octobre 26, 2020

Ricky Bobby – Roi du Circuit

Titre Original : Talladega Nights : The Ballad of Ricky Bobby

De: Adam McKay

Avec Will Ferrell, John C. Reilly, Sacha Baron Cohen, Michael Clarke Duncan

Année: 2006

Pays: Etats-Unis

Genre: Comédie

Résumé:

Ricky Bobby est devenu un héros national grâce à ses nombreuses victoires dans la course automobile. Avec Cal, son ami d’enfance, ils se partagent, en toute loyauté, la première et la deuxième place du podium. L’arrivée d’un Français réputé dans le monde de la formule 1 va venir troubler la compétition et remettre en cause leur suprématie.

Avis:

Petit génie de la comédie, Adam McKay s’est fait connaitre en travaillant sur la plus que célèbre émission Saturday Night Live. Scénariste en chef de 1995 à 2001, Adam McKay s’est fait de sacrés armes et il a surtout rencontré et construit sa bande au fil des années. De sa bande de potes, il en sortira surtout une grande collaboration avec Will Ferrell à qui il va confier tous les premiers rôles de ses films, de 2004 à 2013.

Après avoir offert à son pote le rôle culte de Ron Burgundy dans le film « Présentateur vedette« , Adam McKay est de retour pour un second film qui se déroule cette fois-ci dans l’univers des courses automobiles. Comédie loufoque « Ricky Booby, le roi du circuit » est l’occasion de découvrir de nouveaux personnages hauts en couleurs comme les affectionne Adam McKay. Fun, irrévérencieux, absurde, génialement caricatural, parfois très bête, mais toujours assumé, ce « Ricky Bobby … » s’avère être une bonne comédie généreuse en gags et autres situations et quiproquos. Et cerise sur le gâteau, le film d’Adam McKay a de la gueule, offrant aussi de bonnes courses et un bon rythme.

Ricky Bobby, c’est la star des circuits américains. Il a construit sa vie et sa carrière sur une simple phrase : « – Soit t’es premier, soit t’es dernier » et Ricky Bobby n’a jamais lâché sa place de premier depuis qu’il a pris le volant. D’ailleurs, il est considéré par beaucoup comme imbattable, mais pourtant, il va trouver un adversaire à sa mesure. Jean Girard, un pilote français, décide de se mesurer à lui et de le faire tomber. Le duel s’annonce explosif !

« Ricky Bobby, le roi du circuit » ou l’art de caricaturer l’Amérique avec une comédie génialement grisante.

Avec ce film, Adam McKay s’offre de très belles réussites. Premièrement, son film réussit dans le domaine de la comédie, offrant un film très drôle, qui nous réserve des moments hilarants, n’hésitant pas à flirter avec les frontières de la connerie. Le réalisateur fait même durer certains gags jusqu’au bout d’eux-mêmes, sans pour autant tomber dans l’overdose. Je pense par exemple aux scènes de Will Ferrell en feu. Ça dure, ça dure et pourtant, c’est à mourir de rire… « Ricky Bobby …  » c’est des répliques aux petits oignons génialement décalées. Des répliques qui pour certaines se retiennent d’emblée, tant l’écriture et la mise scène rendant manquantes certaines scènes. Puis, il y a ces personnages génialement attachants, même dans les plus détestables. Entre la relation débile de Ferrell et Reilly, entre un Sacha Baron-Cohen hilarant et absolument pas crédible en français … Ou encore les enfants de Ferrell savoureusement appelés Walker et Texas Ranger… Bref, on adore ces personnages délurés.

Et enfin, « Ricky Bobby … » est une comédie avec du spectacle. Une comédie qui s’immerge bien dans l’univers des courses de stock-car. Adam McKay démontre un vrai talent d’adaptation et de maitrise, car même si son film est une comédie déjantée et en même temps plus sérieuse qu’elle n’en a l’air, il n’oublie pas d’offrir un film qui a de la gueule, et même du suspens. D’ailleurs, d’aussi bonnes images de course et de crash, on n’en avait pas vu des comme ça depuis « Jours de Tonnerre » de Tony Scott.

Et deuxièmement, si on lit entre les lignes, le film d’Adam McKay s’avère être une critique acerbe de l’Amérique du spectacle, du toujours plus, de l’Amérique du paraître. Adam McKay force le trait de la caricature chez beaucoup de ses personnages pour mieux en faire ressortir les défauts du monde dans lesquels évolue le film. Comme par exemple le patron de Will Ferrell, ou encore la femme de ce dernier qui n’est intéressée que par l’argent et le paraître.

« Ricky Bobby … », c’est aussi l’Amérique beauf, qui n’a pas peur du ridicule et la bêtise pour briller. On rigole devant l’impertinence et la bêtise de ces pilotes. Ils sont parfois si pathétiques qu’ils en sont tristes à voir. Mais en même temps, ce pathétisme est aussi servi d’une jolie morale plutôt bien placée.

Cette caricature de l’Amérique, on la retrouve aussi dans la réalisation d’Adam McKay ou encore dans la musique tellement américaine que le réalisateur a choisie, entre gros rock amerloque ou country sympathique.

Puis bien sûr, on la retrouve dans les costumes, génialement portés par ces acteurs. Entre Will Ferrell en texan ou sa femme en bombasse américaine made in silicone valley ou encore Sacha Baron-Cohen en français sponsorisé par Perrier, il y a de quoi faire. Bref, visuellement le film est aussi drôle, décalé et assumé.

« Ricky Bobby, le roi du circuit » est donc une bonne comédie devant laquelle on s’amuse. Drôle et décalée, irrévérencieuse et plus profonde qu’elle n’en a l’air, Adam McKay nous offre un film qui se déguste et qui en même temps arrive à être touchant, puisque le personnage principal jouit d’une belle évolution et d’une histoire touchante.

Note : 13,5/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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