septembre 28, 2020

Top 13 des Boogeymen au Cinéma

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Halloween approchant, il fallait trouver un dossier en adéquation avec la fête des morts. Et au départ, nous voulions faire quelque chose sur le déclin de cette fête dans les mœurs et surtout au cinéma. C’est vrai, d’habitude, on a toujours droit à un film d’horreur en salles, et nous ne parlons même pas des Etats-Unis, qui ont pour coutume de sortir plusieurs films dans les salles. Mais depuis quelques années, il se passe deux choses. L’absence de films d’horreur dans les cinémas (Chez nous, on n’a rien du tout, et aux States, les fans de la fête à la citrouille doivent se contenter du remake de Carrie) et une baisse flagrante de la célébration de cette fête dans notre pays. Alors certes, cette fête n’est pas forcément ancrée dans notre culture, même si on retrouve quelques résidus de cette fête vers l’Alsace et la Lorraine, mais elle demeure tellement amusante et en dehors des coutumes, que c’est dommage de passer à côté. Mais les recherches sont très difficiles et le temps nous fait défaut. Alors on a choisi la facilité, faire un top 13 des plus célèbres boogeymen, thème déjà vu et lu maintes fois, mais absent du site, donc on s’y colle gaiement. Mais comme c’est Halloween et que l’on aime les superstitieux, on vous fait un Top 13. Et puis qui sait, peut-être cela vous donnera des idées pour votre propre soirée Halloween !

13. Leslie Vernon

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Ce nom peut ne pas parler à tout le monde, et c’est compréhensible, puisque ce tueur n’a joué que dans un film. Et il aura bien du mal à faire d’autres métrages, vu sa fin. Quoiqu’il en soit, Derrière le Masque est un film de 2006 de Scott Glosserman, et qui a une grosse particularité. Il propose un faux documentaire sur les méthodes d’un tueur en série, pour vriller par la suite vers un slasher typique. Si le film n’est pas extraordinaire, il demeure assez surprenant et présente un tueur charismatique, qui manie assez bien la faucille. Et puis il utilise un masque assez plaisant, lui conférant une allure étrange et presque grotesque.

12. Le Collectionneur

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Apparu sur nos écrans en 2009 avec The Collector, ce personnage atypique et énigmatique a su s’imposer d’entrée de jeu avec un film efficace signé Marcus Dunstan (qui a déjà bossé par la saga Saw). Ce charmant monsieur possède la panoplie complète du parfait malade mental. Entre des pièges tordus dans toute une maison, un sadisme effroyable, un masque sombre et difforme, des yeux luisants de reptile, on peut dire que Le Collectionneur est le parfait petit psychopathe. Fort d’un premier film très convaincant et hyper violent, il s’impose comme l’une des figures du cinéma d’horreur, ce qui lui vaudra une suite, The Collection, qui fera dans la surenchère et c’est dommage. Il est aussi un grand adepte du mutisme, chose qui fait grandement peur aux jeunes demoiselles.

11. Victor Crowley

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Victor Crawley, c’est un peu comme si Johnny avait eu un enfant avec Franck Ribéry. Enfant difforme faisant la risée des gens, il vit isolé avec son père dans une cabane perdue dans le bayou. Malheureusement, alors que le soir de Mardi-Gras bat son plein, une bande de jeunes cons vont balancer des pétards, mettant le feu à la cabane. En voulant défoncer la porte pour libérer son fils, il enfonce sa hache dans sa tronche. Depuis, ce pauvre Victor Crawley hante le bayou sous le nom de Hatchet aux States et de Butcher chez nous. C’est le bourrin Adam Green qui l’a inventé en 2006. Monstre hyper violent, n’hésitant pas à ouvrir la bouche en deux à de pauvres retraités ou à décapiter un type en train de prendre en levrette sa nana, on peut dire que niveau trash, on a du lourd. Les deux films sont sympathiques, même si le premier reste plus agréable. On est en attente du troisième.

10. Le Creeper

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Le creeper est une créature maléfique qui a vu le jour en 2002 sous l’œil avisé de Victor Salva. Il s’agit d’une bestiole maléfique qui renait tous les 23 ans et qui se nourrit durant 23 jours des meilleurs organes de ses victimes. Doté d’un design intéressant et relativement badass, ce monstre a réussi à s’imposer dans le cinéma d’horreur dès son premier film. D’ailleurs, Jeepers Creepers le Chant du Diable est un film fort recommandable. Violent, sadique et sans concession, ce monstre a connu une suite bigger than life deux ans après. Il s’attaque d’ailleurs à un bus plein de jeunes footballeurs américains et de pom-pom girls. Moins effrayant que le premier, il reste bien fun et beaucoup plus gore. Bref, un monstre cool, quasi indestructible et dont les deux films sont sympathiques. Un troisième doit voir le jour, Cathedral, mais avec les problèmes de justice du réalisateur (il a pris 3 ans de taule pour pédophilie), on ne sait pas grand-chose sur le devenir du métrage.

