Boa Vs Python

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De: David Flores

Avec David Hewlett, Jaime Bergman, Angel Boris

Année: 2004

Pays : Etats-Unis

Genre : Horreur

Résumé:

Un homme d’affaires fait entrer aux USA un gigantesque python qui – bien sûr – lui échappe. Un agent du FBI et un spécialiste ès-serpent échafaude un plan – hasardeux – pour tuer la bête : lui faire combattre un énorme Boa constricteur. La guerre des serpents est ouverte…

Avis:

Les animaux dangereux sont une grande source d’inspiration pour un bon nombre de scénaristes. Il est vrai que les bestioles avec de grandes dents ou avec du venin, ou qui n’ont pas de bras ont de quoi effrayer les humains. D’ailleurs on a pu le constater avec des films comme Les Dents de la Mer ou encore Lake Placid, ou bien Arachnophobia, que les bébêtes venimeuses ou possédant plusieurs rangées de dents peuvent contribuer à faire des bons films de flippe. Jusqu’au jour où déboula les productions Asylum et leur série incroyablement ignoble de film animalier aussi débile de mal foutu. En effet, entre les Méga Shark Vs Giant Octopus, MégaPirahnas, Dinocroc Vs Gatoroïd, j’en passe et des meilleurs, ils ont réussi à faire de ces animaux si effrayant dans la vie de tous les jours, des amas de pixels mal incrustés avec des acteurs aussi minables que cons. Alors qu’en est-il de ce film au titre si évocateur, Boa Vs Python? Sommes-nous face à un nanar imbuvable? Les serpents sont-ils les amis de l’homme et du cinéphile?

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Photo souvenir du parc Marzal en Ardèche avec des automates en forme de dinosaures et autres reptiles géants…

Commençons par le scénario, qui n’est pas d’une bêtise affligeante, mais plutôt d’un foutage de gueule hallucinant et prenant le spectateur lambda pour un débile profond. Pour la petite histoire, un homme riche, mais pas de la meilleure des façons, réussi à capturer un python géant, et décide d’en faire la proie idéale pour une chasse entre potes. Bien entendu, tous ses potes sont de riches et très connus chasseurs qui souhaitent connaître la gloire en tuant un serpent géant. Malheureusement, le grand serpent s’échappe, en bouffant quelques gardes au passage, et il commence à semer la panique dans un usine d’eau. La CIA est mise sur le coup et le type en charge de l’affaire a une idée de génie. Il va voir un pote herpétologiste qui possède un Boa Géant, mais qui est gentil. Ils décident alors que lui foutre une caméra sur la gueule et ils vont le lâcher dans la nature pour traquer et tuer le python. Alors ça va être le bordel entre les chasseurs, celui qui organise cette chasse et les deux serpents géants. Ah ben oui, un scénario comme ça, ça fait forcément transpirer et rien que de lire le synopsis, on a l’impression de perdre des neurones!

Le problème avec ce genre de film, c’est que l’effet de peur est totalement annihilé. Je pense que les scénaristes ne se sont pas posés les bonnes questions, car qu’est-ce qui fait peur dans un film animalier? Le contexte, car bien souvent, l’angoisse avec des requins provient de l’eau, de la profondeur, de son invisibilité et sa capacité à être dans son élément alors que l’homme n’y est pas. Mais aussi la nature même de l’animal. Ce qui est effrayant chez les serpents, c’est leur façon de se mouvoir et leur capacité à se cacher n’importe où. Or, si l’animal est gigantesque, tout effet est complètement annulé. Du coup, tout cela vire au grand guignol et les apparitions font plus rire qu’autre chose. Si on prend le film Arac Attack, c’est la même chose, mais le métrage est plus une comédie qu’un film d’horreur! De ce fait, Boa vs Python, ne peut faire que sourire et ne génère pas une seule fois la peur.

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Deux rouquines sur un plateau et c’est vite le bordel!

Un autre facteur qui est important dans les films d’horreur animalier, ce sont les acteurs. En effet, je pense qu’il est très difficile de trouver un jeu juste et adéquat lorsque l’on se retrouve devant un animatronic ou du vide, l’animal étant rajouté en post production. Dans Boa Vs Python, on sent le petit budget et les acteurs de seconde zone. Il faut dire que le méchant est aussi charismatique que Jean-Marc Morandini et qu’il ne représente qu’une caricature du mec méchant qui fume des cigare et qui pète un câble pour n’importe quoi. Je ne parle même pas des héros, et de l’histoire d’amour puéril entre le spécialiste en serpents et la blonde qui est embauchée par la CIA, aussi marquants qu’un tampon sans encre. Néanmoins, on pourra se réjouir de voir la belle du méchant à poil et il faut dire qu’elle ferait mieux de se mettre dans le porno car elle a vraiment un corps de rêve. Malheureusement, ce corps est vite oublié par des rôles aussi moisi qu’insignifiant venant de la part des chasseurs, que l’on nous présente comme des méchants des Power Rangers et où tous les clichés sont réunis. Le gros chasseur débile avec son fils pleutre, le tireur d’élite de l’armée à la retraite et beau gosse, la chasseur à l’arbalète mystérieux et silencieux, bref, qu’un ramassis de crétin qui enfonce le film dans une médiocrité abyssale.

Évidemment, on pourrait se poser la question sur les effets spéciaux. S’ils sont bien foutus, si les serpents rendent bien, etc. Mais même ça, ils ont réussi à le rater. Quand on regarde le film, on voit clairement que les serpents sont des images de synthèse mal incrustées dans le décor et cela rajoute un malus au film, déjà bien pourri. Le problème, c’est qu’entre le parti pris de faire des images de synthèse moisi et le design plus que douteux du boa, on se dit que l’on est dans la quatrième dimension. A mon avis, les scénaristes ne carburaient pas qu’au coca. En plus, les effets gores sont absents du film. Les différentes morts sont expédiées vitesse grand V, et on ne voit rien du tout. Entre ceux qui se sont faits bouffer, le mort noyer dans une grande vague, l’autre étouffer et disparu, on reste dans le plus grand conventionnel et le moins couteux. Mais où est passé le budget nom de Zeus!?

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Ah ben si c’est de ce Boa que vous me parlez, je veux bien voir le Python et leur combat!

Au final, Boa Vs Python est un film d’une médiocrité rare, mais il peut se aussi se targuer d’être d’une bêtise incroyable. Un scénario affligeant, des acteurs aussi mous que moches et cons avec des personnages d’une crétinerie crasse. Mais il faut rajouter à cela des effets spéciaux datant de l’avant guerre fait sur Atari et des morts qui ne servent à rien. Bref, un film pour adolescents mous du bulbe qui pourront se masturber gaiement devant le cul de la femme du méchant et peut être même sur l’actrice blonde jouant l’héroïne. Pour ma part, j’ai perdu 1h30 de ma vie, mais je crois que je ne le regrette pas, car je peux ainsi prévenir les gens du danger débilitant de ce film. C’est presque un devoir républicain que je fais là!

Note: 02/20

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