novembre 30, 2022

The Sea

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Titre Original : Haflö

De : Baltasar Kormakur

Avec Gunnar Eyolfsson, Hilmir Snaer Guonason, Gudrun S. Gisladottir, Hélène de Fougerolles

Année : 2002

Pays : Islande, France, Norvège

Genre : Drame

Résumé :

Agust a quitté l’Islande pour suivre des études de gestion à Paris, mais il les a rapidement abandonnées pour se consacrer à sa passion : la musique. A la demande de son père, Thordur, il accepte de revenir après plusieurs années dans son pays natal. Accompagné de Françoise, sa fiancée française, il débarque dans un village coincé entre la mer et les fjords.
Son père, propriétaire redouté d’une conserverie de poissons menacé par la politique de nouveaux quotas de pêche, refuse de voir le monde qui change autour de lui. Le fils aîné de ce dernier, l’actuel directeur de l’usine, lui conseille de vendre celle-ci avant qu’il ne soit trop tard. Mais Thordur ne peut s’y résoudre et souhaite qu’Agust reprenne l’affaire. Lors d’une soirée où toute la famille est réunie pour parler de l’avenir, les jalousies vont se révéler, les rancœurs se dévoiler et les passions s’embraser…

Avis :

Si Baltasar Kormákur est aujourd’hui un réalisateur reconnu, il y a treize ans, quand il sort « The Sea« , il n’était encore qu’un petit metteur en scène de théâtre qui venait de connaitre un joli succès avec son premier long métrage « 101 Reykjavík« , porté par une Victoria Abril en lesbienne. Beaucoup attendaient son deuxième film pour savoir si l’essai allait être réussi et à en croire les récompenses et la carrière que le réalisateur a connu depuis, il a fait bien plus que marquer son essai.

Mais si le film part sur une bonne idée et arrive à faire éclater avec beaucoup de fureur la famille que le réalisateur présente, le film dans le fond, s’avère brouillon et à certains moments, il arrive même à nous perdre.

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Il y a quelques années, Agust a quitté l’Islande pour suivre des études à Paris. Mais après quelques temps, le jeune homme a arrêté ses études pour se consacrer à l’écriture de chanson, sa passion. Le jeune homme s’est construit une petite vie loin de L’Islande. Il vit avec Françoise et attend un enfant d’elle. Un jour, il se voit obligé, à la demande de son père, de retourner en Islande. Agust part donc avec Françoise, mais il redoute de retrouver sa famille, car il a fait sa vie en France. Le weekend que s’apprête à passer Agust, mais aussi le reste de sa famille, ne va pas être de tout repos.

Au cinéma, comme bien souvent dans la vie, ces grandes réunions peuvent donner naissance à de grandes engueulades où les secrets les plus maudits refont surface. Ce genre de film, on les connaît presque par cœur tant on en a vu. Alors parfois, c’est très bon et ça donne lieu à de superbes drames ou de sublimes comédies, puis il y a les ratés, ceux qui n’arrivent pas à nous emporter dans le conflit, les secrets et les révélations. Vous avez ce genre de films qui promettaient beaucoup et qui sont finalement de très longs moments. Sans être de ceux-là, « The Sea« , ne figurera pas non plus dans la première catégorie.

Si l’on passe des moments relativement sympas, si l’intrigue de départ est bonne et originale, surtout qu’elle s’ancre dans un contexte intéressant, ici les quotas du poisson, le film de Baltasar Kormákur n’arrive pas tout le temps à nous tenir en accroche, la faute à un scénario plus confus, qui a tendance à brasser trop d’éléments et à nous perdre dans des clashs par forcément ultimes. Drôle et dramatique à la fois, le réalisateur nous entraîne dans une famille qui a de sacrés comptes à régler, mais à la place d’approfondir une seule discorde, Baltasar Kormákur s’égare et offre trop de sous-intrigues dans son histoire, ce qui donne un résultat parfois lourd. On aurait aimé que le réalisateur se concentre principalement sur Agust, son père, les choix qu’Agust doit faire, le dilemme qui lui est posé, ou encore les réactions de ses frères et sœurs par rapport à ce que leur père veut. Car cette ligne rouge est vraiment intéressante et offre de bonnes réflexions sur tous les personnages. « The Sea » n’avait nul besoin des autres histoires qui le traversent de manière à alourdir le tout et surtout nous perdre, car au bout d’un moment, on ne sait plus qui s’engueule avec qui et surtout pourquoi tout le monde s’engueule et se hait.

« The Sea« , c’est l’occasion de découvrir une pelletée de talents. Le cinéma islandais nous a caché quelques petites pépites comme Hilmir Snær Guðnason qui incarne Agust. L’acteur, qui est l’un des comédiens fétiches du réalisateur, est une jolie révélation. Talentueux, doux, expressif, il est assez bluffant dans l’évolution de son personnage et se révèle à lui seul, l’un des très gros points forts de « The Sea« . Gunnar Eyolfsson qui incarne son père, dégage un sacré charisme, alors même qu’il n’a pas énormément de réplique, mais quand il est présent dans une scène, de par sa gueule, son physique et son regard, il arrive sans mal à capter notre attention. Tout comme Krisbjörg Kjeld qui s’impose avec grâce à l’écran, alors qu’il apparaît peu finalement. Puis au milieu de ce casting islandais, on trouvera Hélène de Fourgerolles qui, comme on l’imagine, sera la petite amie française.

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C’est donc un film qui s’égare, qui nous perd aussi, mais qui arrive dans un sens contraire à être plaisant quand on ne s’arrête que sur le fil rouge. Ni bon, ni mauvais, « The Sea » est un film maladroit qui reste intéressant. Mais c’est aussi et surtout un film qui fait partie des débuts d’un futur très bon réalisateur.

Note : 11/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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