octobre 26, 2020

Le Parrain

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Titre Original: The Godfather

De : Francis Ford Coppola

Avec Marlon Brando, Al Pacino, James Caan, Robert Duvall

Année : 1972

Pays : Etats-Unis

Genre : Drame

Résumé :

En 1945, à New York, les Corleone sont une des cinq familles de la mafia. Don Vito Corleone, « parrain » de cette famille, marie sa fille à un bookmaker. Sollozzo,  » parrain  » de la famille Tattaglia, propose à Don Vito une association dans le trafic de drogue, mais celui-ci refuse. Sonny, un de ses fils, y est quant à lui favorable.
Afin de traiter avec Sonny, Sollozzo tente de faire tuer Don Vito, mais celui-ci en réchappe. Michael, le frère cadet de Sonny, recherche alors les commanditaires de l’attentat et tue Sollozzo et le chef de la police, en représailles.
Michael part alors en Sicile, où il épouse Apollonia, mais celle-ci est assassinée à sa place. De retour à New York, Michael épouse Kay Adams et se prépare à devenir le successeur de son père…

Avis :

Difficile de parler d’un film culte et après 40 ans d’existence, surtout que tout ou presque a déjà été dit à son sujet. En effet, Le Parrain fait partie de ces œuvres du cinéma qui sont devenus incontournables et dont tout le monde se doit de voir un jour. Premier volet d’une trilogie qui fera le succès de Francis Ford Coppola, Le Parrain est avant tout une saga sur une famille de mafieux d’origine sicilienne et le réalisateur va dépeindre les déboires de cette famille, entre fête et règlements de compte. Posant les bases du film de gangsters avec une réelle maîtrise, le réalisateur nous plonge directement dans un univers assez sombre, et surtout dans une grande fresque que l’on ne retrouvera plus au cinéma. Enfin, si, on la retrouvera mais dans d’autres domaines, sujet à plus d’action et plus de fantasy comme pour Star Wars, Le Seigneur des Anneaux ou encore Alien. Imposant sa vision très réelle des choses Coppola signe alors une trilogie longue mais très forte. Mais le film est-il toujours aussi convaincant de nos jours ? Le Parrain a-t-il vieilli en bien ou en mal ? Allons faire un tour entre New-York et Syracuse !

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Regarde si je me suis bien rasé, il ne reste pas un poil juste en dessous ?

Le scénario de ce film est relativement tout en étant très complexe. Nous nous trouvons donc dans les années 70, à New-York, avec la famille Corleone. Il s’agit d’une grande famille respectée, car elle fait partie des familles les plus influentes de la mafia italienne aux Etats-Unis. Un jour, un autre chef de famille propose à Don Vito Corleone une association dans le marché de la drogue, mais celui-ci décline l’offre, alors que son fils aîné est d’accord. Afin de traiter avec le fils aîné, le chef de famille commandite le meurtre de Don Vito Corleone, mais celui-ci en réchappe de justesse. Les représailles sont inévitables. C’est dans un contexte très particulier, assez sombre que Francis Ford Coppola nous entraine. Plus qu’un film de mafieux, il s’agit véritablement d’une saga familiale, où chaque personnage a son importance et son influence. D’ailleurs, la première scène est très longue, profitant du mariage de la fille de Don Vito pour présenter tous les personnages et cette espèce de toile d’araignée qu’a tissé le chef de la famille pour devenir ce qu’elle devenu. Et c’est là que le film va devenir très compliqué. S’ancrant dans le réel, les personnages sont très nombreux, que ce soit dans les enfants, ou encore dans les associés et les autres chefs de famille. Fort heureusement pour nous, les choses s’éclaircissent rapidement et les explications seront plus nettes par la suite. Seulement, les noms étant en italiens et les personnages tellement nombreux que l’on aura bien du mal à dire qui est qui et parfois, certains protagonistes se ressemblent physiquement, ce qui peut poser problème. Mais en attendant un peu et en passant outre cela, on comprend rapidement toute l’histoire et toute cette fourmilière. La réalisation de Francis Ford Coppola est exemplaire en la matière, proposant une grosse différence entre la partie américaine, assez sombre, et la partie sicilienne, très claire, avec une musique entêtante et qui deviendra une sorte d’hymne incontournable de la saga. Grâce à cette partie claire au milieu du métrage, Coppola s’assure une remontée du rythme et permet au spectateur de sortir d’une espèce de léthargie, agréable certes par la richesse du scénario, mais devenait un poil fatigante.

Bien entendu, le film ne serait pas ce qu’il est sans les acteurs qui sont d’une justesse et d’un talent incommensurable. Bien sûr, en tête d’affiche, on ne peut que citer Marlon Brando, incarnant Don Vito Corleone, qui est d’un charisme incroyable. Quand on sait ce qu’il a enduré pour avoir des bajoues comme les siennes (il s’enfilait du coton dans la bouche) et quand on voit le résultat, on ne peut que s’incliner devant ce grand monsieur, cette gueule du cinéma comme on n’en fait plus aujourd’hui. Pour lui donner la réplique, on  James Caan (Misery) qui joue ici Santino, le fils tête brûlée, qui fonce avant de réfléchir et qui est vraiment très bon. S’il demeure un poil salaud, puisqu’il trompe sa femme, il n’en demeure pas moins sympathique et son avenir est vraiment troublant et d’une grande violence. Encore une fois, l’acteur est exemplaire. Mais le plus fort dans tout cela, c’est vraiment Al Pacino, tout jeune, mais d’un charisme effroyable. Discret mais malin, faisant froid dans le dos avec un seul regard, il est la star du film avec Marlon Brando. On aura d’ailleurs un immense face à face vers la fin du film, montrant la passation de pouvoir entre le père et le fils qui est juste énorme. Enfin, on peut apprécier le jeu de Robert Duvall, tout en retenue, mais relativement convaincant. Il faut dire que la direction d’acteurs est parfaite et que leur jeu contribue grandement au succès du film et au fait que les 2h45 passent toutes seules.  Quand on y regarde de plus près, on voit bien que Coppola a vu son histoire comme celle d’un roi moyenâgeux avec ses trois fils à qui il a donné une partie de lui-même, comme l’énergie et la fougue pour Santino, le jeu et l’enfantillage à Fredo et afin la ruse et la calme à Michael.

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Tu me mets une bonne note sinon, je t’envoie un de mes hommes…

Au final, Le Parrain s’impose comme un film indispensable pour toute personne qui aime le cinéma. Alors c’est peut être long, mais à aucun moment cela est ennuyeux, la réalisation est parfaite et les acteurs sont incroyables. Les répliques cultes s’enchaînent, la musique est inoubliable et les décors sont sublimes. Bref, un film culte avec des acteurs cultes et un réalisateur culte. Une réussite sur tous les plans !

Note : 19/20

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Par AqME

ServalNote de Serval: 19/20

cobra-original-1-290x290Note de Casey Slyback: 18/20 un classique intemporel signé Coppola

Note de Mickey: 18/20

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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