septembre 28, 2020

Feed the Beast

D’Après une Idée de : Clyde Phillips

Avec David Schwimmer, Jim Sturgess, Lorenza Izzo, Michael Gladis

Pays: Etats-Unis

Nombre d’Episodes: 10

Genre: Drame

Résumé:

Tommy Moran, considéré comme le meilleur sommelier de tout New York, et Dion Patras, un brillant chef qui s’est laissé entraîner dans des affaires douteuses, sont comme des frères. Ils ont toujours eu pour objectif d’ouvrir leur propre restaurant mais les problèmes de Dion ont tout fait partir en fumée.

Lorsque Dion sort de prison, les deux amis vont tenter de se reconstruire et se laisser une dernière chance pour monter le restaurant de leurs rêves dans le Bronx. Mais évidemment, les démons du passé et les problèmes de Dion avec la mafia locale vont venir tout compliquer…

Avis:

Scénariste américain à la carrière riche, Clyde Phillips travaille pour le petit écran depuis près de trente ans maintenant. Ayant travaillé sur des séries aussi diverses que « Parker Lewis ne perd jamais » et « Dexter« , en passant par « Boomtown« , le scénariste a un joli carnet de visite. Carnet de visite qui s’est d’autant embelli en 2009 avec l’arrivée et le passage du scénariste dans le domaine de la création, puisqu’il est le showrunner de la série à succès, « Nurse Jackie« . Série qui a connu pas moins de sept saisons.

Et c’est d’ailleurs à l’arrêt de « Nurse Jackie » que Clyde Phillips a créé sa deuxième série, « Feed The Beast« . Très différente de « Nurse Jackie« , pour son nouveau bébé, Clyde Phillips oublie le milieu hospitalier pour aller vers celui de la restauration. Emmené par un joli casting, David Schwimmer, Jim Sturgess et Lorenza Izzo, « Feed The Beast » s’annonçait comme une petite comédie dramatique plaisante, mais au final, c’est une amère déception qu’on trouve là. Peuplée de dix épisodes, très vite, cette seule et unique saison s’embourbe dans des caricatures et présente des personnages dont finalement on se fiche royalement. Longue, développant peu d’intérêt tant c’est appuyé, on a bien du mal à aller au bout de ces dix petits épisodes de quarante minutes.

Tommy et Dion sont amis depuis l’enfance. Il y a quelque temps, Tommy avait un rêve, ouvrir un restaurant avec son ami et sa femme. Malheureusement la vie en a décidé autrement, sa femme est morte, le laissant avec un petit garçon de onze ans et son meilleur ami est en prison. Enfin, il était en prison, puisque Dion vient tout juste de sortir, mais empêtré dans des affaires avec la mafia, Dion va convaincre Tommy d’ouvrir leur restaurant. D’un côté, leur rêve se réaliserait et de l’autre, Dion espère que les bénéfices du restaurant pourront l’aider à payer ses dettes.

Quelle déception que cette série ! Quand on trouve « Feed The Beast » sur le papier, la série a de quoi être très alléchante, une intrigue qui peut donner de bonnes situations et des personnages cocasses et amusants. On trouve aussi un casting alléchant devant la caméra, comme derrière, puisque « Nurse Jackie » est une série plaisante, et en prime la série est produite par ceux qui ont produit « Dexter« . De plus, la série se déroule à New-York, et son intrigue se laissera glisser dans la mafia. Puis dernier élément, la série se passe dans un restaurant et en plus de nous donner envie de manger comme on l’imagine, on espérait y trouver de bonnes petites recettes à choper par-ci et par-là… Bref, sur le papier, « Feed The Beast » avait beaucoup d’ingrédients pour elle, mais à l’image, ce n’est vraiment pas la même histoire, notamment parce que son écriture est bien lourde.

Clichée, loin de toute nuance, rabâchant sans cesse le traumatisme de ses personnages, et partant dans des rebondissements rocambolesques, « Feed The Beast » est le parfait exemple de la série qui veut trop en faire pour nous accrocher, au point qu’elle finit par en devenir épuisante et surtout, on se détache peu à peu de ses personnages.

Si « Feed The Beast » reste bien filmée, mettant particulièrement en valeur la ville dans laquelle son intrigue évolue, tout comme elle met aussi parfaitement en valeur les petits plats que Jim Sturgess prépare, c’est même d’ailleurs le seul intérêt de la série à la longue, pour le reste, il faudra repasser. Brouillon, partant dans tous les sens, cette seule saison se piège finalement avec son idée de mafia et son idée de deuil. Alors que la série aurait pu être parfaitement tenue sur une intrigue aussi simple que l’idée de suivre deux mecs qui ouvrent leur restaurant dans le Bronx, Clyde Phillips a peut-être eu peur que ce ne soit pas suffisant, du coup, on se retrouve avec un mafieux qui essaie de s’imposer aux yeux de son père, mais ça ne fonctionne pas. C’est même agaçant à la longue (ou drôle, car le personnage finit par arriver toujours là où l’on ne l’attend pas, ce qui fait l’effet d’un petit running gag). De plus, Michael Gladis qui l’incarne est très loin d’être convaincant, essayant d’incarner un mafieux, qui en prime, petit bonus, est homosexuel… C’est trop !

Puis d’un autre côté, la série part sur les routes du drame avec la perte d’une mère de famille dans un accident de la route. Une perte qui a laissé un gros vide dans la vie de tous les personnages. Si l’on passera sur le côté ridicule, version « Feux de l’amour » qui entoure tous les secrets du vivant de cette femme, Clyde Phillips appuie bien trop pour nous faire comprendre à quel point cette maman peut manquer. Utilisant un trait qui déborde de tous les côtés, à la place d’être touchant, c’est tout le contraire qui se produit…

« Feed The Beast » a donc été une expérience difficile et j’ai vraiment eu du mal à aller au bout de cette seule saison. Saison qui d’ailleurs se finit de manière très grossière, espérant ainsi tenir son public en haleine, mais au final, on se fiche de ne pas avoir une suite. Bref, cette deuxième création de Clyde Phillips est une amère déception…

Note : 07/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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