juin 25, 2024

Whitesnake – The Purple Album

Avis :

Terre de légendes, la perfide Albion a connu un nombre impressionnant de groupes de rock qui ont marqué le monde. Sans parler des Rolling Stones ou de Led Zeppelin, groupes plus que légendaires, d’autres sont devenus des références et des monstres de tournée. Un peu plus dans l’ombre mais toujours actif, Whitesnake fait partie des groupes britanniques qui ont explosé à l’international. Fondé en 1977 autour de David Coverdale, ex Deep Purple (excusez du peu !), Whitesnake s’est concentré à ses débuts sur un hard rock mélangé avec du blues, ce qui lui la permis de rencontrer un franc succès au début des années 80 dans leurs vertes contrées. C’est dans le milieu des années 80 que le groupe explose aux Etats-Unis, se coltinant alors des critiques virulentes de leur propre pays. En effet, les critiques anglais ont reproché au groupe de faire du pop métal pour plaire à un maximum de monde, laissant ainsi tomber les fans de la première heure et reniant leurs origines anglo-saxones. La bêtise n’a pas de frontières. Dans les années 90, le groupe reste assez inactif et opère un petit changement dans leur style, faisant alors du heavy et parfois du glam métal. Changeant très souvent de line-up, le groupe continue encore et toujours à faire de la résistance et The Purple Album est le douzième album de la formation. Et la bonne nouvelle dans tout ça, c’est que c’est un putain de bon album !

On peut donc avoir plus de soixante ans et avoir une pêche d’enfer. Si certains frontman l’ont déjà bien montré sur scène, Whitesnake le confirme avec talent. Le skeud démarre avec Burn et comme son titre l’indique, il s’agit d’un morceau sévèrement burné. Relativement rapide et puissant, le titre se calme sur le refrain mais enchaîne sur un solo de guitare impressionnant de maîtrise et de technique. L’album repose d’ailleurs essentiellement sur ça, sur des solos extraordinaires et une énergie débordante. You Fool No One, le deuxième morceau du skeud est aussi une admirable leçon de technique, avec une intro à l’harmonica puis à la gratte et à la batterie scandée. S’il reste plus posé que le titre précédent, il reste un must du genre, notamment grâce à un long solo stratosphérique. Chaque titre aura son moment de guitare et l’ensemble reste très impressionnant, pas seulement pas l’aspect technique mais aussi par la musicalité dont fait preuve le groupe, n’oubliant jamais d’être écoutable et rythmé. Ainsi des titres comme Love Child, The Gypsy ou encore Lady Double Dealer sont particulièrement convaincants grâce à une rythmique d’enfer et une technicité parfaite. On oscille entre le heavy et le hard rock avec des mélodies qui rentrent immédiatement en tête. Mais le meilleur titre du skeud reste Mistreated. Dépassant allègrement les sept minutes le titre est un bijou technique et musical. A aucun moment on ne s’ennuie, le morceau enchaine les moments cultes et les paroles rentrent immédiatement en tête. Il s’agit certainement de l’un des meilleurs morceaux de 2015 tout groupe et style confondu. S’il fallait le comparer, on pourrait penser à Free Bird de Lynyrd Skynyrd, ce qui n’est pas rien !

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Le skeud sera aussi porté par des morceaux bien plus calmes, faisant office de ballades ou parfois de titres plus mélodieux essayant de varier les plaisirs. On pourra ainsi se délecter de la guitare de Holy Man, qui rappelle les plus belles heures du hard rock lorsqu’il proposait des ballades pour taper des slows dans les boîtes de nuit (d’ailleurs, le titre fait écho parfois à du Aerosmith, ce qui n’est pas pour déplaire). Soldier of Fortune est le titre le plus posé du skeud, ne se focalisant que sur une guitare sèche et la belle voix de Coverdale. Le morceau ne reste pas forcément en tête car il est assez complexe, ne possédant pas de refrain bien défini, mais il demeure hyper efficace lorsqu’on l’écoute. Enfin, on peut aussi se délecter de Sail Away, un morceau efficace et plutôt joli. En dehors de cela, il y a un titre qui reste inclassable, c’est Stormbringer, qui termine le skeud et qui rentre dans la catégorie du power métal et le morceau est franchement bon, jouant avec des effets sonores comme l’orage pour donne une ambiance apocalyptique.

Au final, The Purple Album, le dernier effort de Whitesnake, est l’un des meilleurs albums rock/métal de cette année. Hyper technique, le groupe n’en oublie pas pour autant les mélodies et enchaine hit sur hit pour arriver à un titre mirobolant, Mistreated, qui surclasse aisément tout ce qui a été fait depuis une bonne dizaine d’années. Bref, un album d’une grande qualité qui démontre encore une fois que les papys du hard ont encore de beaux jours devant eux.

  1. Burn
  2. You Fool No One (Interpolating Itchy Fingers)
  3. Love Child
  4. Sail Away feat Elegy for Jon
  5. The Gypsy
  6. Lady Double Dealer
  7. Mistreated
  8. Holy Man
  9. Might Just Take Your Life
  10. You Keep on Moving
  11. Soldier of Fortune
  12. Lady Down Stay Down
  13. Stormbringer

Note: 19/20

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=Xk9wWj8Wh30[/youtube]

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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