décembre 2, 2021

Comme un Avion

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De : Bruno Podalydès

Avec Bruno Podalydès, Agnès Jaoui, Sandrine Kiberlain, Vimala Pons

Année : 2015

Pays : France

Genre : Comédie

Résumé :

Michel, la cinquantaine, est infographiste. Passionné par l’aéropostale, il se rêve en Jean Mermoz quand il prend son scooter. Et pourtant, lui‐même n’a jamais piloté d’avion…

Un jour, Michel tombe en arrêt devant des photos de kayak : on dirait le fuselage d’un avion. C’est le coup de foudre. En cachette de sa femme, il achète un kayak à monter soi‐même et tout le matériel qui va avec. Michel pagaie des heures sur son toit, rêve de grandes traversées en solitaire mais ne se décide pas à le mettre à l’eau. Rachelle découvre tout son attirail et le pousse alors à larguer les amarres.

Michel part enfin sur une jolie rivière inconnue. Il fait une première escale et découvre une guinguette installée le long de la rive. C’est ainsi qu’il fait la connaissance de la patronne Laetitia, de la jeune serveuse Mila, et de leurs clients ‐ dont la principale occupation est de bricoler sous les arbres et boire de l’absinthe. Michel sympathise avec tout ce petit monde, installe sa tente pour une nuit près de la buvette et, le lendemain, a finalement beaucoup de mal à quitter les lieux…

Avis :

Dans la famille Podalydès, je demande le grand frère, Bruno. Plus connu comme réalisateur, « Le mystère de la chambre jaune« , « Liberté-Oléron« , ou dernièrement, « Adieu Berthe ou l’enterrement de mémé » qui connu un petit succès en salle avec plus de six cent mille entrées, il est aussi acteur. Pour son nouveau film, sorti le 10 Juin dans les salles, l’acteur réalisateur nous revient avec une comédie légère, dont il sera le héros, un fait assez rare, puisque d’ordinaire, même s’il joue dans ses films, c’est très son souvent son jeune frère Denis qui en tient le premier rôle.

Une petite comédie perdue à la campagne près d’une jolie rivière, histoire de changer d’air. Une crise de la cinquantaine, qui s’accompagne d’une nouvelle passion, une envie de voir autre chose et prendre le temps de se laisser aller. À la vision de la bande-annonce très sympa du nouveau film de Bruno Podalydès, « Comme un avion » semblait séduisant, bourré de charme et de bonne humeur. Le film promet un bon moment de détente. Mais ça, ce ne sont que les promesses, car une fois plongé dedans, on se retrouve devant un film faussement joyeux, qui se remet faussement en question et qui, si au départ est plaisant, finit par ennuyer à force de vouloir être faussement libre.

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Michel a toujours été passionné par les avions. Malgré le fait qu’à cinquante ans passés il n’en a jamais piloté un, sa passion demeure comme au premier jour. Un jour, pour le boulot, il tombe sur des photos d’un kayak. Pour Michel, c’est une révélation, un coup de foudre. Ce petit bateau a tout d’un avion, en plus abordable. Commence alors une nouvelle passion, un nouveau rêve, qui va se concrétiser avec la prise d’une semaine de vacances. Une semaine où Michel va se retrouver seul avec lui-même à descendre une rivière. Enfin, ça c’est ce qu’il croyait, car le premier jour il fait halte pour la nuit dans une guinguette au bord de la rivière et fait la connaissance de Laetitia et des gens qui vivent dans ce petit havre de paix.

J’avoue que je ne l’attendais pas et à la découverte de la bande-annonce, « Comme un avion » pouvait être la bonne surprise de ce début d’été qu’on n’avait pas vu venir. Tous les ingrédients sont réunis pour faire de cette petite comédie un joli moment. Surement pas la meilleure comédie de l’année, mais peut-être de quoi nous amuser, nous dépayser et soyons fou, l’envie nous aussi de tout quitter pour une semaine de kayak. Oui, j’avais envie de l’aimer ce film et le début s’annonçait très prometteur. Le héros, Michel, est plein de charme, il est drôle et nonchalant. Mais très vite, le film va commencer à avoir des longueurs. La première partie, avant que Michel soit sur l’eau, est beaucoup trop longue. Le film tourne en rond, ne décoller pas et bien souvent, ressemble plus à une pub qui vante la beauté et les mérites du modèle qu’a choisi le héros. Mais bon, on reste indulgent espérant que la suite sera plus sympa et qu’enfin, on trouve le charme désuet de la bande-annonce.

Et c’est ce qui va se passer, une foi dans son kayak, le film de Bruno Podalydès dégage un très joli charme. C’est très bien filmé, cette rivière est charmante et la guinguette dans laquelle le héros s’arrête est un petit paradis. Le film pouvait donc commencer à être aussi bien qu’il l’annonçait. Mais même s’il y aura de très belles scènes, de jolis moments de complicité entre Bruno Podalydès et Agnès Jaoui, que j’ai beaucoup appréciée, ou les apparitions de Pierre Arditi qui sont hilarantes, le tout est trop long, lourd et malheureusement faux. L’idée est belle, lâcher prise, profiter de la vie, des bons moments, mais le réalisateur rame un peu à nous convaincre. J’ai eu du mal à accrocher avec cette ambiance faussement joyeuse. Je trouve qu’elle est mal amenée et elle appuie trop sur l’envie de profiter du moment présent, l’envie de vivre autrement. Le film manque de subtilité et à force de vouloir marquer ce « lâcher prise», le tout finit par faire trop et on y croit plus. Il y a des moments vraiment excellents et d’autres où le film donne dans le sens inverse. Puis le film est trop long et s’attarde sur des moments qui ne m’ont pas intéressé. Le film a aussi un côté un peu lourd. Les deux personnages tenus par Michel Vuillermoz et Jean-Noël Brouté sont assez lourdingues et dénotent un peu comparé au reste du film et on ne comprend pas trop l’utilité d’avoir introduit des personnages comme ça. Surtout qu’en plus, ils ne sont pas rôles. Et il y a cette fin, qui laisse très perplexe et sans conclusion, ce qui est très frustrant.

Et c’est pareil pour les personnages. Je trouve qu’ils sonnent très clichés, et en fin de compte ne sont pas spécialement attachants et beaucoup sont même de sacrées caricatures, surtout le personnage principal. Hormis Agnès Jaoui qui est vraiment excellente, les autres sont bons, mais on les suit sans vraiment les suivre.

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Reste alors quelques moments drôles, d’autres qui dégagent une belle poésie, mais sur l’ensemble, le film de Bruno Podalydès manque de subtilité, de sensibilité et essaye assez mal de nous dire qu’il faut profiter de l’instant présent. C’est donc une belle déception, surtout qu’il y avait de bonnes idées pour faire un bon film. Dommage.

Note : 08/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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