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Duel au Soleil - Lavisqteam.fr
septembre 21, 2021

Duel au Soleil

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Titre Original: Duel in the Sun

De : King Vidor

Avec Jennifer Jones, Gregory Peck, Joseph Cotten, Lionel Barrymore

Année: 1946

Pays: Etats-Unis

Genre: Western

Résumé:

Scott Chavez est condamné à la pendaison pour avoir assassiné sa femme, Indienne, qui multipliait les aventures extra-conjugales. Avant de mourir, il confie sa fille, Pearl, à une ancienne amie, Laura Belle McCanles, installée dans un ranch texan avec son mari, Jackson, sénateur infirme, et ses deux fils, Jesse et Lewt. Pearl est fort mal accueillie par le père, mais plaît immédiatement aux deux frères.
Jesse, un gentleman, garde ses sentiments pour lui alors que son cadet Lewt, un voyou sans scrupules, cherche assitôt à séduire la jeune fille. Pearl, qui a promis à son père de devenir une jeune fille honorable, résistera autant qu’elle peut avant de céder à Lewt…

Avis:

« Duel au soleil » est un film que je ne connaissais pas, pas même de nom. C’est encore l’un de ces vieux westerns oubliés par les années.

Je ne suis pas très fan de western, j’aime bien, mais je n’en raffole pas non plus. Mais quand je suis tombé sur ce film et que j’ai vu qu’au casting, on trouvait Gregory Peck, je me suis laissé tenter, me disant que cela pouvait être une bonne surprise et j’ai bien fait, car j’ai apprécié ce film à l’ambiance aussi forte que belle, les couleurs sont incroyables. Et puis ce film c’est aussi la découverte d’une actrice, Jennifer Jones, dont la beauté est tout simplement électrisante.

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Pearl est une jeune femme métisse. Elle est née d’une mère peau rouge et un père blanc, ce qui à l’époque était très mal vu. Un soir, son père surprend sa mère avec un amant. Pour lui, c’en est trop et il abat froidement ces deux personnes. Condamné à mort par pendaison, il conseille à sa fille d’aller dans de la famille, au Texas.

La jeune femme, le cœur brisé par le chagrin, se rend donc au ranch de la sœur de son père, une femme qu’elle ne connait pas encore. Quand elle arrive sur place, sa peau métissée attise les hostilités du patriarche de la famille, qui ne voit en elle rien d’autre qu’une étrangère qui n’a rien à faire ici. Mais sa beauté sans pareille, fait d’elle l’objet de toutes les convoitises, en particulier les deux fils de la famille. Quand le premier, Jesse, garde ses sentiments pour lui, le second, Lewt, est quant à lui, plus démonstratif et Pearl a bien du mal à se décider entre les deux. Surtout qu’avant que son père ne meure, elle lui a fait une promesse qu’elle compte bien honorer dans les limites du possible.

« Duel au soleil » est le premier film que je vois de King Vidor, un réalisateur dont je n’ai pas entendu parler et pourtant, quand je regarde sa filmographie, le monsieur n’a vraiment pas chômé. En un peu plus de quarante ans de carrière, il a réalisé une cinquantaine de films, dont les connus,  » Guerre et paix » avec la belle Audrey Hepburn, ou bien « Salomon et la reine de Saba« .

A la découverte de « Duel au soleil » je dois dire que j’ai été très surpris, car j’ai trouvé-là, un western qui ne ressemble pas vraiment aux autres films que j’ai pu voir.

Ici, on n’aura pas de guerre avec des Indiens, ou de ruées vers l’or, ni même de bastons dans un saloon. Non, le scénario de ce film est différent et surprenant. King Vidor, réalise un film sur la différence et l’acceptation, au travers d’une histoire complexe et sombre qui n’oublie pas d’avoir une touche de romantisme. Du coup, je trouve que même si le réalisateur n’oublie pas d’y intégrer beaucoup de codes, auxquels on ne peut échapper dans ce genre de film, comme les belles chevauchées à cheval, o les grands espaces de l’Ouest américain, puis aussi quelques duels, personnels, ou bien plus « grands », comme le père qui se bat contre l’arrivée du chemin de fer, le film reste un western atypique.

L’histoire en elle-même est profonde et triste. Le scénario tient bien la route, je regrette qu’il ne soit pas touchant, mais il reste bien écrit et bien mis en scène. Le triangle amoureux fonctionne bien et la pauvre Pearl va semer bien des zizanies malgré elle. Le film a quand même quelques failles. Si au début tout va très vite, que l’histoire s’enchaîne bien et qu’on arrive vite au cœur du sujet, je trouve qu’au milieu du film, il y a un petit relâchement. Le réalisateur ne sachant pas trop comment emmener son histoire vers le final, le film a tendance à tourner un peu en rond. Il avance, mais c’est sinueux et j’ai décroché pendant un bon moment. C’est dommage, car l’histoire en elle-même est bonne, mais il y a des longueurs. Puis d’un coup, le réalisateur nous rattrape au vol et nous emmène vers un final que j’ai beaucoup aimé. J’ai rarement vu un final comme celui-ci dans un western. Il est aussi beau, que triste, romantique et sanglant, j’adore comment le réalisateur a fait s’opposer ces deux sentiments.

Ce que j’ai beaucoup apprécié aussi dans ce film, peut-être même plus que l’histoire, c’est les couleurs et l’ambiance qu’a choisi le réalisateur. Je les trouve hallucinante. Il y a une atmosphère très particulière qui se dégage de ce film. Alors que l’histoire est sombre, je trouve que le film est très lumineux, avec une belle palette de couleurs choisies.

Puis dans ce film, il y a les yeux verts de Jennifer Jones. L’actrice est d’une beauté à couper le souffle. Elle est hypnotisante, elle crève l’écran à chacune de ses apparitions. Elle est charnelle, vampirique, talentueuse, érotique même, très présente, si bien qu’elle fait presque oublier les deux excellents Gregory Peck et Joseph Cotton, et même les certaines longueurs que comporte le film. Le réalisateur sait comment la filmer et il la met tellement en valeur, elle fait le film à elle seule. C’est une actrice que je ne connaissais pas non plus, mais en un film que je vois avec elle, je pense qu’elle me sera inoubliable. J’ai eu un très gros coup de cœur pour cette actrice.

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« Duel au soleil » est donc un bon film. Un film qui a ses failles, mais qui a aussi et surtout ses bons côtés. Difficile de le ranger seulement dans la case d’un western, car le film est bien plus que ça. C’est un film oublié et méconnu, qui ne le mérite pas. C’est un film à découvrir pour les curieux, car le traitement de l’histoire est très intéressant, puis l’ambiance, est encore une fois incroyable.

Note : 12/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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