octobre 26, 2020

Le Nouveau

De : Rudi Rosenberg

Avec Réphaël Ghrenassia, Joshua Raccah, Johanna Lindstedt, Eytan Chiche

Année : 2015

Pays : France

Genre : Comédie

Résumé :

La première semaine de Benoit dans son nouveau collège ne se passe pas comme il l’aurait espéré. Il est malmené par la bande de Charles, des garçons populaires, et les seuls élèves à l’accueillir avec bienveillance sont des « ringards ».
Heureusement, il y a Johanna, jolie suédoise avec qui Benoit se lie d’amitié et tombe sous le charme. Hélas, celle-ci s’éloigne peu à peu pour intégrer la bande de Charles. Sur les conseils de son oncle, Benoit organise une soirée et invite toute sa classe. L’occasion de devenir populaire et de retrouver Johanna.

Avis :

Rudi Rosenberg est un jeune réalisateur français dont on n’a pas forcément entendu parler, notamment parce que « Le nouveau » est son premier, et pour l’instant seul, long-métrage. Pourtant, derrière ce petit anonymat, Rudi Rosenberg est loin d’être un débutant dans le cinéma. Il y débute d’ailleurs dans les années 90 en tant que comédien. C’est en 2008 qu’il passe à la réalisation avec « 13 ans« . Et depuis ce premier court-métrage, une chose est sûre, Rudi Rosenberg a envie de se faire le réalisateur de l’enfance et l’adolescence, ne cessant jamais d’explorer cette période charnelle de tout être, au travers de trois courts-métrages et désormais un long.

Sorti il y a quatre ans de cela et porté par un joli bouche à oreille, aujourd’hui, je m’arrête donc sur le premier film en tant que réalisateur de Rudi Rosenberg. Sur le papier, « Le nouveau » avait l’air d’être le genre de petites comédies touchantes qu’on connaît par cœur, et il est vrai qu’à la découverte, c’est parfaitement ce qu’il est. Sans grande surprise, offrant un scénario facile, il n’en reste pas moins que ce premier film est un joli moment de fraîcheur. Punchy, amusant, plein de spontanéité, Rudi Rosenberg nous amuse et il nous fait même retomber en enfance avec cette petite et innocente histoire qui ressemble à toutes les nôtres… Ce « … nouveau » est donc une bien jolie et surtout bien sympathique petite surprise !

Benoît est à la place qu’il déteste le plus, venant d’emménager avec ses parents, il est donc à son nouveau collège celui qu’on appelle le nouveau. Alors qu’il espérait se faire des potes, sa première journée est loin de se passer comme il l’avait prévue. Très vite, il est jeté loin des populaires et fini par traîner avec ceux qu’on appelle les ringards. Benoît s’était bien fait une copine, Johanna, une jeune suédoise, mais celle-ci a rejoint la bande des populaires tenue par Charles. Sur les conseils de son oncle, Benoît organise alors une fête chez lui…

Il y a certains films, on ne leur demande pas plus que d’être une petite blague qui amuserait. Une petite blague qui arrivera à nous surprendre, même si, dans son postulat de départ, on la connaîtrait par cœur et ce premier film signé Rudi Rosenberg va être cette blague, mais cette blague un peu plus surprenante et touchante qu’on ne l’aurait imaginée.

Dans les grandes lignes, le film de Rudi Rosenberg ne sort pas vraiment des clous, et dans un sens, il est exactement comme on pouvait se l’imaginer, avec les populaires et les rejetés, parce que bizarres, étranges et handicapés. Mais là où d’autres réalisateurs se seraient peut être amuser à faire que de la blague ou de la comédie trash, ou encore de la comédie clichée au possible, Rudi Rosenberg arrive à éviter tous ces pièges et livre là un film plein de fraicheur, rempli de nostalgie, de bonne humeur et qui aura même un joli fond touchant, malgré ce côté attendu. Entre humour et sujets plus sérieux, « Le nouveau » trouve très vite sa petite vitesse de croisière. Les gags sont là, les conneries entre potes, les moments plus touchants aussi, les erreurs de jeunesse, la difficulté de certains choix… Bref, on s’amuse, et comme Rudi Rosenberg installe aussi beaucoup de nostalgie, qu’il a réussi à capturer des instants, des bêtises ou des envies qui nous renvoient à nos années collège, on est touché par l’ensemble de l’œuvre. Entre rires et petits pincements, le tout passe très vite. Rudi Rosenberg, sachant que le scénario de son film n’était pas incroyable et surtout déjà vu, a fait le choix de faire très court, peut-être même un peu trop, puisque « Le nouveau » dure à peine une heure et vingt minutes.

On notera que « Le nouveau » est un film à hauteur d’enfants, et hormis le personnage tenu par Max Boublil, le réalisateur n’a pas filmé d’adulte dans son film, ce qui peut être aussi déroutant comme si le monde n’appartenait qu’aux enfants, et en même temps, ça offre une vision intéressante justement.

Ce qui fait aussi que « Le nouveau » passe très bien, c’est la qualité et surtout le talent de ces jeunes acteurs que Rudi Rosenberg nous a dégotés. C’est bien simple, ils sont tous bons, même ceux qui tiennent les rôles les plus agaçants. Ils sont légers, spontanés, il y a une alchimie de groupe qui se dégage d’eux, et alors même que le film ne leur réserve pas de surprise, on a envie de les suivre tout le temps et n’importe où.

« Le nouveau » est donc une bonne petite comédie. Une comédie sur l’enfance et l’adolescence, c’est une comédie qui aborde la place qu’on se trouve au sein d’un groupe. Bercé de nostalgie, évitant les clichés, tout en jouant avec aussi (beaucoup de personnages sont des stéréotypes), Rudi Rosenberg nous offre un premier film tout à fait sympathique.

Note : 13/20

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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