore, on aura droit à des moments bien stressants côtoyant des moments plus tendres, soupapes nécessaires pour souffler un petit peu dans un monde en proie au chaos. Les derniers épisodes sont là pour en attester, puisqu’ils sont beaucoup plus rigoureux en termes de rythme et d’action, profitant de la réalisation inspirée de Vincenzo Natali qui signe les deux derniers épisodes. La fin se veut dramatique au possible, ouvrant sur un cliffhanger de folie et signant à la fois une surprise pour le lecteur des romans et une continuité toute logique.

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Au final, la saison deux de The Strain est plutôt une bonne réussite. Si les défauts de la saison précédente ne sont pas forcément gommés, on reste quand même dans une série haut de gamme dans le domaine vampirique, restant dans la veine de ce qu’aime Guillermo Del Toro et brassant des thèmes que l’on voit peu dans ce genre de production. D’ailleurs, le format de treize épisodes est plutôt idéal pour ce type de série, n’étant ni trop long ni trop court pour poser les bases d’une intrigue intéressante sans jamais ennuyer le spectateur. Bref, une saison deux divertissante, gore, qui montre les développements de tous les personnages, offrant aussi une jolie mise en abîme pour le personnage de Palmer, qui se retrouve à faire comme son ennemi, Setrakian.

Note : 16/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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