octobre 26, 2020

La Prunelle de mes Yeux

De : Axelle Ropert

Avec Mélanie Bernier, Bastien Bouillon, Antonin Fresson, Chloé Astor

Année : 2016

Pays : France

Genre : Comédie

Résumé :

Une fille, un garçon. Elle aime la musique, lui aussi (mais pas la même). Ils se détestent, ils se croisent sans cesse. Et surtout : elle est aveugle, il voit parfaitement. Un jour, par provocation, il se fait passer pour aveugle auprès d’elle. Ce qui n’était qu’une mauvaise blague dure, l’amour arrive, la situation se complique, et la supercherie va devenir explosive.

Avis :

Axelle Ropert est une journaliste, critique, scénariste et réalisatrice. Elle écrit pour « La lettre du cinéma » ou « Les Inrockuptibles « . Elle écrit aussi des scénarios, dont tous les films de Serge Bozon. En 2004, elle réalise son premier court-métrage. Depuis la réalisatrice nous a offert trois films et « La prunelle de mes yeux » est son dernier en date.

« La prunelle de mes yeux » faisait la promesse de la légèreté. Ce nouveau film d’Axelle Ropert laissait présager la dernière comédie pétillante de l’année, mais si le film peut s’apprécier, il restera bien trop léger et convenu pour qu’on passe un très bon moment de cinéma. Axelle Ropert nous offre donc un film sans surprise, mais sympathique sur l’instant et c’est sans surprise qu’il sera aussi très oubliable et anecdotique, ce qui est bien dommage.

Théo et Léandro, deux frères, viennent d’emménager dans leur nouvel appartement. Un matin, Théo fait la connaissance d’Elise, sa voisine du dessus. Entre les deux personnes, le contact ne passe pas. Elise est aveugle et un matin, pour avoir le dernier mot, Théo fait alors croire à cette dernière qu’il est devenu subitement aveugle. À partir de ce moment-là, les deux jeunes gens vont apprendre à se découvrir. L’attirance est réciproque et chacun tombe amoureux de l’autre. Mais cette relation se construit sur un mensonge et Théo se retrouve vite piégé dans ses mensonges.

Des films sur le mensonge et des relations qui se bâtissent dessus, il y en a à perte de vue et pourtant, malgré le fait que le sujet soit usé, il arrive bien souvent que de petits bijoux voient le jour. Avec « La prunelle de mes yeux« , au vu de l’originalité de son mensonge et la « pétillance » de sa bande-annonce, le nouveau film d’Axelle Ropert se présentait sous de jolis auspices. D’ailleurs, le film aura de bons éléments pour lui. Des éléments et des idées qui nous feront passer un petit moment de cinéma sympathique. On appréciera l’idée de faire évoluer le film autour de la culture grec par exemple, une culture que l’on connaît mal et c’est plutôt rafraichissant de s’évader ailleurs, surtout que la réalisatrice y a incorporé dans son scénario beaucoup d’éléments sur la musique, ce qui donne un film deux fois plus enrichissant.

On appréciera aussi ces acteurs qui se donnent pour le film et notamment la belle Mélanie Bernier qui demeure très crédible dans son rôle. Tout comme on prendra un certain plaisir à découvrir Bastien Bouillon, génialement emmerdeur et égocentrique.

Enfin, on appréciera aussi le message de tolérance et d’amour que le film porte. Un message qui manque de subtilité ou de surprise, mais qui reste toutefois simple, vrai et efficace.

Mais voilà, derrière tous ces bons points, on ne peut passer à côté de ce scénario bien trop léger et facile pour convaincre. Aucun surprise est à prévoir malheureusement, sinon celle d’étonner devant un film et une intrigue qui dans son fil rouge ne vole pas bien haut et n’arrive jamais à envoûter son public. Ici, tout est prévisible et tout passe bien trop vite, et plus particulièrement la fin, où le montage fait de sacrés bonds dans le temps. Des bonds très surprenants, dont on cherche le pourquoi de ne pas avoir creusé davantage la trame. De plus, le film, et surtout sa trame, manque de finesse, de justesse et parfois même, le tout semble quelque peu bête. Certains des personnages ont des réactions quelque peu étranges et d’autres encore ont tendance à croire tout ce qu’on leur dit, et qu’importe si cela passe dans le scénario.

C’est donc une petite chronique pour un petit film qui oscille entre le bon et le pas terrible ou l’oubliable. Certes, on s’amusera devant et oui, on peut passer un bon petit moment devant, mais malheureusement, c’est aussi très loin d’être suffisant pour convaincre et finalement, ces deux sentiments se confrontent et se confondent pour offrir un sentiment partagé. « La prunelle de mes yeux » mérite-t-il qu’on se déplace ? Eh bien, entre les pours et les contres, on n’arrive pas à prendre une décision et le meilleur conseil que l’on puisse donner est de se faire son propre avis.

Note : 09/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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