Machete Kills

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De : Robert Rodriguez

Avec Danny Trejo, Michelle Rodriguez, Sofia Vergara, Amber Heard, Mel Gibson

Année : 2013

Pays : Etats-Unis

Genre : Action

Résumé :

Le président des Etats-Unis confie une mission suicide à Machete : sauver le pays d’un redoutable chef de cartel mexicain, qui menace d’envoyer un missile nucléaire sur le sol américain.

Avis :

A la base, le terme de Grindhouse évoquait des salles de cinéma qui passait des films d’exploitation. Au fil de l’histoire, on peut retrouver plein de films d’exploitation sous des dérives de noms plus ou moins complexes. Ainsi, on a eu la Blaxploitation, avec des films où les acteurs sont majoritairement black ou encore la Naziploitation avec des histoires comportant… des nazis. On passera aussi sur l’exploitation des films de nonnes aux seins nus ou encore de films plus ou moins érotiques. Très à la mode dans les années 70, le cinéma d’exploitation tombe un peu dans la désuétude avant de carrément disparaître. Mais on peut aussi dire que Grindhouse est un terme que l’on emploie pour désigner un film loufoque, souvent extrêmement gore et bien fauché. En ce sens, on pourrait dire que la trilogie des Feast fait partie des films Grindhouse, entre un gore outrancier et improbable, une histoire sans queue ni tête et un humour parfois douteux. C’est en 2007 que le terme est vraiment employé pour deux films, Planète Terreur de Robert Rodriguez et Boulevard de la Mort de Quentin Tarantino. Le succès est au rendez-vous et Robert Rodriguez retente le coup avec Machete, un film d’action qui exploite le cinéma d’action mexicain. Machete Kills est une suite de ce film, mais on sent que le filon et le délire arrive en bout de course.

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Perso, je préfère les gros calibres.

L’histoire est toute simple et complètement improbable comme bon nombre de films dans le délire parodie de films d’action. Machete est appelé par le président des Etats-Unis pour ramener un chef de cartel mexicain qui a pointer un missile nucléaire sur la capitale des States. Arrivé sur place, Machete va vite se rendre compte que la mise en route de ce missile vient de quelqu’un de plus important et que tout cela cache un plan machiavélique. Digne héritier de Hot Shot, Machete Kills essaye d’être drôle sans pour autant y parvenir, la faute à des gags et des délires dignes des plus mauvais Leslie Nielsen.

Si le délire avait été assumé d’un bout à l’autre, le film aurait pu être drôle. Seulement, la réalisation très propre ainsi que l’image nette montre que le film n’a pas bénéficié d’un traitement adéquat et que tout cela reste sur des acquis. Mais le problème, c’est que ce n’est pas parce que l’un de nos films a marché que l’autre va forcément faire de même. Voulant à tout prix rajouter des personnages improbables et des situations loufoques, Robert Rodriguez finit par s’autoparodier dans une fainéantise flagrante. Et ce n’est pas reprendre quelques clins d’œil à ses précédents films qui fera avaler la pilule plus facilement (le gode pistolet de Une Nuit en Enfer ou le choix d’Alexa Vega de Spy Kids).

Bien entendu, le film n’est pas exempt de quelques qualités, même si cela reste minime. On peut compter sur un rythme effréné et on ne s’ennuie pas durant le film. Mais cette suite reste très bavarde comparée au précédent métrage et n’est pas Quentin Tarantino qui veut, même si c’est son meilleur pote. On tourne très souvent en rond, comme la scène avec Michelle Rodriguez et par moments on se demande où veut en venir le réalisateur. Si on couple cela à des scènes d’action assez ridicules comme Machete chevauchant un missile nucléaire ou encore des combats hors de propos, on se retrouve devant un film qui, semble-t-il, se fout de la gueule du spectateur.

Enfin, l’ajout de personnages complètement barrés remet une couche sur le n’importe quoi baignant le film. Entre un caméléon, un homme voyant le futur, un chef de cartel bipolaire, des clones ninjas mexicains ou encore des prostituées vengeresses, on est face à un spectacle qui fait dans la surenchère sans se soucier de la cohérence du métrage. Les acteurs, par contre, s’amusent comme des petits fous à l’image de Charlie Sheen ou encore de Mel Gibson. Bien sûr la touche sexy est présente, mais beaucoup moins que dans le premier. Ici, point de tétons ou de nichons mais des actrices sublimes comme Amber Heard qui n’est pas du tout convaincante dans le registre de la comédie car elle demeure effacée, ou encore Michelle Rodriguez qui fait dans le registre qu’elle connait le mieux, celui du garçon manqué. Enfin, Demian Bichir est très bon dans le rôle du chef de cartel schizophrène, tout comme Antonio Banderas dans une apparition complètement folle. Par contre, gros carton rouge à Lady Gaga qui confirme son statut de star ratée et opportuniste.

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Vu la gueule du film, tu devrais te les faire à toi, les électrochocs.

Au final, Machete Kills est une grosse déception. Beaucoup moins osé, beaucoup plus foutraque, le dernier film de Robert Rodriguez nous sert un film d’action débile dans l’espoir de faire rire et divertir en utilisant le nom de Machete. Au moins, le premier avait les couilles de nous balancer du nichon, de l’explosif et surtout un travail au niveau de l’image. Là, c’est relativement vide, se reposant sur les acquis du premier. Un travail de branleur.

Note : 05/20

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Par AqME

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