octobre 28, 2020

Xanadu

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De : Robert Greenwald

Avec Olivia Newton-John, Gene Kelly, Michael Beck, James Sloyan

Année: 1980

Pays: Etats-Unis

Genre: Romance, Musical

Résumé :

Sonny Malone (Michael Beck), peintre de talent employé par l’industrie musicale, désespère d’atteindre la notoriété lorsqu’il rencontre la belle Kira (Olivia Newton-John), dont il tombe amoureux et qui donne un nouveau souffle à son inspiration en le poussant à ouvrir une boîte de nuit avec le clarinettiste Danny McGuire (Gene Kelly). Il ignore que Kira est en fait Terpsichore, la muse de la danse, fille de Zeus et de Mnémosyne, et que leur amour est impossible…

Avis :

Le monde du cinéma est blindé de films plus ou moins maudits. Entre ceux qui n’ont jamais vu le jour, ceux qui ont eu des tournages calamiteux, ceux dont les interprètes sont décédés durant le tournage ou encore ceux qui ont des scripts non finis alors que le tournage a commencé, Hollywood fait toujours le plein d’anecdotes et de films qui ont alimenté la rumeur. Xanadu, comédie musicale des années 80, fait partie de ces films qui ont une histoire spécifique, mais qui en plus se sont faits accueillir très froidement par la presse. Il faut dire qu’il y a de quoi raconter, surtout quand on le découvre aujourd’hui, car entre l’histoire abracadabrante, les effets spéciaux très spéciaux et les scories de tournage, Xanadu est l’exemple du film attachant malgré son côté nanar.

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Dans sa base, le film possède un message très positif : vis tes rêves pour qu’il se réalise et libère-toi de tes chaines du quotidien. Un message naïf au possible, mais qui se tient et qui colle parfaitement à un esprit un peu hippie que l’on peut retrouver durant les années 80. A ceci près que le film, en filigrane, montre que cela n’est possible qu’avec l’aide de certaines personnes, dans le film, il s’agit d’une muse grecque, petite protégée de Zeus. C’est à partir de là que le film part un peu en cacahuète, et que le message devient moins puissant, renvoyant une image de défi impossible sans l’aide de quelqu’un de puissant. C’est dommage car le destin du héros est bien retranscrit et malgré certains effets douteux, on s’attache fortement aux personnages.

Ainsi, Michael Beck, révélé dans The Warriors, joue un artiste peintre frustré de devoir refaire le travail des autres. Il tombe alors amoureux d’une jeune femme inaccessible et il va faire la rencontre d’un ancien musicien relativement riche. Ensemble, ils vont alors monter une boîte de nuit, le Xanadu. Ce trio, incarné par Michael Beck, Olivia Newton-John et Gene Kelly, sera fort attachant et il y aura une certaine symbiose entre eux, un plaisir réellement participatif et c’est avec un sourire béat que l’on se laisse bercé par la folie douce du métrage. D’ailleurs, la réalisation demeure plutôt sympathique, surtout dans les différents tableaux qu’elle propose. Le clou du spectacle est intéressant, mais le mieux, c’est lorsque le cinéaste mélange volontairement deux genres, le glam rock des années 80 et la musique de cabaret des années 50. Il y a un réel travail derrière tout ça et là aussi, on sent que les acteurs s’amusent vraiment et prennent du plaisir à jouer. Même Gene Kelly, qui signe ici son dernier film en tant qu’acteur principal, est resplendissant et montre qu’il danse encore comme un dieu.

En fait, le plus gros défaut du film est son délire mythologique autour des muses et de Zeus qui veut reprendre sa fille. Sûrement en avance sur son temps, ce qui explique la froideur de la presse en 1980, Xanadu prête très souvent à sourire avec ses effets spéciaux flashys absolument horribles. Les insertions sont dégueulasses, les couleurs piquent les yeux et il y a un réel abus de ces jeux, ce qui entache le film, même si cela permet d’avoir un certain cachet. Mais ce qui cause le plus de préjudice au film, c’est clairement son manque de professionnalisme au niveau du script. D’ailleurs, Olivia Newton-John affirme que le film a débuté son tournage sans que le scénario soit complètement terminé. Du coup, on repère facilement des faux raccords, certains plans sont hésitants, et pire que tout, parfois, les acteurs ne sont pas du tout à l’aise dans leur patin, montrant un manque d’entrainement et un tournage un peu dans l’urgence pour surfer sur la mode disco roller.

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Au final, Xanadu est un film étrange mais très attachant, surtout aujourd’hui, grâce à sa candeur et sa naïveté qui fait mouche. Alors il est vrai que le film a coûté la carrière à Michael Beck qui a galéré pour retrouver des rôles derrière, tout comme la sublime Olivia Newton-John, qui ne tournera plus qu’un film dans un rôle important après celui-ci il est vrai aussi que Gene Kelly a accepté le rôle parce que c’était à côté de chez lui, mais globalement, il est difficile de passer un mauvais moment devant ce métrage. D’ailleurs, il semblerait que le film soit quelque peu réhabilité aujourd’hui, puisqu’une comédie musicale a vu le jour à Broadway et elle a connu un succès retentissant, remportant même un prix. Bref, Xanadu et une vraie expérience candide qui mérite son petit coup d’œil.

Note : 13/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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