Irma la Douce

De : Billy Wilder

Avec Jack Lemmon, Shirley MacLaine, Lou Jacobi, Bruce Yarnell

Année: 1963

Pays: Etats-Unis

Genre : Comédie

Résumé :

Pour sortir de la rue celle qu’il aime, Irma, Nestor, ancien gardien de la paix, n’hésite pas à se déguiser en un certain lord X, gentleman anglais. Ce bon gentleman donne mille francs par semaine à la belle pour jouer au double solitaire avec elle. De quiproquo en quiproquo, lord X et Nestor ne feront plus qu’un pour la plus grande joie d’Irma la très douce…

Avis :

Billy Wilder est l’un des réalisateurs américains les plus admirés dans le monde. Il faut dire que le cinéaste d’origine austro-hongroise nous a laissés une pelletée de chefs-d’œuvres indémodables. Quand on pense Billy Wilder, on pense d’emblée à « Boulevard du crépuscule« , « Certains l’aiment chaud » ou encore « Sept ans de réflexion« , pour ne citer que ces trois-là.

En 1960, Billy Wilder nous offrait un classique de chez classique, le magique « La garçonnière« , film qui voyait en tête d’affiche Jack Lemmon (définitivement son acteur fétiche, engagé un an plus tôt dans le plus que culte « Certains l’aiment chaud« ) et Shirley MacLaine. Le duo était formidable, drôle et touchant et voici que trois ans plus tard, Billy Wilder les réunit une deuxième et dernière fois pour un film qui sera tout aussi drôle et touchant.

Avec « Irma La Douce« , Billy Wilder se lance dans une comédie tout à fait parisienne et on se marre. « Irma La Douce« , c’est presque deux heures et demie de drôlerie, de quiproquos, de loufoquerie, de mystère et d’amour. Emmené par un duo d’acteurs hilarants, Billy Wilder nous offre-là l’une de ses meilleures comédies parmi les meilleures. Bref, un classique du cinéma et un incontournable de la filmographie de son réalisateur, comme de ses acteurs.

Nestor est un jeune agent de police qui vient d’être promu. Profondément honnête, ce dernier est muté dans le quartier des halles. Pour son premier jour, il fait une ronde dans le quartier et atterrit rue Casanova et c’est avec stupeur que dans cette rue, il découvre que des femmes y vendent leur charme, chose interdite par la loi, même bon, la police a trouvé le moyen de s’arranger. Ni une, ni deux, Nestor fait embarquer tout le monde, ce qui va lui coûter sa place. Dès lors Nestor est viré de la police et il s’entiche d’une des filles rencontrées plus tôt dans la matinée, Irma dit La Douce. Fou Amoureux d’elle, Nestor va alors tout faire pour la sortir de la rue, ce qui n’est pas vraiment du goût de la belle. Alors pour éviter que sa chère et tendre ne vende ses charmes, il va inventer un stratagème pour le moins étrange. Un stratagème qui va lui causer bien des ennuis.

Ainsi, Billy Wilder nous réunit de nouveau le couple gagnant de « La garçonnière » et encore une fois, le réalisateur impose une réussite dont il a le secret. « Irma La Douce » est une comédie de mœurs qui repose beaucoup sur les épaules de Jack Lemmon. Un Jack Lemmon absolument tordant dans un double rôle. Et oui, si Shirley MacLaine est parfaite dans la peau de La prostituée la plus demandée de la rue Casanova, c’est bien Jack Lemmon au gré des idées de cette folle histoire qui nous « éclate ». L’histoire est simple, mais géniale, et elle nous entraîne vers de sacrés bons quiproquos et des rebondissements improbables. Ici, on suit les mésaventures de Nestor, un policier on ne peut plus honnête. Une honnêteté qui va le « tuer » et ainsi, il va se retrouver compagnon d’une prostituée. Dévoré par la jalousie, il va inventer un faux lord britannique, afin de passer les nuits avec sa chère et tendre. Avec une telle idée, on ne peut qu’imaginer que « Irma La Douce » va être un florilège d’actes manqués, de dialogues et autres situations improbables et bien entendu, avec une telle intrigue, on ne peut qu’imaginer aussi le show que Jack Lemmon peut offrir et l’on est comblé.

L’intrigue ne nous offre que pas que cela, puisqu’en plus de cette histoire folle et improbable, elle aborde aussi le Paris des années 50. Le film aborde l’amour, la prostitution, la sexualité et encore les apparences. Bref, le film tient un fond intéressant. Tout comme il tient aussi des personnages secondaires géniaux et hauts en couleurs, le petit best of étant Moustache, ce patron de bar aux anecdotes hilarantes et toujours bien placées sur les différentes vies qu’il a pu avoir à travers le passé.

« Irma La Douce » est donc une intrigue géniale et drôle, mais le film a bien d’autres charmes qui s’ajoutent à cela. On a déjà parlé de ses acteurs, et l’on peut passer à côté de sa mise en scène dynamique, qui oscille entre dérision et fantaisie. Puis derrière la mise en scène, « Irma La Douce« , c’est aussi une reconstitution de Paris absolument parfaite, tout en ayant un côté presque rêvé. Les décors impressionnent et si Billy Wilder a filmé des extérieurs, le gros du travail s’est fait en studio et le résultat mérite à lui seul le coup d’œil.

« Irma La Douce« , malgré quelques incohérences, est donc une très belle réussite encore une fois signée Billy Wilder. Petite fantaisie délirante et touchante de naïveté, on se plaît à suivre les déboires de ce couple de cinéma magique. Bref, un classique, qui entre d’ores et déjà dans le panthéon de mes comédies que je vais voir, revoir et re-revoir !

Note : 17/20

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Par Cinéted

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