Bundy, l’Esprit du Mal

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Titre Original: Bundy: A Legacy of Evil

De : Michael Feifer

Avec Corin Nemec, Kane Hodder, Jen Nikolaisen, David Deluise

Année : 2008

Pays : Etats-Unis

Genre : Horreur

Résumé:

Ted Bundy, un homme supposément très intelligent et charmant, a tué plus d’une trentaine de collégiennes sur une période de cinq ans dans les années 70…

Avis:

Après BTK, après Richard Speck, après l’étrangleur de Boston, après Ed Gein le boucher de Plainfield et avant Henry Lee Lucas, Michael Feifer s’est intéressé de près à Ted Bundy dit l’esprit du mal. Mais qui sont tous ces joyeux trublions qui fascinent tant ce réalisateur inconnu de part chez nous? Et bien ce sont tous des serial killers très connus en Amérique. Attention, j’ai bien dit Serial Killer et pas Céréales Killer, n’est pas José Bové qui veut! Donc le film nous propose de voir plus en détail la vie d’un trou du cul qui a buté une trentaine de jeunes filles durant les années 70. J’ai toujours le même problème avec cette fascination pour les plus grands connards de notre planète, mais mon devoir de mater tous les films d’horreur étant encore inassouvi, il a bien fallu que je le regarde. Et puis avec Parker Lewis en tueur psychopathe, on ne peut pas refuser de voir cela. Alors que veut ce film? Est-ce mieux que BTK et Richard Speck?

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C’est quoi cette critique de merde, tu veux que je te prenne pour une jeune donzelle?

Le scénario est assez simple et concis. En gros, on voit la vie de Ted Bundy de son enfance jusqu’à sa phase meurtrière, puis jusqu’à sa mort. Alors il ne s’agit pas d’un spoiler puisque dès le début du film, c’est lui qui raconte sa vie à l’aide d’un magnétophone et il est dans le couloir de la mort. Du coup, on va voir son enfance assez malheureuse, bien que l’on ne comprenne pas tout ce qu’il se passe, puis on va vite passer en revue sa vie avec sa sœur et son compagnon, pour se focaliser sur sa vie d’étudiant et sa première histoire d’amour qui se termine mal. C’est à ce moment-là que le monsieur pète un câble et va buter tout plein de jeune femme. La raison reste assez obscure et on se demande pourquoi il fait tout cela. La seule vraie raison serait l’alcool et une grande immaturité, ainsi qu’une volonté de se faire punir par Dieu. Bon, je ne suis pas certain qu’il fut nécessaire de faire un film sur un con et un sale gosse tueur.

A la rigueur, si le métrage nous apportait quelques éclairages sur les raison du tueur, sur sa vie antérieur, ce qui nous permettrait de comprendre, peut-être la folie de cet homme complètement givré. Malheureusement, Michael Feifer se contente du minimum syndical et nous impose une sorte de road movie lassant où il ne se passe pas grand-chose à part quelques meurtres pas sanglants. C’est d’ailleurs relativement dommage de ne proposer qu’une vision simpliste des choses, car je pense que le personnage de Ted Bundy était un peu plus complexe et que le film ne nous propose qu’une vision presque humaine du bonhomme. Or, je pense sincèrement que pour tuer de sang-froid une trentaine de femmes et faire risette aux journalistes, il faut être un poil timbré. D’autant qu’il ne touche pas à son premier amour, alors que c’est un peu à cause d’elle qu’il tue. Mais on ne sait toujours pas pourquoi cette haine envers les autres nanas.

Après avoir incarné un Richard Speck à Chicago, Corin Nemec, notre Parker Lewis d’antan, se met dans la peau d’un nouveau tueur et il le fait assez bien. Efficace et charmant dans les phases d’approche avec les victimes, il devient un petit peu hors cadre lorsqu’il s’agit de devenir un tueur psychopathe. En effet, on décèle un peu de surjeu et cela aurait pu être évité. En tous les cas, je ne sais pas si Bundy avait une gueule d’ange, mais Corin Nemec l’a et c’est d’autant plus marquant de voir un tueur sanguinaire derrière un visage angélique. Pour le reste du casting, on retrouve l’imposant Kane Hodder, anciennement Jason dans les vendredi 13, qui joue un flic mettant Bundy face à ses responsabilités dans le couloir de la mort. Il a un rôle mineur, mais il le tient bien. L’actrice incarnant le premier amour du tueur reste sympathique et assez convaincante.

Mais là où le bât blesse, c’est au niveau du gore ou des effets de peur. En effet, ils sont complètement absents du film. S’il y a des amateurs de saloperies sanglantes, ils seront forcément déçus. En ce sens, le film ressemble plus à un thriller biographique qu’à un film d’horreur. Malgré tout, on était en droit d’attendre quelques frissons où quelques moments angoissants. Mais ces derniers sont eux aussi absents, et cela est dû à deux choses. La première chose est la réalisation plate et sans saveur de Michael Feifer. Il n’y a aucune prise de risque, on a d’ailleurs l’impression de tomber sur un téléfilm allemand un jour de semaine sur France 2. Bon, pas tout le temps, mais parfois, c’est vraiment long et lent. La deuxième chose, c’est que les meurtres de Bundy sont éludés pour se fixer sur sa vie personnelle et sur son arrestation débile. Bah oui, il s’est fait arrêter en état d’ivresse sur une route, le con! Du coup, l’angoisse ne monte au fur et à mesure des meurtres, et en plus, on n’a pas d’enquêtes sur tous ces meurtres, puisqu’on arrive à une arrestation banale. Du coup, tout ce qui est peur, frisson ou autre, ben, il n’y en a pas.

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Oh putain, je le sens bien le homerun là, vas-y lève la tête!

Au final, Bundy l’esprit du mal s’avère être un banal biopic sur une personnalité détestable et complètement débile. Le genre de bonhomme dont on est content lorsqu’il a le cul posé sur la chaise électrique. Parfois lent, souvent long, le film peine à convaincre par son manque d’audace et sa volonté à montrer un homme immature tuant pour satisfaire une envie de sale gosse malheureux. L’aspect malsain du personnage est à peine frôlé et c’est assez rageant car on pourrait presque croire que Feifer, le réalisateur, prend son parti. Bref, un film moyen dans la veine de BTK ou de Richard Speck.

Note: 08/20

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Par AqME

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