9. Ghostface

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Apparu pour la première fois en 1997 dans le film Scream de Wes Craven, Ghostface est entré au panthéon des tueurs, non pas grâce au charisme des tueurs sous le masque, mais plutôt du masque à lui-même. Inspiré par le tableau le Cri de Munch, il inspire un fantôme hurlant et représente en quelque sorte la mort avec sa capuche noire. Son arme de prédilection est un poignard aiguisé avec lequel il aime être direct et franc du collier. La qualité des films reste assez inégale mais bien évidemment, on ne peut que conseiller le premier film qui lança la vague des slashers dans les années 2000 (Souviens-Toi l’été Dernier, Urban Legend). A la rigueur, le dernier en date, le quatrième épisode est assez sympathique, en tous les cas bien meilleurs que le deuxième et le troisième.

8. Jigsaw

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Né en 2004 avec le film Saw de James Wan, Jigsaw (ou John Kramer pour les puristes) possède la particularité de n’avoir commis aucun meurtre. Et pourtant il jouit d’un statut de boogeyman assez impressionnant. Fort d’un premier épisode qui va montrer la voie vers le torture-porn donnant sur 6 suites, la série ne fera que décliner par la suite. Adepte du piège mortel, Jigsaw est très intelligent et attrape ceux qui ne profitent de leur vie. Les pièges sont très difficiles, rarement réussis et le résultat est tout le temps très gore. Il est toujours accompagné d’une petite poupée blafarde qui deviendra la mascotte de la série. On pourra regretter le choix des scénaristes qui montre ce tueur comme quelqu’un de très prévoyant, car si l’on suit la saga en entier, on se rend compte que le monsieur a prévu des pièges pendant 70 ans au bas mot. Tobin Bell, son interprète est charismatique dans les deux premiers, pour finir dans la débandade par la suite. On ne peut que conseiller le premier Saw, qui reste une merveille en son genre !

7. Candyman

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Né en 1992 de la plume de Clive Barker (Hellraiser) et du regard acéré de Bernard Rose, Candyman est un boogeyman un peu à part. Monstre né du racisme des hommes, il s’agit d’un pauvre bougre qui a eu le malheur d’être noir à une époque où il ne le fallait pas. Il est alors torturé et meurt par des piqûres d’abeilles. Il apparait aux hommes si l’on dit cinq fois son nom devant un miroir. Il s’agit là d’un monstre qui possède un vrai background et qui reflète un vrai problème sociétal. Le premier est d’ailleurs un chef d’œuvre du genre, transposant le mythe du tueur monstrueux dans une cité mal famée. Mais plus que cela, le film aborde une poésie macabre tout à fait remarquable. Malheureusement, les deux autres films seront relativement mauvais, surtout le troisième. Donc, contentez-vous du premier ! Ah, et Candyman ne meurt pas en se grattant les couilles !

6. Chucky

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Sa première apparition se fait en 1988 dans le film Jeu d’Enfant de Tom Holland et sous le crayon de Don Mancini. Il s’agit du tueur en série Charles Lee Ray, qui, juste avant de mourir, transmet son âme dans une poupée Brave Gars à l’aide du cœur de Dambala. Chucky étant son surnom, c’est celui-ci que l’on va retenir. Après un premier opus bien angoissant, la poupée va revenir à deux reprises pour tuer et se venger d’Andy, le petit garçon qui l’a abattu dans le premier film. Le quatrième opus, La Fiancée de Chucky, change complètement de registre et fait du film une comédie noire d’excellente facture, où meurtres gores et humour thrash sont de la partie. Chucky a une préférence pour le couteau comme arme de prédilection, mais il n’hésite pas à utiliser d’autres subterfuges comme l’électricité ou encore l’étouffement. Son grand retour en 2013 est très décevant, voulant renouer avec les premiers opus, le film s’enlise dans un classicisme lénifiant, ne propose rien de neuf et en plus son humour est d’une nullité affligeante. Néanmoins, Chucky reste la seule poupée à figurer dans ce top et c’est surement la plus charismatique à ce jour. Pour une soirée réussie, le premier ou le quatrième semblent être de bonnes options.

