Black Label Society – Grimmest Hits

Avis :

En 1988, Zakk Wylde devient le guitariste officiel d’Ozzy Osborne et il va être le responsable du plus gros succès de ce dernier avec l’album No More Tears, le plus vendu du Prince des ténèbres. Dix ans plus tard, le guitariste de génie décide de fonder son propre groupe, le Black Label Society. Il crée ce groupe durant sa période de rupture avec Ozzy et il va réussir à rendre le projet viable, via des musiciens changeants, mais une harmonie absolument génial. Cependant, le son du Black Label Society a énormément évolué au cours des années et des albums. En effet, au départ, Zakk Wylde ne savait absolument pas chanter et ne faisait que pousser quelques growls. Il a donc pris des cours de chant et a pu s’appuyer sur son timbre un peu nasillard mais reconnaissable parmi toutes les voix du monde. Il suffit donc d’associer le guitariste de génie qu’il est avec sa voix et on obtient ce qui se fait de mieux dans le domaine du Hard and Heavy. Grimmest Hits est le dixième album de la formation, quatre après le précédent et seulement deux ans après le second album solo du génial guitariste. Le groupe se renouvelle-t-il alors ? Peut-être pas, mais qu’est-ce que c’est bon !

Le skeud débute avec Trampled Down Below et la première chose qui frappe avec ce morceau, c’est qu’au lieu de démarrer avec une grosse guitare, on aura droit à une ambiance très marquée et une ligne de basse accrocheuse. On a la sensation que Zakk Wylde veut peaufiner l’habillage de son album avant de tout laisser tomber pour se lancer dans des riffs agressifs et surpuissants. On retrouve alors ce groupe qui nous avait tant manqué, avec une rythmique parfaite, une voix à la fois lancinante et puissante, offrant un morceau parfait pour une entame d’album. C’est très rock n’roll avec une teinte de blues dans la mélodie, mais aussi très Heavy dans la vitesse et cette volonté de rajouter de l’énergie à ne plus savoir qu’en faire. On retrouvera cela de nombreuses fois au sein de l’album, avec des titres assez courts comme pour The Betrayal ou encore l’excellent Room of Nightmares dont le refrain rentre immédiatement en tête. Le titre est assez direct, mais il est d’une efficacité sans faille. On peut aussi citer Illusions of Peace, un titre puissant et très rapide, qui donne immédiatement envie de headbanger. Mais que serait le Black Label Society sans des morceaux plus longs, plus travaillés et offrant des breaks ahurissants. On peut donc parler de A Love Unreal et son introduction à la guitare sèche qui se fait jeter par des riffs bien lourds et un break beaucoup plus groovy pour en faire le meilleur titre de l’album. On peut aussi évoquer Disbelief, tout aussi efficace, dans la même veine que le titre précédent.

Seulement, si le Black Label Society est un groupe bien nerveux et qui montre tout le talent de guitariste de Zakk Wylde dont la technique n’est plus à prouver, il ne faut pas oublier que derrière cette barbe abondante, il y a aussi un cœur tendre et le groupe en profite pour signer trois ballades parfaites, sublimes, qui touchent en plein cœur, et qui sont pourtant bien différentes. La première est The Only Words, un joli morceau qui permet de faire une pause entre deux titres nerveux (All That Once Shined et Room of Nightmares) et qui parle d’amour avec simplicité. La deuxième, peut-être la meilleure, c’est The Day That Heaven Had Gone Away. Non seulement la pièce est d’une beauté sans nom, mais en plus de cela, le refrain rentre immédiatement en tête et on se surprend de chanter en même temps que Zakk Wylde. Le titre est tout simplement parfait, avec en prime un solo de guitare dantesque. Bref, il s’agit DU morceau pour emballer. Enfin, la troisième ballade clôture l’album de façon cohérente et plutôt joyeuse. Nothing Left to Say est un joli titre, peut-être un poil plus transparent que les autres, mais il reste intéressant et permet de terminer l’album sur une belle note.

Au final, Grimmest Hits, le dernier album du Black Label Society, est une petite merveille. Alors que l’album précédent du groupe était déjà un gros morceau, assez dark, Zakk Wylde fournit quelque chose de plus chaleureux, de plus joyeux et malgré cela, il livre encore une pièce indispensable à tous les fans de rock, hard et métal. Un dixième album complet, varié et d’une technique parfaite, il semble évident que c’est l’un des coups de cœur de ce début d’année et peut-être même l’un des meilleurs albums que l’on aura cette année.

  1. Trampled Down Below
  2. Seasons of Falter
  3. The Betrayal
  4. All That Once Shined
  5. The Only Words
  6. Room of Nightmares
  7. A Love Unreal
  8. Disbelief
  9. The Day That Heaven Had Gone Away
  10. Illusions of Peace
  11. Bury Your Sorrow
  12. Nothing Left to Say

Note: 19/20

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Par AqME

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