décembre 2, 2020

Anything Else la Vie et Tout le Reste

De : Woody Allen

Avec Woody Allen, Jason Biggs, Christina Ricci, Jimmy Fallon

Année: 2003

Pays: Etats-Unis, Angleterre, France

Genre : Romance

Résumé :

Entre Jerry, jeune écrivain comique, et Amanda, ça a été le coup de foudre. Tout les rapprochait, une vie de bonheur s’ouvrait et pourtant… Pas si simple la vie au jour le jour avec Amanda, un peu névrosée, boulimique, jamais ponctuelle et qui devient hystérique dès que Jerry la touche. Pas facile non plus de se séparer de son agent quand on est son unique client. Et très dur de partager son appartement avec sa belle-mère….
Heureusement pour Jerry, il y a Dobel, un confrère qui a un avis sur tout : les femmes, la vie, l’art, la survie et comment sauver le couple de Jerry et Amanda…

Avis :

On le sait tous, Woody Allen est un des réalisateurs les plus prolifiques et alors qu’on en est encore qu’au début des années 2000, « Anything else … » est déjà son cinquième film en trois ans. Alors bien sûr, avec autant de propositions, et ce, malgré son style inimitable, Woody Allen n’est pas toujours au top de sa forme et « Anything else … », dans l’ensemble de sa filmographie, tient une place particulière, puisqu’il se place pour moi, entre deux de mes films préférés du réalisateur, c’est-à-dire « Hollywood Ending » et « Mélinda & Mélinda » et autant dire qu’il y a un sacré ascenseur émotionnel.

« Anything else, la vie et tout le reste« , c’est un film que j’avais vu lors de sa sortie en salle, dont je me souvenais simplement que je l’avais déjà vu, sans vraiment pouvoir mettre une image ou une histoire sur le film, il fallait donc que je comble cette lacune dans la filmographie incroyable du petit bonhomme new-yorkais et franchement, j’ai très vite compris pourquoi, je ne m’en souvenais plus. Longuet et ennuyeux, malgré le charme new-yorkais qui se dégage de l’ensemble, « Anything else, la vie et tout le reste » a ce don d’être interminable. Bref, je passe complètement à côté, mais bon, comme je le disais, avec autant de propositions de cinéma, il est bien difficile de tout réussir.

Jerry est un jeune écrivain new-yorkais qui essaie de percer dans le stand-up. Quand Jerry a rencontré Amanda, ce fut le coup de foudre instantané, mais aujourd’hui, la vie au quotidien avec Amanda est plus que difficile. La jeune femme est insupportable, actrice qui ne perce pas, névrotique, boulimique, frigide et on ne parlera pas de ses retards incessants. On ajoutera à cela que Jerry a du mal avec son agent, car il ne sait comment s’en séparer, puisqu’il est son seul client et que ce dernier a tout donné pour lui. Puis il y a la mère d’Amanda qui s’est installée chez eux depuis peu, et l’on peut dire qu’elle est très, très envahissante. Bref, heureusement pour Jerry, il a un ami, Dobel, un homme bien plus âgé, confrère d’écriture, qui a un avis sur tout. Mais pas sûr que ses avis et autres conseils soient bons…

Une déception, une belle déception je dirais même puisque « Anything else … » est l’un des films de Woody Allen avec lequel j’ai le plus de mal. Alors avant de m’arrêter sur tout ce qui m’ennuie dans ce film, il faut lui laisser de belles qualités. Le premier élément de bien qui me vient en tête quand je pense à ce film, c’est son ambiance, tout ce qu’il y a de plus new-yorkaise. On le sait, Woody Allen et New-York, c’est une immense histoire d’amour et il voue encore tout cet amour à la ville à chaque instant, à chaque image. New-York n’est jamais aussi bien filmé que sous l’œil de Woody Allen. Les rues, les avenues, les appartements, les bars et l’ambiance générale de la ville, Woody Allen fait de New-York un véritable personnage de son film. De plus, le film est soutenu par une photographie à tomber par terre (comme souvent d’ailleurs chez Woody Allen).

Mais voilà, après New-York, que reste-il de « Anything Else … » ? Eh bien pas grand-chose à se mettre sous la dent. « Anything else … » est un film qui n’arrive pas à se faire intéressant. C’est un film de dialogues et dieu sait que la plume de Woody Allen peut être géniale, mais ici, tout résonne comme une caricature du travail du réalisateur. Les personnages, névrosés au possible, n’arrivent pas à être touchant ou amusant, alors même que le film fait bien souvent dans le loufoque. Mais rien n’y fait, tout apparaît comme superficiel, et finalement, en plus d’ennuyer, « Anything else … » me donne la sensation de remplir le cahier des charges à la lettre de ce que doit être un film signé Woody Allen. Alors même que le petit bonhomme new-yorkais met du cœur à l’ouvrage, avec autant de films écrits, réalisés et bien souvent joués, « Anything else … » laisse le sentiment que le réalisateur n’est pas, qu’il s’essouffle à force de trop en faire. « Anything else … », c’est aussi un film ennuyeux, car on n’a déjà vu ce genre de film et ces problématiques dans l’œuvre de Woody Allen. Vous me direz l’argument est facile, « Anything else … », c’est quand même la trente cinquième réalisation de Woody Allen et forcément, des sujets (l’amour, les femmes, la vie, le travail, l’avenir) comme ceux-là, Woody Allen en a déjà parlé. C’est vrai, comme c’est d’autant plus vrai, qu’il en parlera encore par la suite et en bien mieux que dans ce film.

L’intrigue n’arrive pas à être intéressante, mais peut-être que le film aurait pu être rehaussé par ses comédiens, surtout que comme à son habitude, Woody Allen a réuni un très joli casting, mais là encore, ça ne passe pas. Si Dany De Vito est bien le seul à mettre un petit coup d’humour à ce film, on ne sera pas vraiment convaincu par le couple Jason Biggs et Christina Ricci, qui sont malheureusement mauvais et insignifiants, surtout Jason Biggs en ersatz de Woody Allen. Woody Allen n’est pas non plus convaincant, alors qu’il tient à peu de choses près le même rôle que dans d’autres de ses films.

Vous l’aurez donc compris, « Anything else, la vie et tout le reste » est un Woody Allen devant lequel je me suis beaucoup ennuyé. Des névroses en veux-tu en voilà, mais on aurait aimé que Woody Allen injecte de la folie, de la fantaisie, de la drôlerie dans ce film et ces personnages, malgré les essais, malgré la loufoquerie de certains instants, « Anything else … » tourne à bas régime et une fois vu, il s’oubliera aussitôt et c’est triste….

Note : 08/20

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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