octobre 26, 2020

Le Pic de Dante

Titre Original : Dante’s Peak

De : Roger Donaldson

Avec Pierce Brosnan, Linda Hamilton, Jamie Renee Smith, Jeremy Foley

Année : 1997

Pays : Etats-Unis

Genre : Catastrophe

Résumé :

Harry Dalton, volcanologue qui, à la suite de la mort de sa compagne, avait renoncé à ses recherches, renoue avec ses anciens collègues de l’United States Geological Survey de Vancouver. Le pic de Dante, volcan endormi dans l’Etat de Washington, présente des manifestations sismiques de faible amplitude. Harry est alors depeché sur les lieux. Il est vite alerté par diverses manifestations telluriques et en avertit le conseil municipal de la petite ville touristique située au pied du volcan.

Avis :

Roger Donaldson, c’est le genre de réalisateur dont on n’entend pas forcément parler et qui pourtant n’a fait que gagner en popularité, enfin, du moins les films qu’il a réalisé. S’il passe les années 80 gentiment, il s’impose comme un bon artisan du divertissement dans les années 90. « Sables mortels« , « Guet-apens« , « La mutante » et « Le pic de Dante« . Quatre films qui ont fait les beaux jours de nos tendres années de découvertes cinéphiles.

Après un tour par la case science-fiction, Roger Donaldson, pour conclure ses années 90, s’arrête sur le genre film catastrophe et il va lui offrir l’un de ses piliers. Un pilier certes cliché, voire même bête et méchant, mais un pilier tout de même. « Le pic de Dante« , c’est ce que l’on appelle un bon divertissement qui ne laissera certainement pas indifférent les amateurs du genre. Blockbuster à l’ancienne, ne donnant jamais dans la surenchère, même si parfois certaines séquences sont quelques peu abusées, « Le pic de Dante« , plus de vingt ans après sa sortie, demeure toujours aussi efficace et plaisant, et je dois bien avouer que j’ai pris un sacré plaisir à me replonger dedans.

Harry Dalton est l’un des meilleurs volcanologues de la profession. Il travaille pour la United States Geological Survey et son patron, Paul Dreyfus, l’envoie en « repérage » dans l’état de Washington pour faire des relevés sur le pic de Dante, un volcan endormi dont le petit regain d’activité mérite qu’on s’y intéresse. Une fois sur place, très vite, Harry se rend compte que le pic se réveille et pire encore, qu’il est une bombe à retardement. Avec l’aide de la maire de la ville, Rachel Wando, Harry propose au Conseil de la ville de se préparer au pire et de prévoir en conséquence. Mais l’évacuation de la ville n’est pas du goût de son patron qui ne voudrait pas précipiter les choses et surtout affoler la population pour rien.

Le film catastrophe sur un volcan qui entre en éruption n’est pas un genre si abordé que ça (sûrement, parce que l’intrigue est finalement toujours un peu la même, quand on y pense). On a l’impression qu’il y en a beaucoup, que le cinéma regorge de ce genre de film, mais au final, si l’on cherche bien, il n’y en a pas tant que ça. On trouvera plusieurs films sur Pompéi, on trouvera « Volcano » avec Tommy Lee Jones datant d’à peu près la même époque que le film de Roger Donaldson, on trouvera bien un volcan en éruption dans « 2012« . Il y a le film coréen « Ashfall« , ou le japonais « Sinking of Japan« , et puis c’est à peu près tout ce qui arrive en tête. Et dans ce paysage, « Le pic de Dante » se pose alors comme l’un de ses meilleurs représentants. Certes, le film ne vole pas bien haut. Certes, son scénario est cousu de fil blanc et bien entendu que tout, absolument tout, est prévisible au possible. On peut même dire que parfois l’ensemble manque cruellement d’imagination et d’audace. De plus, à travers ce scénario, Roger Donaldson nous offre un festival de clichés, abordant tous les poncifs du genre.

Au menu, on trouvera bien évidemment le scientifique qui a raison mais que personne ne veut croire. Bien évidemment, pour prouver ses dires, il va mener une enquête. On trouvera les politiques et autres qui placent l’économie d’une ville devant la sécurité de ses habitants. On trouvera l’amourette toute belle et jolie made in 90’s. On trouvera de l’héroïsme, des sacrifices, quelques gamins têtes à claques, un soupçon de ridicule (le coup du 4×4 dans la lave, ou encore mieux, Pierce qui rame à la main dans un lac d’acide avec comme seule protection une veste !), et bien sûr les opposants qui vont y passer… Bref, tout un programme déjà vu et pourtant, « Le pic de Dante » est un plaisir terrible. Roger Donaldson nous livre ici un divertissement qui a de la tronche, un divertissement qui est très efficace et qui plus de vingt ans après sa sortie fonctionne toujours aussi bien.

Mine rien, derrière ce festival de clichés, finalement, Roger Donaldson a de bonnes idées (notamment plusieurs scènes de reflet qui opposent l’homme et la nature, la force de cette dernière et l’impuissance de celui-ci, chose que je n’avais jamais remarqué jusqu’ici). Donaldson gère très bien son rythme. Il pose bien son décor, il présente bien ses personnages et il fait très bien monter sa sauce au fur et à mesure. Puis, bien évidemment, il y a le spectacle final. Spectacle qui réserve son lot de rebondissements et surtout, « Le pic de Dante » est un spectacle qui en envoie (spectacle souligné et tenu par une belle BO signée James Newton Howard). S’il est vrai que le film aura pris un petit coup de vieux, il reste néanmoins très sympa et ses effets spéciaux tiennent encore le choc. Les scènes d’éruption du pic sont vraiment très réussies, et rattrapent à elles seules les bêtises et le côté déjà-vu que le film peut avoir. Mieux encore, c’est avec ce final et ses idées que le film finit par convaincre et surtout se poser comme un pilier.

Ce qui fait aussi la valeur sûre du « … pic de Dante« , ce sont ses acteurs. Si on apprécie l’équipe clichée de volcanologue (le côté bon enfant des personnages, l’humour, la complicité), ce film, c’est avant tout et surtout le duo Pierce Brosnan et Linda Hamilton qui fonctionne parfaitement. Les deux acteurs sont très bons et tiennent surtout des personnages qu’on adore suivre.

« Le pic de Dante » est un film imparfait et cliché et pourtant, malgré cela, il demeure un film qui fonctionne très bien. Un film qu’on adore se refaire de temps à autre. Blockbuster d’une autre époque, le film de Roger Donaldson, malgré les années qui passent, a bien des arguments, des images, et des idées, et se pose comme l’une des références du genre et surtout, il est toujours aussi efficace et plaisant.

Note : 14/20

Par Cinéted

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