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La Cité des Enfants Perdus - Lavisqteam.fr
août 4, 2021

La Cité des Enfants Perdus

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De: Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro

Avec Ron Perlman, Daniel Emilfork, Dominique Pinon, Jean-Claude Dreyfus

Année: 1993

Pays: France, Allemagne, Espagne

Genre: Fantastique

Résumé:

Krank, un étrange personnage vit entouré de clones et d’autres personnages encore plus étranges sur une plate-forme en mer perdue dans le brouillard. Krank, doit, pour ne pas vieillir trop vite, voler les rêves des enfants. C’est pour cela qu’il les enlève de la cité portuaire.

Avis:

Jeunet/Caro est un duo de réalisateurs qui n’a sorti que deux longs-métrages, tous deux devenus culte. Alors que le premier film, « Delicatessen« , est sorti en 1991, les deux réalisateurs avaient déjà une carrière remarquée dans le milieu du court-métrage. Car avant d’arriver sur ce premier long, le duo s’est rencontré et formé une quinzaine d’années auparavant. Après un premier court-métrage en 1978, « L’Évasion« , s’ensuit deux autres courts-métrages ainsi que des expériences de réalisation chacun de leur côté, avant de se retrouver au début des années 90.

« La cité des enfants perdus » est un choc visuel, un choc incroyable, bluffant, fascinant et dingue. Un véritable plaisir à découvrir, qui démontre à lui seul l’ambition folle de deux réalisateurs qui ont envie de faire bouger les choses et c’est plus que réussi.

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Dans le port d’une cité glauque et sombre, un homme voit son petit frère se faire enlever sous ses yeux. Bien décidé à le retrouver, il fait la rencontre d’enfants de la ville. Les enfants savent où le petit gamin a été emmené. L’homme aide alors les enfants à voler un coffre et en échange, la petite Zette l’emmènera en mer retrouver son petit frère qui est détenu par l’étrange et répugnant Krank.

Bizarre et en même temps tellement jouissif, « la cité des enfants perdus » est le mélange de ces deux sentiments. Avec ce film, Jeunet et Caro ont réalisé un film unique et singulier qui ne ressemble à rien de connu, ce qui est terriblement rafraîchissant.

Conte poétique et macabre, « La cité des enfants perdus » est un fourmillement d’idées toutes plus dingues les unes que les autres. Si dans les grandes lignes de son scénario l’histoire est assez simple, un homme veut retrouver son petit frère enlevé, le film prend une profondeur et une aura incroyable dans toutes les nuances et les idées qui accompagnent cette histoire.

Ce qui est fascinant à la découverte de ce film, c’est dans un premier temps la réalisation. Un véritable choc, unique en son genre. Dès l’ouverture, on découvre un film incroyable. Caro s’est occupé de l’univers, Jeunet de la mise en scène et les deux font la paire. On n’entre pas dans ce film, on plonge littéralement dedans. On se fait absorber et il est bien impossible de décoller ses yeux de l’écran. « La cité des enfants perdus » est un univers magique et glaçant à la fois. Les décors sont incroyables et ont peu d’équivalents dans notre cinéma. Les réalisateurs empruntent au conte de fée macabre, au cinéma d’horreur, au cinéma surréaliste, à la science-fiction et au fantastique. Ici, tout est inquiétant et en même temps merveilleux.

Bourrée d’idées, la réalisation de Jeunet est exemplaire. « La cité des enfant perdus » détient une idée à la minute. Osé, audacieux, inhabituel, Jeunet bouscule ce qu’on voit d’ordinaire. Les plans, les cadrages et les mouvements de caméra sont incroyables. La photographie est plus que somptueuse et détient quelque chose d’unique. Alors que le film a aujourd’hui plus d’une vingtaine d’années, il n’a pas pris une ride et mieux encore, sur bien des points, il est une leçon dont beaucoup devraient s’en inspirer.

« La cité des enfants perdus« , c’est aussi des personnages flippants et marquants. Encore une fois, le film est d’une richesse folle. Chaque personnage est parfaitement pensé, imaginé, écrit et mis en image. Chaque comédien est à sa place et arrive à être marquant. Chaque comédien se démarque des autres tout en ne faisant qu’un avec l’ensemble. Ron Perlman est extraordinaire, Dominique Pinon exceptionnel, Daniel Emilfork fascinant, Jean-Claude Dreyfus génial, puis tous les gamins sont parfaits. Jeunet et Caro ont trouvé les acteurs qu’il fallait pour incarner ces personnages atypiques et cauchemardesques.

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L’expérience fut donc fascinante et novatrice, et même si l’intrigue aurait pu être moins simple. Jeunet et Caro ont offert-là une œuvre d’une noirceur absolue, incroyable, magnifique et terrifiante, ce film marque pour longtemps celui qui le regarde. D’une richesse folle, c’est avec plaisir qu’on découvre qu’il nous faudra bien un deuxième, voire même un troisième visionnage pour continuer de découvrir toutes les subtilités, les merveilles et les trouvailles dont le film jouit. Bref, « La cité des enfants perdus » est un petit bijou !

Note: 17/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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