décembre 4, 2020

Katatonia – City Burials

Avis :

Attention, une partie de cette critique est écrite à la première personne par un mec qui n’avait jamais écouté du Katatonia et qui là parle de lui à la troisième personne. Si vous êtes un psychiatre fan hardcore de Katatonia, merci de votre compréhension.

Première incursion pour moi dans l’univers de Katatonia après en avoir entendu parler depuis des lustres. En près de 30 ans d’existence ponctués de deux split, le groupe suédois a sorti 11 albums, forgé une base solide de fans plutôt exigeants, connu plusieurs changements de line-up, et, à l’instar de Paradise Lost, exploré divers styles. Du doom-death/doom-black des débuts, Katatonia a évolué vers le gothic metal, le rock alternatif limite grunge sous influence Alice In Chains et enfin le rock/metal progressif.

City Burials (au dire des chroniqueurs, plus aguerris que moi au sujet du groupe) s’inscrit dans la lignée des deux albums précédents Dead End Kings et The Fall of Hearts. Long de 48 minutes, mais de 57 pour la version Deluxe (qui regroupe l’excellent et très prog Closing of the Sky avec un refrain imparable et la cover Fighters hyper dense, hyper metal car on est à la base devant un groupe de metal, n’oublions pas). Si le groupe n’est pas réputé pour faire tourner des serviettes et œuvre dans un style mélancolique, plusieurs morceaux sont paradoxalement très lumineux. Faisant penser à du Anatema période We’re Here Because We’re Here, Katatonia fait de nombreux aller-retour entre ambient et metal.

Le morceau Heart Set to Divide qui s’ouvre sur une nappe électro avant de multiplier les envolées lyriques de guitares électriques résume à lui seul ce mariage que connait l’album. S’ensuit des morceaux plus immédiats comme Behind the Blood et sa guitare magnifique, ou encore Rein et ses riffs monstrueux. La première pause vient avec Lacquer, morceau sublime, hyper planant et donnant des frissons, où les guitares sont totalement absentes, puis du court mais aussi planant Lachesis. Autre moment de grâce, Vanishers avec l’ajout de la voix d’Anni Bernhard, chanteuse de Full of Keys. City Burials multiplie les perles comme la ligne de basse sur Neon Epitaph, la paire de titres City Glaciers/Flicker et leur travail absolument remarquable sur la base rythmique comme dans les lignes vocales, ou encore l’intimiste Untrodden. Seul écueil, l’improbable The Winter of Our Passing et son côté pop trop prononcé.

Pour le reste, City Burials est un condensé de pépites, hyper cinématographique et se prêtant à un voyage spirituel. Le batteur Daniel Moilanen est un pur génie dans la lignée des meilleurs groupes de prog, la guitare est magnifique, les compositions d’Anders Nyström sont à couper le souffle et la voix de Jonas Renkse donne envie de pleurer.

Majestueux, magistral, riche et varié, City Burials appelle à enchainer les superlatifs. A un titre près, on touche à la perfection, mais la trace rouge sur la figure est bel et bien là.

  • Heart Set to Divide
  • Behind the Blood
  • Lacquer
  • Rein
  • The Winter of our Passing
  • Vanishers
  • City Glaciers
  • Flicker
  • Lachesis
  • Neon Epitaph
  • Untrodden
  • Closing of the Sky
  • Fighters

Note : 19.5/20

Par Nikkö

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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