décembre 2, 2020

Tristesse Club

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De : Vincent Mariette

Avec Ludivine Sagnier, Laurent Lafitte, Vincent Macaigne, Noémie Lvovsky

Année : 2014

Pays : France

Genre : Comédie Dramatique

Résumé :

Si vous aimez les jeux de pistes, les vieilles Porsche, les sœurs qui n’en sont pas, les pères pas vraiment morts, les lacs et leurs secrets: bienvenue au club.

Avis :

Une bande-annonce intrigante, une ambiance décalée, peut-être même un poil déjantée, des dialogues improbables, à la découverte de la bande annonce de « Tristesse Club » j’ai été séduit par le film et j’avais très envie de voir le résultat et je peux dire qu’à la sortie de ma séance je suis ressorti avec le sourire aux lèvres et j’ai passé un bon moment devant ce grand n’importe quoi bien fichu.

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Léon et Bruno se rendent à l’enterrement de leur père. Arrivés au funérarium, à leur grande surprise, il n’y a personne. Il ne laisse derrière lui qu’un tas de dettes et le vide d’un amour que les deux garçons n’ont jamais eu.

Sur place, il n’y a qu’une jeune femme prénommée Chloé. Elle se dit être leur sœur, ce que les deux garçons ne peinent pas à croire puisque le vieux était un coureur de jupon invétéré. Très vite, ils découvrent que leur père n’est pas mort, mais il a juste disparu et que l’annonce de sa mort leur a été apprise par Chloé elle-même qui le recherche désespérément. Au départ réticent, les trois jeunes gens se lancent dans un jeu de piste pour savoir où peut bien se cacher ce père qui n’a jamais été présent.

– « Une fausse demi-sœur »

– « Une vieille Porsche »

– « Un père pas vraiment mort »

– « Un lac et ses secrets ».

– « Un jeu de piste. »

Voici le cocktail que nous réserve ce « Tristesse Club« , premier long métrage de Vincent Mariette. En entrant dans la salle, je ne savais pas trop à quoi m’attendre en fait, et j’en ressors ravi, puisque je me suis bien éclaté devant ce film aussi improbable qu’il est une bonne bouffée d’air frais.

C’est quelque part entre la comédie burlesque et le thriller que le jeune réalisateur a posé sa caméra pour 1h30 de délire et d’émotion. « Tristesse Club » se révèle être un bon moment de cinéma et une belle réussite pour un premier film. L’intrigue est curieuse. Quand on entre dans le film, on sait de suite qu’on va avoir affaire à un film inhabituel. Comédie dramatique, la belle force de « Tristesse Club « , c’est son écriture, car le scénario tient bien la route, mais en plus, il est vraiment très drôle.

Les dialogues sont géniaux et m’ont plusieurs fois fait vraiment rire, ce qui est plutôt rare ces derniers temps. Les répliques que s’envoient les comédiens sont terribles, entre n’importe quoi et humour noir, ça faisait bien longtemps que je ne m’étais pas amusé autant devant un film. Plus on avance dans le film et plus l’intrigue devient aussi complexe qu’évidente et le réalisateur s’amuse à brouiller les pistes.

Le film mélange bien le côté décalé, voir complément barge avec des histoires de chiens errants, de pannes de voitures ou alors une ex du père complètement folle (Noémie Lvovsky est hilarante) et puis derrière les drôleries, le grand foutoir du film qui part dans tous les sens, tout en sachant très bien où il va, on trouve aussi une histoire touchante. Un film plus sérieux qu’il n’en a l’air, qui traite de l’amour paternel, ou plutôt du manque d’amour. Le fait d’avancer dans la vie, le pardon, ne pas reproduire les erreurs du passé, la solitude aussi. C’est un film qui derrière les rires et les moqueries parle de choses dures et qui m’ont touché, parce qu’elles sonnent sincères et il est très facile, je trouve, de se reconnaître dans les personnages.

La mise en scène est belle aussi, il y a plein d’idées, les plans sont beaux et bien maîtrisés, le film a du rythme et c’est soutenu, on ne s’ennuie pas un instant, il y a toujours quelque chose à voir, quelque chose qui nous fait rire, ou bien nous intrigue. Vincent Mariette joue aussi avec les décors et cette région dans laquelle il a tourné.

L’ambiance du film est très bien aussi et il y a un gros, très gros point fort dans ce film. Ce point fort, c’est la BO, composée par ROB, elle apporte encore plus ce ton décalé au film avec ses chœurs rythmés. Elle souligne les dialogues, donne ce côté burlesque et illogique à certaines scènes. Elle accompagne les rires. Elle est vraiment très bonne et sans cette musique le film serait à coup sûr moins intéressant.

Le film est tenu par un trio d’acteur bien assorti. Il y a une bonne alchimie entre ces trois-là, il y a de la bonne humeur, il y a de la joie comme de la tristesse. Ils sont drôles et touchants à la fois. Je découvre enfin Vincent Macaigne dont j’entends tant parler et l’acteur est très agréable et parfait dans le rôle du paumé de service. Laurent Lafitte est touchant dans le rôle d’une ex-star du tennis. Ça le change des rôles dans lesquels je l’ai vu. On notera une apparition hilarante de la part de Noémie Lvovsky, comme je l’ai écrit plus haut, mais elle m’a tellement fait rire que j’y reviens. Il y a aussi Philippe Rebbot qui tient un petit rôle sympa et Délia Espinat-Dief qui joue la fille de Philippe et qui m’a fait rire.

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Tristesse Club » est donc un bon moment de cinéma, un bon moment de comédie emporté par un trio sympathique de comédiens. C’est un film qui m’a beaucoup fait rire, qui fait du bien et enfin qui révèle un bon réalisateur et j’ai hâte de voir un deuxième film de sa part.

Note : 17/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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