janvier 27, 2022

Autant en Emporte le Vent

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Titre Original : Gone with the Wind

De: Victor Fleming, George Cukor et Sam Wood

Avec Vivien Leigh, Clark Gable, Leslie Howard, Olivia de Havilland

Année : 1939

Pays : Etats-Unis

Genre : Drame

Résumé :

En Georgie, en 1861, Scarlett O’Hara est une jeune femme fière et volontaire de la haute société sudiste. Courtisée par tous les bons partis du pays, elle n’a d’yeux que pour Ashley Wilkes malgré ses fiançailles avec sa douce et timide cousine, Melanie Hamilton. Scarlett est pourtant bien décidée à le faire changer d’avis, mais à la réception des Douze Chênes c’est du cynique Rhett Butler qu’elle retient l’attention…

Avis :

« Autant en emporte le vent » est un film qui relève carrément du miracle tant il connut des problèmes de production, tant son tournage pouvait être la définition du mot chaos. Et pourtant, le film existe et c’est principalement à un homme qui s’est battu corps et âme pour imposer ses choix et faire que jamais le projet ne fut abandonné. Cet homme, c’est le légendaire producteur David O. Selznick, l’homme derrière tant d’autres films de légende aujourd’hui.

« Autant en emporte le vent » est une fresque incroyable, une épopée qui n’a pratiquement aucun égal tant le film est impressionnant. D’autant plus impressionnant quand on le replace dans son époque. 1939, autant dire que le film était même en avance sur son temps !

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1861, en Georgie, Scarlett O’Hara est une jeune fille issue de la haute bourgeoisie. Scarlett est courtisée par bien des hommes de haut rang, mais la jeune femme n’en a que pour Ashley Wilkes. Alors que la jeune femme lui communique son attirance, Ashley épousera la discrète cousine de Scarlett, Mélanie Hamilton. Malgré les mariages et malgré les événements, les guerres et les changements de situation qui vont les séparer et les faire se retrouver, Scarlett n’oubliera jamais son amour, Ashley…

Incontournable ! Culte ! Indémodable ! Indispensable même ! Bluffant de bout en bout ! « Autant en emporte le vent » fait partie de ces films tellement immenses et si parfaits, qu’il est bien impossible de les ranger dans une case. Ce sont des films qui ont créé l’histoire du cinéma et qui fascineront encore et toujours au fil des ans. La preuve, le film va sur ses quatre-vingt ans et il n’a pas vieilli et reste à bien des scènes bien plus bluffant et spectaculaire que bons nombres de films à grand spectacle qui sortent aujourd’hui.

Adapté du roman de Margaret Mitchell paru trois ans plutôt, « Autant en emporte le vent » est un film exceptionnel, le nec plus ultra, c’est ce qui se fait mieux dans le cinéma. C’est un film comme on n’en voit jamais. D’un romantisme absolu, d’une passion foudroyante, d’une puissance incroyable… Bref, « Autant en emporte le vent » est épique dans chacun de ses aspects.

Très féministe, son histoire est un bouleversement à elle seule. Passionnante de bout en bout, rien n’est superflu et tout est important pour construire le parcours inimaginable et magnifique de cette femme. Cette héroïne qui va tout affronter et passer de la jeune femme fragile et capricieuse et cette femme de tête prête à tout pour garder ce qui lui appartient. Et la seule petite chose qui vient peut-être agacée, c’est ce final, coupé en pleine action. En fait, on est tellement pris dans l’intrigue, qu’on en aurait bien repris une bonne heure de plus. Mais ce final a aussi son charme, puisque dans un sens, il nous permet aussi de prolonger l’histoire de Scarlett comme on en a envie. On peut tout imaginer.

Immensément riche, cette épopée est un film en perpétuelle évolution qui passe par tous les sujets pour construire son héroïne. Ainsi, au cours de ces quatre magnifiques heures de cinéma, « Autant en emporte le vent » brassera un nombre incalculable de sujets et de rebondissements. Esclavage, guerre de sécession, pauvreté, travail forcé, deuil, amour, mensonge, trahison, faux semblant, révélation, désillusions et j’en oublie tant le voyage est immense. Magnifiquement raconté, le film met son héroïne face à des choix impossibles. Il met sur son parcours des obstacles qu’elle va franchir avec tant de conviction, de ferveur et une détermination sans faille. Une détermination que le film nous fait vivre et ressentir au plus fort. Jamais stable, on passe d’un sentiment et d’une émotion au grès du récit et de la vie de Scarlett, mais aussi de tous les personnages qui l’entourent. À noter l’immense coup de cœur pour le personnage de Mélanie, dont la discrétion et la fidélité m’ont terriblement remué. « Autant en emporte le vent » nous touche, il nous éblouit, il nous amuse, il nous tient en haleine, il nous surprend, et finalement, il nous bouleverse et nous marque à jamais.

Puis en plus de son histoire parfaite, « Autant en emporte le vent » est aussi un film bouleversant à regarder. C’est une œuvre d’art de tous les instants. Les couleurs sont superbes, la photographie fait partie d’une des plus belles qui m’ait été donné de voir. Les décors sont incroyables et tous parfaitement crédibles. Et puis il y a cette mise en scène grandiose, qui déborde d’idée fabuleuse pour appuyer les émotions, le romantisme ou le romanesque. « Autant en emporte le vent« , c’est des plans démesurés qui sont autant de tableaux travaillés et détaillés.

On pourra aussi s’arrêter sur sa bande originale magnifique qui nous raconte une histoire à elle seule. Marquante, elle souligne tout le film et installe à sa façon tant d’émotions, de beauté, d’épique. Max Steiner nous offre des notes indémodables et surtout parfaitement reconnaissables. Dès les premières notes, on remet immédiatement le film.

Pour trouver les bons acteurs pour incarner ses personnages, David O. Selznick a auditionné le tout Hollywood et quand on voit le résultat, là aussi on se dit que tout est parfait. Mené principalement par cinq comédiens, on restera accroché à chacun d’eux. Après que le tournage soit déjà bien commencé, David O. Selznick a enfin trouvé sa Scarlett O’Hara en la personne de Vivien Leigh qui sera à tout jamais associée à ce rôle, tant elle est Scarlett. On ne peut voir personne d’autre, tant le rôle lui appartient. Tour à tour amusante, touchante, agaçante, éreitante même, elle sera finalement lumineuse et bouleversante. Pour l’accompagner, on trouvera l’immense Clark Gable excellent dans le rôle assez troublant de Rhett Butler. « Autant en emporte le vent « , c’est aussi un immense coup de cœur pour Olivia de Havilland qui est magistrale dans le rôle de la discrète Mélanie et elle est aussi bouleversante. Enfin, on ne peut pas oublier de citer l’exquise Hattie McDaniel qui sera nous toucher à sa façon dans le rôle de cette domestique au grand cœur. À noter que l’actrice afro-américaine fut la première femme noire à recevoir un Oscar pour son rôle.

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Pur bonheur à suivre, « Autant en emporte le vent » mérite de très loin tous les éloges qu’on lui fait. C’est une fresque spectaculaire et puissante qui m’a emporté aux côtés de personnages magnifiques et inoubliables.

Note : 20/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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