Evil Dead

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Titre Original: The Evil Dead

De : Sam Raimi

Avec Bruce Campbell, Ellen Sandweiss, Hal Delrich, Betsy Baker

Année: 1981

Pays: Etats-Unis

Genre: Horreur

Résumé:

Cinq jeunes vacanciers s’installent dans une baraque au cœur d’une sinistre forêt. En descendant dans une cave lugubre, les deux garçons de la bande découvrent un vieux magnétophone qui, une fois remis en marche, émet une incantation magique. Laquelle réveille les forces du mal, déclenchant ainsi une horreur sans nom…

Avis:

Le cinéma d’horreur est un véritable vivier de réalisateurs talentueux ou en devenir. Pour se convaincre de cela, il suffit de regarder les filmographies de certains cinéastes. James Cameron a bien fait Piranhas II, Peter Jackson a réalisé son mythique Braindead, Steven Spielberg a son Les Dents de la Mer et Brian De Palma a réalisé Carrie. Bref, que les réalisateurs soient restés dans l’horreur ou qu’ils aient fait autre chose, on peut facilement dire que l’horreur permet à certains cinéastes de se faire remarquer. Sam Raimi fait partie de ces gros poissons auxquels Hollywood fait les yeux doux et même si ce dernier a vendu son âme au diable avec des films comme Spider-Man ou Le Monde Fabuleux d’Oz, il a commencé par un putain de sacré film d’horreur. Evil Dead fait partie de ces films d’horreur cultes qui ont permis à son réalisateur de devenir quelqu’un d’influent et de faire des films vraiment intéressants et non formatés. Malheureusement broyé par la presseuse infernale du septième, Sam Raimi a quand même quelques superbes films dans sa filmographie (Evil Dead 2, Evil Dead 3 L’Armée des Ténèbres, Darkman, Mort sur le Gril) dont son premier film, Evil Dead. Retour sur un chef d’œuvre !

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J’ai mal au crâne.

L’histoire est très simple. Cinq jeunes se rendent dans une cabane perdue au fond des bois pour y faire la fête. Des bruits étranges dans la cave attirent les protagonistes. Ils y trouvent un livre en peau humaine et un vieux magnétophone. Le groupe passe la bande et on entend un homme parler de démons. Dans la nuit, une des nanas entend des bruits et se rend dehors, elle se fait alors attaquer par des arbres et une entité invisible. Elle se transforme alors en démon et va infecter les autres. Il va falloir survivre jusqu’au lever du jour. Profondément ancré dans le mythe de la démonologie et du nécronomicon, le film propose une vision inédite du démon, mais surtout fourmille d’un million d’idées de mises en scène. Si le scénario est basique, sa réalisation l’est beaucoup. Les caméras en vue subjective, où le spectateur prend la place du démon, sont fabuleuses, donnant une ambiance vraiment dérangeante et presque malsaine. Le fait que les arbres tombent sur le passage rajoute à un sentiment de surpuissance et d’impuissance pour les personnages. Mais le meilleur dans tout ça, c’est que chaque plan est une véritable trouvaille que bien des films ont repris par la suite. On peut citer par exemple le plan de travers qui donne un véritable sentiment de folie de la part du héros, lorsqu’il remonte de la cave et que toutes les coulées de sang se sont effectuées ou encore le plan qui lui passe au-dessus de la tête, signifiant peut-être l’omniprésence d’un mauvais démon. Bref, tous ces cadrages, toutes ses mises en scène font de ce film une véritable usine à bonnes idées, un vrai film d’artisan talentueux.

Et la peur dans tout ça ? Et bien on peut dire que le film est toujours aussi efficace. Malgré des faiblesses dans les effets spéciaux, car on voit les maquillages et la scène de fin fait très pâte à modeler, le film est très bon et surtout très rythmé. Ça démarre au quart de tour et on ne s’ennuiera jamais tant le film regorge de moments cultes. Le premier démon est vraiment tétanisant et ses attaques sont très violentes. Mais par la suite, les autres monstres sont vraiment effrayants, comme lorsque la chérie de Ash se transforme en une sorte de poupée moqueuse au sourire figé. Les scènes gores sont nombreuses et plutôt bien foutus, comme lorsque les deux hommes tranchent les membres d’une des nanas en démon ou encore la décapitation d’une autre nana. Comme dit auparavant, les scènes où les démons se décomposent sont un peu en deçà des autres effets, mais donnent un certain cachet au film. Au niveau des acteurs, on retrouve la muse de Sam Raimi en la personne de Bruce Campbell. Il est excellent dans ce rôle de mec gentil qui perd petit à petit pied. L’image la plus marquante de sa folie réside dans son reflet dans le miroir qui devient une flaque d’eau. Les autres acteurs du casting sont assez oubliables, même si la copine du héros est parfaite lorsqu’elle se transforme en démon rieur absolument inquiétant. Mais franchement, Bruce Campbell tient là l’un de ses meilleurs rôles (avec celui dans Bubba Ho-Tep). Par contre, il est hautement recommandable de mater le film en VOSTF car la nouvelle VF est absolument ignoble.

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Il est flou Afflelou !

Au final, Evil Dead est résolument un chef d’œuvre du genre. Drôle, puissant, inventif, loufoque, effrayant, pas de doutes, nous sommes bien en présence d’un pur film qui essaye, expérimente et ose. Rares sont les films aujourd’hui à tenter autant d’expériences de réalisation et ce n’est pas le fade remake de Fede Alvarez qui va prouver quoi que ce soit. Bref, Evil Dead, c’est de la bombe !

Note : 19/20

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Par AqME

TrasherNote de Trasher: 18/20 Un petit bijou de l’horreur et de la débrouille!

ServalNote de Serval: 16/20

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