Le Roi Lion 3D

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Titre original : The Lion King

De : Roger Allers et Rob Minkoff

Avec les voix françaises de : Jean Reno, Dimitri Rougeul, Emmanuel Curtil, Jean Piat, Michel Aulias

Année : 1994

Pays : Etats-Unis

Genre : Animation

Scénario : Irene Mecchi, Jonathan Roberts, Linda Woolverton

Résumé :

Simba, l’héritier du trône de la Savane est né au grand bonheur de ses parents Mufasa et Sarabi. Scar, le frère du Roi ne voit pas cette naissance d’un bon œil car le jeune lionceau l’empêche d’accéder au trône une fois le règne de Mufasa terminé. Tandis que Simba apprend les choses de la vie avec sa famille et ses amis, Scar, dans son coin, élabore des plans stratégiques pour se débarrasser de son frère et de son neveu.

Avis :

Est-il encore utile de présenter ce film qui est, et restera pour toute une génération, le meilleur film des studios Disney. Classique indémodable, Le Roi Lion aura les honneurs d’une ressortie 3D, au même titre que Le Monde de Nemo ou les premiers Toy Story. Si la conversion sur ceux-ci était de bonne qualité, qu’en est-il avec un dessin-animé « classique » ?

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C’est avec plaisir qu’on se replonge dans ce dessin animé magique. Les décors magnifiquement dessinés, la musique majestueuse et les chansons (qui ont d’ailleurs été toutes les deux primées aux oscars de 1995) sont restés ancrés dans les mémoires, des années après le dernier visionnage, on connait toujours les paroles et les dialogues. Sans parler de ce moment qui a traumatisé tous les enfants : la mort de Mufasa. Une scène d’une telle puissance émotionnelle que j’en ai encore la chair de poule en y pensant. Rarement un dessin-animé aura fait vibrer les enfants, les faisant fréquemment passer du rire aux larmes.

Si, vingt ans après, le dessin animé n’a rien perdu de son impact émotionnel et visuel, qu’en est-il de cette version restaurée en trois dimensions ?

Comme souvent lors des reconversions, les effets de jaillissements sont quasi inexistants. Au mieux, on voit Zazu qui sort un peu de l’écran ainsi que quelques légers autres éléments de décor, mais rien de bien folichon. D’un point de vue profondeur, pas grand-chose à se mettre sous la dent. Les plans panoramiques sont superbes, tout comme la fameuse scène des gnous, mais c’est là à peu près tout ce qu’il vaut le coup. Certains plans se retrouvent complétement dénués de relief. On a l’impression que seuls les éléments de premier plan ont été retravaillés au dépend des autres.

On ne peut s’empêcher de se questionner quant à l’utilité de cette reconversion, mais soyons indulgents, ce film a été réalisé il y a 20 ans et n’a absolument pas été pensé pour la 3D. Ceci dit, d’un strict point de vue technique, rien à reprocher aux soixante personnes qui ont converti ce film : L’image a bien été restaurée et les couleurs sont restées sublimes, aucun flou n’est à déplorer, même dans les arrières plans. Mais soyons honnête, cette reconversion est avant tout commerciale, ayant pour unique but de remplir de nouveau les salles de cinéma et de revendre quelques blu-ray à peu de frais.

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Au final, la version 3D du Roi Lion est tout à fait dispensable. Ni géniale ni mauvaise non plus, elle ne vaut tout simplement pas l’investissement d’un BR3D (surtout vu le prix de ceux-ci). Projetez-vous plutôt sur le simple Blu-Ray, même si cette reconversion est bien moins honteuse que des films comme Jumper 3D ou I Robot 3D. Voyons le bon côté, cela aura permis à nos chères têtes blondes de redécouvrir ce monument du film d’animation, dernier chef d’œuvre des studios Disney, à cent lieues des bêtises dont ils nous ont affublés depuis (Volt, star malgré lui, La planète au trésor, Lilo & Stitch ou encore Atlantide, l’Empire perdu). Le Roi Lion est, avec Pocahontas, le dernier vestige d’un génial studio d’animation qui peine à retrouver sa superbe d’antan (je ne parle pas des films Disney – Pixar)

Et pour terminer, tout le monde a vu sur internet, lorsque Simba (adulte) s’écroule dans l’herbe et un nuage de poussières s’échappe et certains y ont vu le mot « SEX ». Les réalisateurs de la scène ont démenti cette hypothèse, affirmant que c’étaient les lettres « SFX » (raccourcis english de « effets spéciaux ». Mais qui a tort, qui a raison ? Après tout, les différences entre la lettre « E » et la lettre « F » sont infimes…

Note : – Film : 20/20     –     Conversion 3D : 7/20

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Par Trasher

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