octobre 27, 2020

Godzilla Vs Megalon

12910282_1287027501310656_500104406_n

Titre Original : Gojira Tai Megaro

De : Jun Fukuda

Avec Katsuhiko Sasaki, Hiroyuki Kawase, Yutaka Hayashi, Robert Dunham

Année : 1973

Pays : Japon

Genre : Fantastique

Résumé :

Le peuple souterrain de Seatopia libère le monstre Megalon en représailles contre les essais nucléaires effectués dans l’Océan Pacifique. Des espions de Seatopia s’infiltrent chez un ingénieur, Goro Ibuki, pour s’emparer de son robot, Jet Jaguar. Ils échouent et Ibuki parvient à envoyer Jet Jaguar chercher Godzilla pour combattre Megalon.

Avis :

Jun Fukuda est un réalisateur japonais dont la carrière se situe dans les années 60. Si le réalisateur a tout même plus d’une trentaine de films à son actif, la plupart n’ont jamais franchi nos frontières et c’est avec la « franchise » « Godzilla » que le cinéaste est un peu plus connu de nos jours. « Godzilla VS Megalon » n’est pas son premier film sur le célèbre Kaiju, puisque le réalisateur en a réalisé en tout cinq. Son premier étant « Godzilla, Ebirah et Mothra, duel dans les mers du sud » sorti en 1966 et son dernier, « Godzilla contre Mecanik Monster« , datant lui de 1974.

« Godzilla VS Megalon » est l’un des seuls films de l’époque qui a connu une grosse promo pour sa sortie en France. Après un premier film découvert il y a peu, malgré son côté Kistch, « Godzilla VS Destoroyah » avait été une bonne surprise dans le sens où derrière les défauts et le coté plus que vieillissant du film, il restait une intrigue plutôt prenante qui tenait debout. Pour « Godzilla VS Megalon« , ce ne sera pas la même musique, car en plus d’avoir assez mal vieilli, cet opus est bordélique, absurde, délirant (pas dans le bon sens du terme) et surtout revoit entièrement l’image de « Godzilla » et même si l’on est amusé (ou qu’on se moque) devant ce que l’on va appeler un tristement bon nanar, on n’est pas vraiment sûr d’adhérer à ce « nouveau » « Godzilla« .

12910796_1287028304643909_1237550712_n

Les hommes continuent leurs essais nucléaires et bientôt le royaume secret de Seatopia se sent menacé par cette pollution. Il décide alors de faire appel au monstre Megalon. Son but est de détruire l’humanité pour que leur royaume souterrain soit préservé. Megalon, aidé d’un robot créé par l’homme appelé Jet Jaguar, détruit tout sur son passage. Les humains décident alors de faire appeler à Godzilla pour sauver la planète.

Étonnant et tripé sont les premiers mots qui viennent de suite en tête quand on repense à cet improbable film. « Godzilla Vs Megalon » est un opus qu’on peut aisément qualifier de très mauvais, tant le film enchaîne les défauts, les incohérences et surtout les bizarreries scénaristiques qui laissent on ne peut plus perplexe devant une intrigue en totale roue libre qui au final ne ressemble pas à grand-chose. C’est bien simple, ce « Godzilla » se permet tout et n’importe quoi, même les choses les plus hallucinantes, inventant un robot qui envoie des ondes que seul le célèbre monstre reconnaît. Des ondes qui sont un signal de détresse de la part des hommes et que Godzilla sait décoder. Et le scénario qu’a écrit Jun Fukuda va encore plus loin à certains moments. Pour apprécier ce mauvais « Godzilla Vs Megalon » , il va donc falloir le prendre au quatrième degré et se dire que l’on va s’amuser devant un nanar amusant, mal foutu et absurde, sinon vous risquez d’être fort déçu devant le délire de l’intrigue et du film en général.

Car malheureusement (ou heureusement, ça dépend de quel point de vue on se place), il ne va pas y avoir que l’intrigue qui côtoie le nul et le mauvais. Car « Godzilla Vs Megalon » est assez horrible et incroyable à regarder. Le film a terriblement mal vieilli que ce soit dans le visuel de ses monstres ou dans la mise en scène de son réalisateur, car les scènes d’action, de destruction ou simplement des scènes toutes simples entre les comédiens ont pris un sacré coup de vieux qui pousse à sourire à plus d’une reprise. Surtout que le film se prend bien souvent au sérieux alors qu’il est aujourd’hui une comédie improbable.

Puis il y a les comédiens qui sont assez insupportables. Tous dans le surjeu complet, on n’arrive pas à s’accrocher à eux et bien souvent, on a plus envie de se moquer d’eux et des réactions incompréhensibles de leurs personnages. Si dans un sens, les comédiens n’arrivent pas à être crédibles, on pourra quand même noter qu’ils sont amusants et qu’ils nous font passer, malgré eux, un moment étrangement agréable.

Enfin, là où les producteurs et le réalisateur sont partis totalement en vrille, c’est sur l’apparence de « Godzilla ». Monstre affreux et méchant, pour ce film, ils ont voulu orienter le célèbre Kaiju sur une autre voie. Ils ont voulu le faire aimer par le plus grand nombre et c’est ainsi que « Godzilla » est devenu « Casimir », le monstre de l’île aux enfants. Du monstre sacré, dans cet épisode « Godzilla » est ici un gentil monstre qui a une bonne bouille et ferait presque des chorégraphies pour lancer ses attaques. Et c’est surement l’aspect avec lequel on a le plus de mal et l’on arrive le moins à pardonner au film.

12939258_1287028604643879_626294750_n

« Godzilla Vs Megalon » est donc un très mauvais film, mais un nanar sympathique, qui malgré des défauts et une image de son monstre lamentablement drôle, reste un film attachant et amusant. À la seule condition bien entendu de le prendre au quatrième degré et peut être même plus encore…

Note : 06/20

Image de prévisualisation YouTube

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

Voir tous les articles de AqME →

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.