The Rinn – Stories of the Green Fairy

Avis :

Parmi les sous-genres les plus populaires du métal, on notera que le métal symphonique tient une place toute particulière. Il faut dire que c’est un genre assez grandiloquent, mais qui est très accessible de par la richesse des mélodies et les voix sublimes des chanteuses qui acceptent de prêter leurs cordes vocales. Entre Nightwish, Within Temptation, Sirenia, Diabulus in Musica et j’en passe, le genre se porte au mieux et il traverse les frontières sans aucun problème. Si on retrouve la majorité dans les pays scandinaves, les pays latins ne sont pas en reste, tout comme les pays hors Europe. Mais le groupe qui nous occupe aujourd’hui fait bien partie du vieux continent, puisqu’il est russe, de St-Pétersbourg pour être plus précis. The Rinn est un jeune groupe qui se forme en 2013 et qui va enchainer avec un single qui aura son petit écho. Deux ans plus tard, ils sortent deux nouveaux titres, montrant un travail plus approfondi et surtout une volonté de construire un premier album, qui sortira deux ans plus tard. Et oui, Stories of the Green Fairy sort en 2017 en toute discrétion et pourtant, il s’agit d’un excellent premier effort, qui comporte quelques scories propres à tout premier album, mais qui met en avant un joli groupe de Power Métal Mélodique et Symphonique en devenir. Oui, ça fait beaucoup de dénominateurs pour un seul groupe, surtout que l’on pourrait y rajouter l’adjectif folk.

Le groupe commence de la façon la plus simple possible, non pas avec une introduction toute molle, mais plutôt avec un titre très académique mais qui fait le taf. On a droit à une alternance entre un chanteur à la voix puissante et grave et une chanteuse qui fait plus dans le lyrique pour un résultat fort agréable et surtout très dynamique. Les riffs sont assez lourds, la rythmique est rapide, mais la mélodie est très appréciable et il y a un juste équilibre qui fait que l’on ne tombe jamais dans le trop consensuel ou le trop complexe. Le deuxième titre, Forgotten Dream, est un peu plus folk dans le sens où il fait intervenir des flûtes et d’autres instruments un peu plus « folkloriques ». Le résultat est d’autant plus intéressant que seule la chanteuse utilise ses cordes vocales pour un joli résultat, toujours aussi puissant et rapide mais plus doux à l’oreille. C’est aussi dans ce titre que l’on va se rendre compte que le groupe utilise aussi un clavier à tendance électro pour donner un surplus de rythme et ça se cale pas mal dans l’ensemble. Une tendance qui se confirmera avec Mirror où le côté électro se confirme, accentuant les refrains et la rythmique déjà très dense. Néanmoins, si cela peut faire peur à certains puristes, ça reste très léger et vraiment très bien effectué. Le titre où cet aspect est le plus prégnant est dans I Will Awake, un titre bonus hybride mais qui là aussi trouve un bel équilibre pour donner envie de bouger dans tous les sens.

Pour avoir un côté beaucoup plus folk et en lien avec le métal symphonique, il faudra attendre le quatrième titre avec Green Fairy. Faisant intervenir un violon en rupture après les couplets, se posant avec un rythme plus lent mais gardant toujours en tête l’aspect dansant, le groupe met en avant ses qualités folkloriques et livre un superbe titre qui pourrait totalement trouver sa place dans un festival de musique médiéval. C’est chaud, c’est prenant et surtout ça ne tombe pas dans la surenchère d’effets grandiloquents, gardant une certaine simplicité payante. Voices, le titre suivant, sera dans la même veine, avec un couplet très joli, relativement doux, mais qui lâche les vannes par la suite avec un refrain plus puissant et plus nerveux, notamment grâce aux chants combinés du guitariste et la chanteuse. Le groupe fera aussi intervenir un accordéon dans son morceau Winter Night, un titre intéressant par sa structure et sa volonté de surprendre avec un refrain quasiment uniquement instrumental. Ces titres assez remarquables côtoient aussi des titres plus génériques comme Into the Dark ou Sleep, mais qui sont toujours exécutés avec classe et générosité. Le principal défaut que l’on peut trouver dans cet album, c’est que parfois, les ruptures ne sont pas toujours justes et qu’il manque du liant entre différentes parties d’une chanson. Alors oui, c’est de la tarabistouille, mais ça reste assez présent pour qu’on le remarque et c’est dommage.

Au final, Stories of the Green Fairy, le tout premier album de The Rinn, est une belle réussite doublée d’une superbe découverte. Si le groupe a encore quelques progrès à faire au niveau de la production et des structures même des compositions, on fait face à un joli groupe en devenir qui promet de belles choses avec cet album qui mélange des mélodies très symphoniques avec une thématique Power et l’ensemble se lie parfaitement. Bref, The Rinn est un groupe à découvrir si vous aimez ce genre.

  1. Symphony of Light
  2. Forgotten Dream
  3. Mirror
  4. Green Fairy
  5. Voices
  6. Into the Dark
  7. Sleep
  8. Winter Night
  9. Secrets of the Universe
  10. The Way
  11. Try to Find Myself
  12. I Will Awake

Note : 18/20

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Par AqME

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