décembre 8, 2022

The Raid

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De : Gareth Evans

Avec Iko Uwais, Yayan Ruhian, Joe Taslim

Année : 2011

Pays : Etats-Unis, Indonésie

Genre : Action

Résumé :

Au cœur des quartiers pauvres de Jakarta, se trouve une citadelle imprenable dans laquelle se cache le plus dangereux trafiquant du pays. Une équipe de policiers d’élite est envoyée donner l’assaut lors d’un raid secret mené aux premières lueurs du jour. Mais grâce à ses indics, le baron de la drogue est déjà au courant et a eu amplement le temps de se préparer. A l’instant où le groupe d’intervention pénètre dans l’immeuble, le piège se referme : les portes sont condamnées, l’électricité est coupée et une armée d’hommes surentrainés débarque. Piégés dans cet immeuble étouffant, les policiers vont devoir se battre étage après étage pour avoir une chance de survivre.

Avis :

Il ya des films qui déchaînent les passions parce qu’ils sont trop mous ou trop violents, ou encore trop cons, et il ya des films qui déchaînent la fureur comme The Raid. Si le film est tourné avec des acteurs indonésiens, le réalisateur est quant à lui un Gallois qui a tenté sa chance en Indonésie pour faire des films. Après Merantau, film de castagne sorti directement en vidéo chez nous, Gareth Evans signe son deuxième film qui a fait un carton dans tous les festivals et qui s’est taillé une réputation de fou furieux dans tous les coins du globe. D’ailleurs, la jaquette est assez équivoque, annonçant 90 minutes de pure action et que le film est déjà culte. Mais ne nous emballons pas trop vite, car on sait que les critiques presse et la phrase d’accroche pour attirer le chaland sont souvent trompeuses. Mais comme cela faisait longtemps que je n’avais pas vu un film de castagne, j’ai lancé la galette, et il faut le dire, j’en ai pris plein la trogne et ça fait parfois du bien ! Prêt pour des scènes de combat de folie ?

En général, les films de castagne sont dépourvus de scénario et les histoires ne sont qu’un prétexte pour se foutre sur la gueule. Malheureusement, The Raid n’échappe pas à cette règle car voulant entrer directement dans le vif du sujet, les scénaristes ne se sont pas embêtés avec une histoire complexe à la mord-moi le nœud. En gros, on est directement mis dans l’action. On voit un jeune policier qui s’entraine et embrasse sa femme enceinte. Il part ensuite avec son unité dans un immense immeuble où siège un baron de la drogue avec toute une équipe d’illuminés camés jusqu’à la moelle. Sauf que le baron, malgré ces airs de faux papy, il savait que le raid allait commencer et à tout prévu. Nos mais rentrent dans l’immeuble, les portes se referment, l’électricité est coupée, et l’enfer commence. Et là, c’est le délire visuel, c’est la porte ouverte à des fusillades de barjots, des combats à mains nues de folie et une violence bien présente, presque réaliste. Alors c’est vrai que le film ne s’embarrasse pas d’un scénario, mais en a-t-il vraiment besoin ? Le spectateur sait à quoi s’attendre et sait d’avance ce qu’il va voir, il ne faut pas se voiler la face et se la jouer faux intellectuel en attendant une histoire complexe avec des gunfights et de la tatane. Ceci dit, quand on y pense, et même si le scénario est assez binaire avec une révélation minable et un twist en milieu de métrage assez gros, le métrage réussi quelque chose que l’on voit dans les plupart des films d’action, c’est que l’on éprouve une très grande empathie pour le héros qui est vraiment intéressant et qui a un enjeu, celui de retrouver sa femme enceinte. Alors je ne sais pas si c’est parce que je suis devenu papa, mais cela donne une putain de bonne raison de se battre et cela donne envie de voir le personnage s’en sortir. Je mets quand même un bémol au film concernant la réalisation, car la caméra bouge beaucoup, et même dans les moments calmes, ils sont peu nombreux je vous l’accorde, Gareth Evans semble être pris de la maladie de Parkinson. Ceci étant dit, il se calme sur la fin pour fournir des combats bien nerveux et quelques plans bien pensés. Mais dès le début, avec l’entrée dans l’immeuble et les premières phases de fusillades, on a presque envie de dégueuler et je trouve cette fausse manie de faire croire que l’on suit l’action au plus près est juste un faux prétexte pour cacher une misère inventive. Bon, après, il y en a qui adore ce genre de procédé.

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Un Gallois qui s’essaye au lancer de nains asiatiques, ça sent le record du monde !

J’ai toujours tendance à dire que les acteurs asiatiques sont très mauvais car ils surjouent volontairement leurs émotions, un peu comme dans The Host avec la scène de pleurs devant les photos des défunts. Mais depuis quelques temps, beaucoup de films ont tendance à me faire contredire, comme Blood Island par exemple. Et bien avec The Raid, c’est pareil. Si certains acteurs semblent pris d’une frénésie avec une volonté de la jouer trop cool ou encore trop en colère, les personnages principaux tiennent bien la route, en commençant par Iko Uwais qui est le personnage central. Si on a du mal à le reconnaître au début du film car ils portent tous le casque et ils se ressemblent tous, à part le vieux, il devient par la suite le héros indestructible avec lequel on se sent en sécurité. Son jeu est tout en finesse et on se prend rapidement d’affection pour lui. C’est aussi le cas pour Yayan Ruhian, qui joue le roi des arts martiaux alors qu’il cache bien son jeu sous ses airs de petit chevelu vendeur de crevettes en brochettes. Formidable méchant increvable à la souplesse effroyable, il incarne vraiment bien le sbire du méchant. Par contre, pour le reste du casting, c’est un peu la douche froide, avec un autre sbire qui se la raconte un peu trop. On dirait un top model habillé en chandail ! Un grand méchant pas très crédible et franchement pas folichon. Un chef de la police qui devrait se mettre à la retraite et au jeu grossier. Bref, hormis deux ou trois acteurs crédibles, le reste est assez moyen. Mais le plus gros sujet du film concerne la castagne, et on en bouffe, de la baffe. Interdit aux moins de 16 ans en France, le film montre des scènes de combat violentes, rapides et sans pitié, à l’image du type qui se fait égorger avec le bas d’une porte défoncée. Le tout est très bien filmé, ça va vite, c’est chorégraphié à la seconde près et on en prend plein les mirettes. Les fusillades sont peut-être un poil moins passionnantes, mais on reste dans le haut du panier tout de même et on ne va pas faire les fines bouches.

Au final, The Raid est un film de fou furieux, un film doté d’une bonne dose de frénésie et où la castagne tient le premier rôle. Alors certes, cela ne plaira pas à tout le monde, mais force est de reconnaître que l’on ne s’ennuie jamais et que le film donne une patate d’enfer. Si vous aimez les bastons, les arts martiaux, les gunfights et les héros charismatiques, alors faites vous plaisir avec ce film. Ca défouraille sec ! Et j’ai pris mon pied !

Note : 15/20

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AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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