novembre 26, 2020

Le Roi Lion

Titre Original : The Lion King

De : Rob Minkoff et Roger Allens

Avec les Voix de Matthew Broderick, Jonathan Taylor, James Earl Jones, Jeremy Irons

Année : 1994

Pays : Etats-Unis

Genre : Animation

Résumé :

Sur les Hautes terres d’Afrique règne un lion tout-puissant, le roi Mufasa, que tous les hôtes de la jungle respectent et admirent pour sa sagesse et sa générosité. Son jeune fils Simba sait qu’un jour il lui succèdera, conformément aux lois universelles du cycle de la vie, mais il est loin de deviner les épreuves et les sacrifices que lui imposera l’exercice du pouvoir. Espiègle, naïf et turbulent, le lionceau passe le plus clair de son temps à jouer avec sa petite copine Nala et à taquiner Zazu, son digne précepteur. Son futur royaume lui apparaît en songe comme un lieu enchanté où il fera bon vivre, s’amuser et donner des ordres. Cependant, l’univers de Simba n’est pas aussi sûr qu’il le croie. Scar, le frère de Mufasa, aspire en effet depuis toujours au trône. Maladivement jaloux de son aîné, il intrigue pour l’éliminer en même temps que son successeur. Misant sur la curiosité enfantine et le tempérament aventureux de Simba, il révèle à celui-ci l’existence d’un mystérieux et dangereux cimetière d’éléphants. Simba, oubliant les avertissements répétés de son père, s’y rend aussitôt en secret avec Nala et se fait attaquer par 3 hyènes féroces. Par chance, Mufasa arrive à temps pour sauver l’imprudent lionceau et sa petite compagne. Mais Scar ne renonce pas à ses sinistres projets. Aidé des 3 hyènes, il attire Simba dans un ravin et lance à sa poursuite un troupeau de gnous. N’écoutant que son courage, Mufasa sauve à nouveau son fils et tente de se mettre à l’abri en gravissant la falaise. Repoussé par son frère félon, il périt sous les sabots des gnous affolés. Scar blâme alors l’innocent Simba pour la mort du Roi et le persuade de quitter pour toujours les Hautes terres. Simba se retrouve pour la première fois seul et démuni face à un monde hostile. C’est alors que le destin place sur sa route un curieux tandem d’amis…

Avis :

Rob Minkoff et Roger Allers sont deux réalisateurs américains qui ont fait leurs armes dans les studios de chez Disney. Chacun d’eux a travaillé respectivement sur des films de manière séparée, Allers travaillant sur le scénario de « Oliver et Compagnie« , alors que Minkoff était par exemple sur les effets spéciaux de « Basil détective privé« . Puis, c’est au début des années 90 que le duo se trouve. Ils vont d’abord œuvrer côté scénario pour commencer, puisque ce sont eux à qui l’on doit l’écriture de « La petite sirène » et « La belle et la bête« . Alors que Disney vient de magistralement cartonner avec « Aladdin« , et alors que les Studios prévoient leur gros film pour 1995 avec « Pocahontas« , Rob Minkoff et Roger Allers se voient confier les rênes d’un petit film d’animation. Un film entre le règne animal et des inspirations de Shakespeare. Un petit film qui était censé combler un trou entre deux gros films. Vous l’aurez compris, ce film, c’est « Le Roi Lion« , et ce petit film va créer la surprise en devenant l’un des films les plus cultes des années 90 et plus encore des studios Disney.

Alors qu’il vogue doucement mais sûrement vers ses trente ans, et alors que dans sa folie, les studios Disney ont décidé de remettre à jour tous leurs classiques en prise de vues réelles, j’ai décidé à quelques mois de la sortie du « … Roi Lion » Made in 2019 de me replonger dans le classique de mon enfance, un classique que je n’avais pas revu depuis très facilement une bonne quinzaine d’années et c’est avec un plaisir toujours aussi intact que je redécouvre un spectacle et des émotions qui n’ont pas pris une ride.

Sur la terre des lions, un jeune lionceau vient de naître et il est alors présenté en grande pompe à toute la savane. Ce jeune lionceau est amené à devenir le futur roi de la terre des lions, ce qui ne convient pas à son oncle, un lion du nom de Scar. Dans l’ombre, Scar va alors comploter pour prendre le pouvoir…

« Le Roi Lion« , ce petit film devenu très grand, que je redécouvre aujourd’hui avec mes yeux d’adulte. Dans mes souvenirs, « Le Roi Lion » était un petit film émouvant et cool à la fois. C’était un petit film qui me racontait l’exil d’un jeune prince et le retour d’un roi. Je me souvenais de personnages merveilleux et attachants. Des chansons absolument indémodables. Des images on ne peut plus marquantes, des scènes incroyables, qui ont autant bouleversé qu’elles se sont imprimées dans mon esprit de jeune spectateur. Et ce qui est assez dingue avec ce film, c’est qu’on peut passer des années et des années sans le voir, il demeure intact et mieux encore, il gagne encore plus en profondeur. Et oui, si mes yeux d’enfants avaient vu une chouette et adorable aventure, mais yeux d’adultes ont découvert un film bien sombre et bien plus profond politiquement parlant qu’il n’en paraissait, du moins dans mes souvenirs.

« Le Roi Lion« , c’est avant tout une histoire sublime, noire, touchante. Une histoire qui a certes des raccourcis, mais qui demeure en permanence passionnante. « Le Roi Lion » possède une intrigue qui rappelle « Hamlet« , et en même temps qui va plus loin que ça. C’est une histoire sombre de complot de famille, de fourberies et de meurtres. C’est une histoire de prise de pouvoir qui évoque, ou du moins qui fait penser dans ses sous-textes, à la montée du nazisme dans les années 30 et la mise en scène de Minkoff et Allers convoque ceci de manière incroyable dans une scène, qui déjà petit m’avait marqué sans que je puisse en comprendre les sous-textes. Toujours dans sa subtilité, je découvre aussi une œuvre très écologique, qui aborde de très belle manière l’équilibre de la vie et de la nature. Bref, si le scénario en lui-même, le complot, l’exil du jeune prince qu’on croit mort et le retour de ce Roi légitime est toujours aussi passionnant, « Le Roi Lion » se fait encore plus passionnant entre ses lignes et c’est un réel plaisir de pouvoir redécouvrir une telle œuvre.

Une œuvre qui reste affolante dans tout ce qu’elle a construit en plus, car si le scénario est un bijou, il n’y a pas que ça. La mise en scène est absolument parfaite de bout en bout. Dès l’ouverture, « Le Roi Lion » sort l’artillerie lourde pour devenir culte. Ces notes de musique, ces chants, ce lever de soleil et la présentation de ce jeune Roi… Minkoff et Allers nous entraînent dans un monde et un univers qu’ils comprenaient, et dont ils savent quoi faire. Juste, puissant, parfaitement équilibré entre noirceur et bonne humeur, au fur et à mesure de l’avancée de son récit, « Le Roi Lion » s’impose et s’envole vers le chef-d’œuvre indémodable qu’il est !

Bref, bijou d’écriture qui réserve bien des surprises, bijou de mise en scène, impressionnant, beau, innovant, bijou de graphisme, bijou musical, entre chant indémodable et une BO Oscarisée pour Hans Zimmer qui est juste parfaite en tout point et le tout offert avec des personnages fabuleux, tordants, inquiétants, attachants et parfois même l’addition de tout ceci comme pour Scar qui est une diva merveilleuse, « Le Roi Lion » de Rob Minkoff et Roger Allers signe là le Disney par excellence !

Note : 19/20

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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