5. Pinehead

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Pinehead est le chef des cénobites, une bande d’êtres énigmatiques qui adule la souffrance. Ils apparaissent lorsque l’on manipule avec délicatesse et finesse une sorte de Rubik’s Cube du mal. Adepte de l’acupuncture et parfaitement incarné par Doug Bradley, Pinehead et ses confrères apparaissent pour la première fois en 1987 grâce à Clive Barker dans le film Hellraiser. Ce premier film est angoissant à souhait, macabre et surtout très malsain. Sa tenue de sado-maso, son faciès si particulier et son allure angoissante, en font un incontournable de la scène horrifique. La saga comporte 9 films qui sont de qualité plus ou moins inégale. On ne peut que conseiller le premier film, mais aussi le deuxième, Les Ecorchés.

4. Jason Voorhees

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Si Jason Voorhees apparait en 1980 dans Vendredi 13 de Sean S. Cunnigham, il devient vraiment important dans le deuxième épisode. Enfant difforme et moqué, il se noie alors qu’il est dans le camp de vacances de Crystal Lake. Quelques années après sa mort, le camp ré-ouvre  et les meurtres s’enchainent, faisant planer le fantôme de Jason. Maniant assez bien la machette, son côté brutal est renforcé par son masque de hockey, qui n’apparait qu’au troisième film. Dans le deuxième film, sa vilaine trogne est cachée par un sac de jute. Imposant, violent, increvable, il s’impose comme l’une des figures de proue du cinéma d’horreur. Malheureusement, même s’il s’agit d’un mort-vivant, son personnage demeure trop statique, sans grand background ou variation dans son avenir. On conseille bien évidemment le premier film, mais certains métrages de la saga sont recommandables pour tout amateur de nanars.

3. Leatherface

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Ce grand bonhomme fripon apparait pour la première fois en 1974 dans le troublant Massacre à la Tronçonneuse de Tobe Hooper. Il rentre dans la catégorie des gros bourrins difformes comme Jason, mais il a la particularité d’avoir une famille entière de psychopathes et son passé reste assez obscur. Apprenti bucheron qui se reconvertira dans la boucherie, il fait partie des monstres du cinéma qui ont marqué les spectateurs. Violent, complètement fou, il ne connait aucun remord et son masque est vraiment effrayant. Il est fait e lambeau de peau humaine pour masquer son difformité, espérant retrouver un peu d’humanité, chose qui lui fait défaut autant physiquement que psychiquement. Sa première apparition est extraordinaire et d’une violence inouïe. On oubliera rapidement le dernier film en date, très mauvais et mettant un Leatherface larmoyant et faiblard. Bref, le premier reste résolument le meilleur de la saga et le remake de Marcus Nispel reste sympathique.

2. Michael Myers

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Monstre increvable et sacré du cinéma d’épouvante, Michael Myers fait une entrée remarquable dans le septième art, grâce à Halloween de John Carpenter en 1978. Enfant perturbé massacrant sa famille sauf sa sœur, il est un véritable sociopathe sans émotion, sans ressentiment et sans aspect humain. Son masque représentant un personnage de Star Trek le rend encore moins humain, cachant son visage et toutes ses émotions. Si le premier tient du chef d’œuvre intemporel, le deuxième et le troisième sont bien sympathiques. Il faudra par contre attendre les remakes de Rob Zombie pour revoir ce géant sous sa meilleure forme (même si le deuxième remake est moins intéressant). Brutal dans ses meurtres, maniant aussi bien la hache, que le couteau, que ses bras, on peut dire que ce monsieur aime s’amuser avec ce qui lui vient sous la main. Bien évidemment, le premier film est un monument du cinéma qu’il faut impérativement voir et revoir.

1. Freddy Krueger

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Sans surprise, le premier de ce top et bien entendu Freddy. Et pourtant, s’il y a bien une saga en dent de scie, c’est bien celle de ce personnage. Mais au-delà de ça, le personnage est vraiment très bon. Pédophile né de la suite d’un viol collectif d’une bande de psychopathes, Freddy va subir les vengeances des parents, se faisant immoler dans une maison. Diabolique, il revient alors dans les rêves des jeunes alors adolescents, dans la rue de Elm Street. S’il y a bien un endroit où l’on se sent en sécurité, c’est durant son sommeil. Or, avec Freddy, même le sommeil devient un danger et les victimes n’ont plus aucune zone de sécurité. En plus, notre tueur manie l’humour noir aussi bien que ses griffes, jusqu’à virer au grand guignol dans ses derniers instants. Le premier film, signé Wes Craven en 1984 est remarquable et assure un boogeyman qui restera dans les annales. La prestation de Robert Englund est telle que ce personnage lui collera à la peau et que lors du remake par Samuel Bayer, Jackie Earl Haley ne pourra pas faire oublier le premier interprète. Pour rester dans les meilleurs épisodes, il faut regarder le premier, puis le troisième et enfin le septième, qui reste cohérent et amusant.

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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