Force Majeure – The Rise of Starlit Fires

Avis :

Outre le fait que ce soit le titre d’un film avec Patrick Bruel, Force Majeure est aussi un groupe de Heavy Métal teinté de Power sur quelques chansons. Fondé en 1998 à Järvenpää, le groupe devient réellement actif en 2001 en sortant un premier Ep qui se fera remarquer par un label de musique. Pour autant, le vrai succès n’est toujours pas présent et le groupe va enchainer les EP et les démos pour appâter le chaland. Ce n’est qu’en 2008 que le groupe sort un premier album studio, Frozen Chambers, et ce ne sera toujours pas ça. Néanmoins, le groupe commence à se faire la main et signe chez Mighty Music pour faire un autre skeud. Trois ans plus tard sort alors Saints of Sulphur, qui connaîtra malheureusement le même sort que le précédent album, c’est-à-dire un accueil pour le moins mitigé. Selon la presse, il s’agit d’un bon album, mais qui reste dans la veine que ce que nous proposent déjà d’autres groupes plus matures. Il faudra alors attendre six ans pour que le groupe mature sa technique et sorte The Rise of Starlit Fires, un troisième album qui semble surprendre la presse, jusqu’à l’élire album de Heavy/Power de l’année 2017. Est-ce vraiment le cas ? Faudrait voir à ne pas trop s’emballer tout de même.

Ce qui est assez étrange avec cet album, c’est qu’il fait l’inverse de ce que l’on a l’habitude d’écouter. En effet, constamment, les albums commencent fort, puis ont tendance à décliner vers la fin, s’essoufflant un petit peu. Là, c’est le contraire, le groupe commence de la pire des manières. Le premier morceau, Gemini Rising, n’est pas loin de la purge. Si on délaisse une introduction tout ce qu’il y a de plus basique dans ce genre de production, le groupe nous sert surtout un refrain imbuvable, d’une niaiserie affligeante et d’un non-sens rythmique hallucinant. Le chanteur force sa voix à mort, les riffs perdent de leur énergie et de leur vivacité et on se retrouve ensuite devant un break complètement transparent et sans aucun génie. Cette sensation de généralité dans les sonorités se retrouve aussi dans le deuxième titre, Apocalyptic Hearts, qui n’imprimera aucune marque dans l’esprit de celui qui écoute. C’est générique à souhait, ça n’a pas de personnalité et on s’ennuie fermer devant un album que l’on a l’impression d’avoir entendu des centaines et des centaines de fois. Le pire étant à venir avec Blessed by the Wolves et son insupportable clavier. C’est bien simple, c’est la pire introduction pour un morceau heavy, qui sonne de façon jovial alors que le reste est plutôt dark et lourd. Il y a une vraie dissonance dans ce titre et même s’il se termine mieux qu’il n’avait commencé, ça reste assez aberrant.

Bref, tout ça pour dire que ça commence très mal et que sur seulement huit titres, trois sont déjà foirés dès le départ. Fort heureusement pour nous, le groupe se reprend à partir du quatrième morceau, même s’il est loin d’être le meilleur du skeud. The Great Starfall laisse parler un peu plus la poudre et laisse plus de champs à la basse qui claque bien, mais surtout, le refrain est plus époque et regorge de moments plus intéressants que tout le reste. Cependant, il n’arrive pas à la cheville de Church of Steam, qui est résolument le morceau phare de l’album, le plus travaillé et celui qui bénéficie de la meilleure production. L’ambiance se pose dès le départ et les chœurs féminins donnent une réelle dimension au titre. Même si le rythme demeure assez lent, le morceau est propre, donne envie de bouger la tête en suivant les guitares et on peut même ressentir une certaine émotion qui se dégage du morceau. D’autant plus que le titre donne plus d’espace au chanteur qui se permet plus de modulation dans la voix. On pourra aussi se réjouir de Pantheon of my Passion, qui passe la vitesse supérieure au niveau des riffs et s’autorise même quelques notes aux claviers, donnant à l’ensemble un petit effet années 80 qui n’est pas pour déplaire. C’est propre et redonne du cachet à l’album. Enfin, difficile de ne pas citer The Darkening, le titre le plus sombre de l’album et qui est aussi une réussite, bien qu’un peu plus classique que le reste.

Au final, The Rise of Starlit Fires, le dernier album en date de Force Majeure, donne un sentiment assez mitigé. Non pas que l’album soit complètement raté, puisque les derniers morceaux sont de vraies réussites, mais le départ est tellement mauvais que cela peut couper l’envie d’aller de l’avant pour découvrir la suite. Il en résulte donc un album étrange, classique dans sa forme, mais qui essaye certaines choses et même si elles ne marchent pas forcément, cela donne une identité au groupe, qui veut peut-être renouveler le genre. Mais il faudra rendre une copie parfaite pour la prochaine fois.

  1. Gemini Rising
  2. Apocalyptic Hearts
  3. Blessed by the Wolves
  4. The Great Starfall
  5. Church of Steam
  6. Pantheon of my Passion
  7. The Darkening
  8. Subarctic Showdown

Note : 12/20

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Par AqME

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