octobre 27, 2020

Hercule

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Titre Original : Hercules

De : Brett Ratner

Avec Dwayne Johnson, Rufus Sewell, Aksel Hennie, Ingrid Bolso Berdal

Année: 2014

Pays: Etats-Unis

Genre: Action, Fantastique

Résumé :

Mi-homme mi-légende, Hercule prend la tête d’un groupe de mercenaires pour mettre un terme à la sanglante guerre civile qui sévit au royaume de Thrace et replacer le roi légitime sur le trône. Âme tourmentée depuis la naissance, Hercule a la force d’un dieu mais ressent aussi les peines et les souffrances d’un mortel.
Sa puissance légendaire sera mise à l’épreuve par des forces obscures.

Avis :

Les personnages mythologiques ont toujours eu la côte au cinéma. Il faut dire qu’il se base sur un background déjà tout fait, faisant la part belle au fantastique et au bestiaire déjà tout mâché. Déjà impliqué dans de nombreux livres, les héros de la mythologie ont su conserver un intérêt aux yeux des gens et certains auteurs se sont imaginés plein d’aventures avec pour personnage central Achille, Bellérophon ou encore Hercule. Ce dernier possède un statut particulier, puisqu’il est très représenté au cinéma, mais possède une légende très attrayante, celle d’être le fils de Zeus et d’une mortelle au nom imprononçable, et de ce fait d’être très fort. Après un La Légende d’Hercule de Renny Harlin qui n’a pas secoué les foules, c’est au tour de Brett Ratner de s’y essayer avec Hercule, se reposant sur le comics de Steve Moore. Mais le film est-il à la hauteur de nos attentes ?

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Ceci est vraiment ma bite !

Venant de Brett Ratner, difficile d’imaginer quelque chose de potable. Machine à cagnotte pour le cinéma américain, le réalisateur ne fait pas dans la dentelle et propose toujours des films assez beaufs et peu reluisants (Rush Hour 3 mon pote !). Mais on peut se dire qu’en s’appuyant sur un comics, peut-être le réalisateur allait-il au moins nous servir une version agréable du mythe d’Hercule. Et in fine, on peut dire que le film est mitigé. Sans être une purge (comme visiblement a pu l’être celui de Renny Harlin), le film possède plusieurs moments d’égarement qui laisse le spectateur un tant soit peu intransigeant sur un sentiment mitigé.

Le but premier de ce film est de démystifier le héros mythologique. En effet, le film va jouer sur l’ambivalence entre mythe et réalité. Dès le départ, on aura droit au discours d’un conteur narrant les douze travaux d’Hercule, puis on verra l’homme s’avancer et avoir une équipe de mercenaires. Si l’idée peut sembler bonne, jouant ainsi avec la crédibilité des religions depuis leurs fondements, le réalisateur laisse le spectateur sur un choix plus que douteux sur la fin. On se posera des questions sur la légitimité de ce héros et on aura l’impression que Brett Ratner renie ses idéaux de départ pour fournir un personnage finalement basique et comme le raconte la légende. Cette déstructuration sonne faux et balance au bûcher tout le reste du métrage qui s’est évertué à nous faire croire que Hercule n’était qu’un simple humain. Alors certes, il faut bien des retournements de situation, mais pas au prix de renier toute sa structure narrative du départ. C’est un peu comme si on faisait croire que Superman était un humain avec un moteur dans le cul pour voler et qu’à la fin, il vole vraiment, rendant le reste du film pour une supercherie.

En dehors de ça, le film reste très binaire et suit un schéma narratif très structuré. On a la présentation des gentils, la première victoire, le recrutement, la première pseudo-défaite, l’entrainement, la victoire et le retournement final. Tout cela est calibré, rendant ce Hercule ultra prévisible dans son fond. Le film est aussi calibré sur sa durée et sur ses personnages, tenant tous un talent particulier (l’archère, le lanceur de couteau, le beau parleur, le sauvage à la hache et le prédicateur à la lance) et avec un humour très présent mais relativement enfantin. Mais il ne faut pas oublier que l’on est dans un blockbuster estival, qui arrive un peu tard certes, mais qui remplit correctement son cahier des charges.

Peut-on reprocher à ce Hercule d’être ce qu’il n’est pas. Son but premier est de divertir, sans prise de tête pour le spectateur, et en ce sens le film y arrive sans problème. Les scènes d’action sont vraiment bien foutues, même si parfois on voit quelques épées en plastique. C’est dynamique, violent sans trop l’être et certaines idées sont relativement bonnes, comme l’utilisation des char dans la guerre ou le déploiement du mur de boucliers. Mais ce qui reste le plus sympathique, c’est certainement le bestiaire, trop peu exploité et qui aurait été bienvenue, comme le lion de Némée ou l’hydre de Lerne. Alors oui, c’est bête comme du foin et très prévisible, mais le film divertit et ne laisse pas le spectateur en court de route. L’autre bon point du film est certainement son acteur principal, Dwayne Johnson qui fait un Hercule convaincant, même si parfois trop cabotin. L’acteur a la carrure pour ce rôle et il arrive à faire croire à ce qu’il dit. On sera plus sur la réserve concernant Ian McShane, qui joue le méchant du film ou encore Joseph Fiennes qui sont assez risibles. Et chose pas négligeable, on pourra compter sur la présence féminine et pas désagréable de Ingrid Bolso Berdal, l’héroïne des deux premiers Cold Prey, bien plus sexy que dans Dagmar.

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Oh putain, ça va trop vite, je vais lâcher les rênes, ça va beaucoup trop vite ! (dernier rapport du conducteur avant accident)

Au final, Hercule n’est pas un mauvais film, ce n’est pas le navet annoncé et décrié par certains journalistes, mais un film fast-food, celui que l’on voit vite fait pour se détendre et que l’on oublie assez vite. Mais en tant que blockbuster de l’été, il fait son office et reste vraiment regardable tout en étant mineur. De toute façon, pas sûr que Brett Ratner est visé autre chose avec ce métrage.

Note : 12/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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